29 Jan
29Jan


   1898 :  première photo du Suaire prise par Secundo Pia .C’est l’occasion de méditer la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur un cinquième Evangile. Le Saint Suaire comme signe authentique de la mort et de la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ constitue un excellent argument apologétique pour défendre la divinité du christianisme. Quel est l’auteur du Suaire : un artiste, un faussaire, un cadavre, Jésus lui-même, le Christ des chrétiens ?

Histoire

Les pérégrinations du Linceul sont selon les périodes plus ou moins connues. Elles ont fortement influencé l’iconographie chrétienne dès le 4è siècle. Avant le Christ était représenté imberbe, type Apolon ou Orphée. Désormais, on a un visage allongé1, la raie des cheveux au centre de la tête2, les yeux globuleux3, un V au sommet de l’arête du nez4, un nez fort5, des pommettes très accentuées6, une barbe à deux pointes7,…Les 6 premiers siècles, on ignore presque tout du Saint Suaire. On pense qu’il quitta Jérusalem en 70, lors de la destruction de la ville par Titus. Dès le 3è siècle, on a des représentations qui lui ressemblent : le Bon Pasteur, avec une barbe, les cheveux longs. Mais de 260 à 544, rien.En 544, Evagre le Scolastique dans son Histoire Ecclésiastique rapporte qu’Edesse fut délivrée des Perses par l’image du Christ, « œuvre de Dieu » : c’est la redécouverte du linceul.Le 15 août 944 : arrivée du Suaire à Constantinople car Edesse était tombée aux mains des musulmans. (On parle de Mandylion sans peinture ni couleurs matérielles). C’est ce que raconte Constantion VII

Description

Au premier coup d’œil : Le Linceul mesure 4,36 m x 1,10 m. Il a reçu deux empreintes : celles d’un corps mesurant 1,78 m, une frontale et une dorsale, imprimées de façon négative. On remarque très rapidement les brûlures de l’incendie de 1532 à Chambéry, de forme triangulaire, au nombre de 12, compensées par 12 rapiéçages, accompagnées de deux lignes formées par l’eau qui servit pour éteindre l’incendie ainsi que des traces d’un incendie antérieur. On remarque en outre des coulées de sang en divers endroits : sang noir sous forme de caillots, et rose également. Ceci nous intéressera par la suite.Ce tissu est un sergé de lin à chevrons en arête de poisson, blanc à l’origine. Et on distingue le profil d’un homme de type sémitique, agé de 30 à 35 ans.

Observons le saint-Suaire en suivant la Passion selon les mystères douloureux :

Selon le temps : une image : Une crucifixion romaine1 - le support : un tissage de type archaïque2.Selon le lieu : une sépulture juive3, l’homme de type sémitique4, les pollens indiquent l’origine géographique5.Selon l’action : un homme au visage majestueux6, âgé de 30-35 ans7, un couronnement d’épines8, une flagellation romaine9, le portement de croix10, la crucifixion11, le coup de lance12, le sang et l’eau13, les jambes non-brisées14, le corps laissé moins de trois jours15, le corps non-lavé16 et le linceul blanc (de qualité)17.Un dernier point : l’encryptage par Impression-Retrait-Sans-Contact. (IRSC)18.

La Flagellation

On peut voir qu’il y avait deux bourreaux car les marques sont jumelées. On compte 98 à 120 coups. Le suaire aurait pu envelopper un autre condamné que le Christ s’il n’y avait eu que la flagellation : or il y a aussi le couronnement (en signe de dérision de sa royauté) ! Comme le Christ est le seul condamné à avoir été flagellé et couronné, il s’agit certainement du Linceul du Christ. 

Le Couronnement d’épines

Le sang a coulé jusque vers le nez (3 à l’envers). Les taches claires et sombres distinguent les veines des artères.

Le Portement de la Croix

Le nez est cassé et le genou erraflé : car le supplicié était attaché au linteau seulement (et non pas à la croix entière). La Poète latin Plaute parle de Patibulum ferre et non pas Crucem Ferre ! (Remarquons que la Sainte Tunique d’Argenteuil connue depuis l’an 800) possède les marques analogues !

La Crucifiement

Ce mode d’exécution fut aboli par Constantin en 320. La technique en fut oubliée au point que même les premiers crucifix n’apparraissent qu’au 5è siècle. Sur l’étoffe, on voit que le sang a coulé le long des bras selon deux angles : 55° et 65°, selon l’inspiration et l’expiration du condamné sur la croix. (C’est du sang coagulé noir).

Sur la Croix

Le pouce est rétracté du fait du passage du clou près du nerf médian. Les clous s’enfoncent dans l’espace de Deltot (Saint Jean, en araméen, ne distingue pas entre “main” et “poignet” quand il s’agit de témoigner à saint Thomas des plaies des mains et du coté). Remarquons que les stigmatisés ont les paumes blessées et non les poignets pour respecter la foi, les signes devant soutenir la croyance).

Le Coup de lance

Le coup est porté à droite (car les soldats par leur entrainement évitaient le bouclier porté à gauche par leur adversaire). On distingue une trace de 48 mm de longueur et 15 de largeur. Le péricarde, plein de sérosité (eau) et percé, ainsi que l’oreillette droite et le ventricule (pleins de sang). Il sortit du sang et de l’eau nous dit saint Jean. Remarquons que le coup est présenté à gauche sur le linceul, du fait du “décalque” de l’image. 

La Sainte Face

Le tissu par son antiquité a fini par former deux plis… On y distingue 3 coulées de sang clair du fait des épines enfoncées dans le crane, avec des hématomes aux joues et au front. En outre, comme l’a prophétisé Isaïe, on lui a arraché de la barbe (gouttes de sang) : « J’ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m’arrachaient la barbe; je n’ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats » (Is.l,6);

Au tombeau

On plaçait une mentonnière (pour fermer la bouche). Et des pièces de monnaie sur les yeux (d’où l’iconographie représentant des yeux globuleux).Du fait de la rigidité cadavérique, le corps reste dans les détails semblable à la croix. (pieds croisés par exemple). Le sang qui a coulé au tombeau est un sérum rougi, clair et lumineux (ou lymphe rose) (poignet gauche). (et non pas noir comme à la croix).

Conclusion

Les détails de l’observation à eux seuls sont étonnants et déjà se profile l’authenticité de la relique. Et puis nous sommes focés de dire, « ce visage, ce n’est pas une image, c’est une présence » (Paul Claudel).

La Science

Le tissu

Nous avons dit que c’est un sergé de lin à chevrons, lin filé écru,… très reconnaissable et identifiable. Bref, ce type de tissu se trouve dans l’Egypte antique, en Syrie et en Judée. Les seuls semblables sont ceux trouvés en Syrie, datant du 3è siècle. Bref, les spécialistes pensent que ce type de tissu a été réalisé dans la région de Sidon.Donc, par le tissu on détermine le lieu (le Proche-Orient) et la date (l’antiquité).On a remarqué des traces de coton (espèce seulement cultivée au moyen-orient). Le métier à tisser devait aussi servir pour le coton. Or le coton ne commence à être tissé en Occident qu’au moyen-âge en Espagne arabe et en Italie, et au 17è dans le reste de l’Europe. En outre, il n’y a pas de laine car les fibres végétales et animales ne pouvaient être tissées sur le même métier.

Les pollens

Ces poussières microscopiques proviennent des régions méditerranéennes sub-désertiques : le moyen-orient. Sur 58 pollens relevés, 44 proviennent de la région de Jérusalem.

L’image

Elle n’est pas peinte de main d’homme [acheiropoeitique] (avec des traces de sang en sur­impression). c’est une impression-retrait-sans-contact (aucune altération du tissus, décalque, arrachement de fibres). Ce n’est donc ni une putréfaction (l’image aurait été détruite) ni un enlèvement (il y aurait eu des traces). Enfin, l’image n’a pas été altérée par le temps (à la différence des peintures). Est-ce une vaporographie ? avec sueur amoniacale + parfum d’aloès ? On constate que l’impression n’est pas en profondeur (comme pour la vaporographie…) mais en surface seulement. C’est en fait une oxydation. Une légère brûlure. (par flash).

La Paléographie

On est arrivé à lire : un Lamed puis BER venant de TIBERE ainsi que IN NECE (à mort) puis le long de la face à gauche S¤N¤AZARE venant de JESUS NEAZARENUS (impression par la sueur de l’écriture marquée sur la mitre dont on avait coiffé le Christ). 

Les pièces de monnaie

On sait aujourd’hui que c’était l’usage juif pour maintenir les yeux fermés. On trouvait des pièces dans les cimetières (dans les cranes).A l’aide d’un appareil utilisé par la N.A.S.A. - le VP 8 - qui transforme les intensités lumineuses des étoiles en distance, on a mis en évidence la tridimensionalité de l’image… Apparaît alors une image en relief obtenue par densitomêtrie ! On observe alors sur les yeux des pièces qui constituent un élément de datation !* Sur l’œil gauche : les lettre ARO: comme sur les leptons de l’an 29 frappés par Ponce Pilate en l’honneur de Julie la mère de Tibère;* Sur l’œil droit : on y voit une houlette et les lettres Y CAI. Or on a trouvé dans des fouilles archéologiques des pièces marquées d’un bâton augural accompagné de l’inscription TIBEPIOU KAICAPOC (Tibère César). Il y en a de trois types avec au revers : une couronne de lauriers et marquées respectivement LIS (an 16 de Tibère = an 29), LIZ (an 17 = 30) et LIH (an 18 = 31 après JC). Ce serait donc un dilepton également frappé par Ponce Pilate à peu près en 29.Donc : la datation peut être déterminée : en 29 ! ainsi que la localisation : en Judée.

Remarques curieuses

Outre l’image…- Les cheveux restent tendus comme si le corps se tenait debout ! (Or on ensevelissait allongé !) : les lois de la pesanteur devant faire tomber les cheveux en arrière n’ont pas dû jouer !- L’image du dos n’est pas plus foncée que celle du devant, et les chairs ne sont pas écrasées : encore une fois : comme si la pesanteur avait été nulle lors de l’impression !- La face n’est pas écrasée par le linge : comme si le linge était à distance lors de l’impression !- Rappelons enfin qu’il y a eu une impression-retrait-sans-contact (pas de fibres arrachées !)==> ceci ne se contredit pas avec la seule explication : la Résurrection ! Car ce qui s’est passé échappe aux lois naturelles : et c’est la définition d’un miracle.

Le Carbone 14

Ce test est complexe et incertain ! Les trois laboratoires en question auraient dû fournir un rapport complet. Compter les atomes de C14 est une chose, dater en conséquence en est une autre !Dans une élément organique, on sait qu’il y a 99% de C12 et 1% de C13 & C14. Proportion de 1 pour 1000 milliards. La désintégration de la masse de C14 se fait à un taux de 50% tous les 5730 ans. Pour 1950 ans (date prétendue de la confection du Linceul), on devrait conserver 79% de C14 initial. Or on a trouvé un taux de 92,4% soit une datatation de 660 ans, vers les années 1260-1390. Explications possibles : soit l’air ambient de l’époque était sur-saturé en C14 (hypothèse historiquement à écarter), soit depuis, le suaire a été rechargé en C14 (lors de la projection d’eau en 1532 ? mais la présence de sel ne fut cependant pas suffisant), soit la “résurection” a chargé de suaire de C14 (or, seule la chimie aurait altéré le linge, jamais le nucléaire). En outre, on sait que les plantes usent du fractionnement isotopique (entre C12, C13 et C14). Quelle explication retenir alors ?Le 21 avril 1988 : prélévement (cf. CRC). Expérience puis Déclaration du Cardinal Custode Ballestrero… ! Il y a eu supercherie par échange d’échantillon.

Preuves par l’absurde

Des éléments auxquels un faussaire du moyen-âge n’aurait jamais pensé :

En général :

- Peindre en négatif… méthode qui ne date que depuis l’invention de la photographie ! D’autres exemples ont déjà été étudiés mais n’ont jamais été aussi précis (fresque de l’église supérieure d’Assise : imparfait) ! Dans l’archéologie, il n’existerait qu’un seul négatif !- Il n’existe qu’un seul linceul (dans la multitude trouvée) avec l’empreinte de son cadavre.- Aucune trace de pinceau détéctée au microscope : comme une photographie en fait. Cette œuvre est achéiropoiétique : il y a incapacité de la science à reproduire le linceul.- Visibilité à distance seulement entre 2 et 9 mètres seulement… du jamais vu !- De ce fait déjà, il est non-reproductible.- Une image qui n’est écrasée ni par le poids du corps (dessous) ni par celui du linge (dessus). (C’est l’encryptage de l’Impression-Retrait-Sans-Contact : IRSC). Il n’y a eu aucune fibrille arrachée et encore moins les tâches de sang. Ainsi, demeure inexpliqué le mécanisme de transfert de l’image du cadavre au linge et ce détachement. Seule une “dématérialisation” (car disparition sans contact) du cadavre peut expliquer ce phénomène et ceci au-delà de nos sciences physiques. C’est le point de rencontre entre le Jésus de l’histoire et celui de la foi ! C’est l’occasion d’identifier Jésus avec le Christ et le Messie. L’homme du Linceul est cet homme appelé Jésus. Tout le monde semble d’accord. L’Ancien Testament nous dit par la prophétie des châtiments que Jésus est le Messie (Is.52,13-14 & 53,7-12) et (Is.50,6 & Za.12,10, Puis.22,2,15-19, Ps.21,17).- “Peinture” par projection… Le faussaire en plus de l’inversion de l’image aurait dû logiquement penser à l’inversion des côtés.- Le tissage est fidèle à celui de la Palestine du Ier siècle. 

En particulier :

On peut constater des précisions morpho-physiologiques inconnues avant le 20è siècle. - Distinction entre veines et artères (couleurs de sang différentes)… Noir et rose !- Longueur de la plaie du coté (4,8 cm) correspondant aux dimensions d’une lance romaine.- Pouces retractés par la présence des clous près du nerf médian.- Clous dans l’espace de Deltot. Il n’existe aucune représentation iconographique autre que dans la paume ! - La tridimensionalité… Il y a surinformation face aux méthodes d’investigation de l’époque.- Les Pièces sur les yeux constituent certainement la preuve la plus cryptée du Linceul !

Il y a donc infalsifiabilité ! S’il y a faussaire : il faut lui accorder : il est modeste, discret, inconnu, préférant la vérité à la séduction, il prend tout son temps, il multiplie les détails invisibles à l’œil nu, et enfin, inimitable ! Il est génial !Le Saint Suaire constitue la Preuve de la mort et de la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. I Cor.XV,17 : « si le Christ n’est ressuscité, votre foi n’est qu’une illusion ».



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