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Le concile et l’Église investis par les modernistes
« Le concile a été investi par les forces progressistes. Nous l’avons éprouvé, senti, et quand je dis « nous », j’entends la majorité des pères du concile à ce moment-là. Nous avons eu l’impression qu’il se passait quelque chose d’anormal. »
Mgr Lefebvre, Lettre ouverte aux catholiques perplexes, p. 136
« (…) l’inspiration fondamentale du Modernisme et du Progressisme est bien la même : mépris agressif du passé et de la tradition, adoration aveugle et irrationnelle du futur, croyance au progrès fatal et continu, etc. »
Louis Jugnet, revue Itinéraires n°86, Face au modernisme
« Le problème des années soixante était d’acquérir les valeurs mieux exprimées par deux siècles de culture libérale, ceci a été fait [par Vatican II]. »
Cardinal Ratzinger, revue Jésus, novembre 1984
« Pourquoi les papes sont-ils restés si isolés dans la résistance à la révolution libérale ? (…) il semble certain que ce sont les papes eux-mêmes qui portèrent la principale responsabilité avec leur politique du ralliement, qui eut toujours comme conséquence néfaste l’accession d’évêques libéraux à la tête des diocèses, car seuls capables de rapports gracieux avec les gouvernements révolutionnaires. Ce fut une stratégie très proche du suicide, car (…) ils permirent au plus grand obstacle à leur propre autorité papale de s’interposer : l’autorité épiscopale (…). »
Abbé Calderon, Prométhée – la religion de l’homme, Clovis, 2024, p.228
« Je crois que le culte divin, tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les préceptes de l’Eglise Romaine, subira prochainement, dans un concile œcuménique, une transformation (…) qui le mettra en harmonie avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation chrétienne.»
Ex-chanoine Roca, prêtre apostat, La fin de l’ancien monde, 1886
« L’alliance de Jésus-Christ et de son Eglise est éternelle, il sera toujours avec elle comme Dieu de vérité et de sainteté, il l’a établie sur Pierre et ses successeurs comme un roc inébranlable. Les marques distinctives de véritable épouse de Jésus-Christ subsisteront toujours en elle. Le sacrifice de l’autel s’offrira toujours et les aigles, les vrais fidèles, se rassembleront autour du Corps de l’Homme-Dieu. La Chaire de Pierre restera toujours leur point de ralliement.»
Père de Clorivière sj, Vues sur la révolution, 1794
Bilan de l'œuvre des papes depuis la révolution jusqu'à Pie XII :
Leur enseignement concorde avec la Tradition de l’Eglise : leurs allocutions, encycliques, brefs, bulles, constitutions apostoliques et autres textes sont émaillées de références aux Pères de l’Eglise, aux conciles, à leurs prédécesseurs, aux grands docteurs catholiques tels saint Thomas d’Aquin, à la liturgie latine, …
Ils avaient conscience des ennemis de l’Eglise, les francs-maçons et les communistes en particulier.
Ils restent humains, tous leurs actes ne sont pas couverts par l’infaillibilité. Ils ont été parfois tentés de se rapprocher du monde dans ses gouvernants imbus des principes maçonniques de fausse liberté et égalité, par une politique à courte vue voire pusillanimité pour certains, alors que d’autres restèrent fermes.
Ils ont maintenu la constitution divine de l’Eglise dans les faits en gouvernant en monarque, entouré de ses conseillers et assistants dans la Curie romaine.
Ils ont maintenu les dogmes, la morale, le culte, les sacrements dans la lignée du concile de Trente et le souffle du premier concile du Vatican.


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Attention chers lecteurs, ça va être sportif !
25 janvier 1959
Jean XXIII annonce la convocation d’un concile œcuménique, la réunion d’un synode du diocèse de Rome et la réforme du code de droit canonique.
Il aurait fallu qu’il sût que les puissances occultes étaient justement braquées sur une Révolution de l’Eglise par le moyen d’un Concile, qu’elles étaient capables de réduire à néant une préparation faite dans un sens traditionnel et, qu’elles étaient également capables d’imposer une nouvelle conception de l’Eglise conforme à leurs doctrines Franc- maçonniques : Eglise non plus maîtresse du monde, mais servante du monde, Eglise non plus catholique, mais universaliste en vertu des nouveaux dogmes relatifs à la liberté religieuse et à l’œcuménisme, Eglise non plus hiérarchique au sens traditionnel, mais démocratique, Eglise non plus vivante d’une Foi dépouillée de merveilleux, mais charismatique, Eglise non plus unique, mais multiple : Eglise de tout le monde, qui que l’on soit, quoi que l’ont croie, Eglise non plus soucieuse de l’authenticité catholique en conformité avec le "Dépôt Révélé", mais Eglise tolérante, gourmande de beaux et longs discours dans une parfaite insouciance des mesures disciplinaires nécessaires à "l’ordre chrétien", ...
6 mars 1959
Fausse dévotion de soeur Faustine condamnée
“Qu’il soit rendu public que la Suprême Sacrée Congrégation du Saint-Office, après avoir examiné les prétendues visions et révélations de Sœur Faustine Kowalska, de l’institut de Notre-Dame de la Miséricorde, décédée en 1938 près de Cracovie, a décidé ce qui suit : Il faut interdire la diffusion des images et des écrits qui présentent la dévotion à la Divine Miséricorde dans la forme proposée par ladite Sœur Faustine. Il est requis de la prudence des Évêques de devoir faire disparaître lesdites images qui ont éventuellement déjà été exposées au culte.”— Du palais du Saint-Office, le 6 mars 1959. Mgr. Ugo O’Flaherty, Notaire.
Phase antépréparatoire
18 juin 1959
Lettre du cardinal Tardini invitant les évêques et les prélats à lui envoyer leurs vota en vue du Concile (consultation étendue le 13 juillet aux nonces et le 18 juillet aux universités catholiques).
22 août 1959
Vota de Mgr de Proenca Sigaud pour le concile
« Tout restaurer dans le Christ. [...] De nombreux Catholiques sont fortement tentés de traiter le communisme de la même manière dont, au siècle dernier, l’Église traitait le libéralisme, et tel qu’il est encore traité de nos jours. [...] La coopération avec le communisme aura toujours pour issue la destruction de l'Église.La solution aux difficultés actuelles ne se trouve pas avant tout dans les conférences internationales, mais dans une nouvelle christianisation des mœurs. Si Dieu et son Christ étaient placés à la base de la vie individuelle, familiale et nationale, les forces mêmes de la nature exigeraient des solutions naturelles, qui devraient être soutenues par l’intellect et la bonne volonté des hommes. [...] Si le Concile œcuménique présentait un programme positif d’action contre-révolutionnaire et de construction de la Chrétienté, avec ses aspects concrets, et convoquait dans ce but les catholiques, je crois que l’on assisterait alors à l’aube du Règne du Sacré Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.»
Vota de Mgr Lefebvre pour le concile
Les vota de Mgr Lefebvre montrent un homme attentif à la rigueur doctrinale et disciplinaire, demandant des définitions et des affirmations doctrinales (définition de la médiation universelle de Marie, explication du dogme «hors de l’Église, point de salut», etc.), souhaitant la condamnation des erreurs (par exemple celles d’Yves Congar), mais aussi un évêque soucieux d’adaptation pratique, d’organisation efficace et de simplification. Ses préoccupations n’étaient pas seulement doctrinales ; elles étaient également pragmatiques, comme le montrent, par exemple, ses souhaits concernant l’accélération des procès en nullité de mariage, la simplification et l’adaptation des règles relatives aux bénéfices ecclésiastiques, l’élargissement du pouvoir d’entendre les confessions, et l’extension de la possibilité de célébrer la messe le soir. C’est aussi pour des raisons pratiques qu’il préconisait une réforme de la Congrégation de la Propagande, l’augmentation du nombre des évêques, l’adaptation des cérémonies du baptême et du catéchuménat, ainsi que la simplification du costume ecclésiastique. Mgr Lefebvre, prélat missionnaire, était donc un homme de doctrine, mais également pragmatique, soucieux d’adaptations et de rénovations pratiques.
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Phase préparatoire
Janvier 1960
Mgr Roméo, revue Divinitas :
« [...] On en est ainsi arrivé à la “théologie nouvelle’’, qui s'inspire des slogans du moment, de la “morale nouvelle ”, qui veut satisfaire les passions humaines et abolir la notion et le sens du péché ; de l’“histoire nouvelle”, qui consacre l’historicisme, ou le triomphe du fait ; du “droit nouveau ”, qui proclame la liberté du mal et de ceux qui sont suffisamment puissants pour pouvoir tout se permettre ; de la “psychologie nouvelle”, basée sur la psychanalyse pansexuelle ; de la “pédagogie nouvelle”, qui satisfait tous les instincts ; de l’“art sacré nouveau ”, qui exalte le surréalisme et le conceptualisme des charlatans.
Le terme “principes ”, autrefois si employé, est en train de disparaître de la circulation [...]. Les progressistes d’aujourd’hui, se fondant sur le double mythe de la liberté humaine et du progrès humain, double postulat gnostique qui divinise la contingence fugace de notre valeur individuelle et de notre écoulement éternel et collectif vers un futur inconnu, en en faisant l'ersatz de l’Absolu, ces progressistes disais-je, transforment la religion et la science en une recherche continuelle, sans en déterminer la finalité, ni l’objet, ni les “constantes” que toute foi et toute science doit pourtant se proposer. On en arrive ainsi au triomphe de l'indétermination, c’est à dire du relativisme, et, enfin de compte, de la négation ».
Son article dénonçait pour la première fois l’existence d’une conspiration organisée, issue de groupes néo-modernistes qui œuvraient au sein de l’Église.
Mgr Romeo en parlait comme d’un « groupe qui, infatigablement, s’agite pour ouvrir des brèches de plus en plus larges dans l’édifice surhumain de la foi catholique, prétextant que, de nos jours, il n ’y a que la nouveauté qui doit intéresser, puisque l'Evangile qu 'il faut admettre n'est pas celui du passé, mais celui de l'avenir, l'Église à laquelle nous devons obéir n'est pas celle que nous connaissons, mais c'est celle de l’avenir ».
14 novembre 1960
Début du travail des commissions et secrétariats.
9 mai 1961
Lettre du cardinal Ruffini au cardinal Ottaviani
« Je l’ai dit et je le redis : le modernisme, condamné par saint Pie X, est aujourd’hui librement répandu sous des aspects encore plus graves et plus délétères qu’il ne l’était alors. »
20 juin 1961
Première réunion de la commission centrale préparatoire.
Le Saint Office publie un monitum sur « l’authentique vérité historique et objective » de la sainte Écriture et condamne les pères Lyonnet et Zerwick.
24 août 1961
Le cardinal Ruffini dans l’Osservatore romano critique l’allusion aux genres littéraires dans l’interprétation des saintes Ecritures.
« Que dirait saint Pie X – qui condamna énergiquement le modernisme- face à des erreurs qui le font revivre et le rendent d’autant plus redoutable qu’il est accrédité par des hommes qui sont à bien des titres dignes d’une considération particulière ? »
Le cardinal Pizzardo envoya cet article aux recteurs de tous les séminaires d’Italie à l’attention de leurs professeurs.
31 octobre 1961
Programme du parti communiste de l’Union soviétique au XXIIe congrès reprenant les indications du rapport Illitchev pour combattre la religion et répandre l’athéisme militant.
22 janvier 1962
Constitution sur la Révélation
Le cardinal Ottaviani attirait l’attention sur le fait que « cette constitution a pour objet d’une part de reconnaître la part de vérité dans ce que beaucoup disent sur l’aspect historique de l’objet de la Révélation, et d’autre part de réprouver ce qui se dit de faux sur ce sujet. Il ne manque pas de personnes qui, imbues d’anti-intellectualisme, voudraient déclarer que la Révélation est constituée d’événements salutaires, auxquels les paroles des envoyés de Dieu seraient ajoutées de manière seulement subsidiaire, ce qui veut dire que la foi chrétienne peut être aidée par ces paroles, mais non pas dirigée par elles ».
L’intention des rédacteurs a été de confirmer et de compléter l’enseignement du concile Vatican I. Notamment, on précise la notion de Révélation en affirmant qu’elle est « une locution de Dieu qui rend témoignage (locutio Dei attestantis) ».
13 avril 1962
Le Père Sébastien TROMP S.J., de la commission de théologie préparatoire au concile, fit une importante déclaration au sujet de ce « magistère ordinaire universel », c’est-à-dire de l’enseignement courant des évêques dispersés, unanimes à enseigner comme à croire de foi divine un article de foi, un point de doctrine, qui oblige à l’assentiment de foi (VATICAN I, Dz 1792, DS 3011) et mentionne « ces modernistes qui disent qu’il faut faire une refonte de tous les points de doctrine qui n’ont pas encore été définis par le magistère extraordinaire », c’est-à-dire par un jugement solennel, et critique les évêques hollandais qui nient implicitement ce point de doctrine (cf Le Sel de la terre n°106, p.12).
Notons que Pie XI classait parmi les organes du magistère universel ordinaire, et le plus éminent d'entre eux, le saint sacrifice de la messe.
25 avril 1962
Le cardinal Béa préconise pour le futur concile d’expliquer la doctrine « suivant la mentalité et les habitudes de langage de l’homme moderne ou de tel ou tel groupe de frère séparé [hérétique] ».
Résultat : le concile du Vatican Il par son manque de concision, de précision, par ses obscurités... sera le triomphe du mal diabolique de l’ambiguïté, tout à fait aux antipodes du concile de Trente qui, lui, ne laissait place à aucune fausse interprétation.
Conséquence immédiate, un aveuglement des esprits. Toute l’astuce de la subversion a alors consisté dans le fait de conserver assez de doctrine catholique pour se faire agréer par les Traditionalistes, et de truffer les textes de subtilités propres à légaliser les conséquences révolutionnaires à venir.
Juin 1962
Un plan à l’œuvre
Le cardinal Suenens réunit les cardinaux Döpfner, Liénart, Montini et Siri pour discuter d’un plan pour évacuer la Tradition au concile. Il agite l’intégrisme comme épouvantail et critique les schémas. Il suggère que le Pape crée une commission limitée à quelques membres entre les mains du Pape.
8 juin 1962
Article du Times magazine
Une seconde réforme pour les catholiques et les protestants, sur le livre de Hans Küng Concile et retour à l’unité qui théorise la convergence des mouvements biblique, liturgique et œcuménique pour « renouveler » l’Eglise. Un renouveau conciliaire qui sera son tombeau.
« Lors d’une réunion de la Commission centrale préparatoire du Concile, où siégeaient soixante-dix cardinaux, une trentaine d’évêques et les supérieurs des congrégations religieuses, j’ai posé la question suivante : “Le cardinal Ottaviani vient de dire qu’il ne faut pas que les experts choisis aient été condamnés par le Saint-Office, or j’en connais trois qui l’ont été, comment se fait-il qu’ils figurent sur la liste des experts ?”
Le cardinal n’a pas répondu sur le moment, mais à l’issue de la réunion, quand il est passé près de moi, il m’a pris par le bras et m’a dit : “Je le sais bien, mais c’est le patron qui le veut…” », c’est-à-dire le pape Jean XXIII lui-même.
Mgr Lefebvre, C’est moi l’accusé qui devrais vous juger, p. 213
Parmi ces trois condamnés de la veille, figurent de Lubac et Congar.
19 juin 1962
Affrontement entre les cardinaux Ottaviani et Béa au sujet de l’Etat catholique et de ses prérogatives.
30 juin 1962
Le Saint Office met en garde contre Teilhard de Chardin.
Réunion de la commission centrale préparatoire
18 août 1962
Rencontre secrète à Metz entre le cardinal Tisserand et Nikodim, archevêque schismatique russe, pour convenir que le concile ne condamnerait pas le communisme.
7 septembre
Discours de Jacques Mitterand, grand maître du grand Orient de France, lors de leur assemblée générale
« Notre mission à nous est de servir l’avenir. Servir l’avenir, ce n’est pas seulement, dans les temps modernes, défendre les droits de l’homme qui sont notre chose (…) ce n’est pas seulement servir le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui est notre principe, façonné par nous. C’est dans le même temps, servir la république, et c’est aussi se dresser dans le monde occidental contre les forces de réactions sociales représentées par l’Église catholique romaine. »
« Ecoutez bien : un jour, un savant s’est levé de leurs rangs (…), Teilhard de Chardin. Il a commis (…) le péché de Lucifer qui a été si reproché par Rome aux maçons (…). Teilhard a élevé l’homme sur l’autel et, l’adorant, il n’a pas pu adorer Dieu. »
« Non contents d’être, chez nous, dans nos temples, garantis par la république, nous sommes en même temps la contre-Eglise (…) »
10 octobre
Journal du cardinal Siri : "la croix viendra des évêques français et allemands".
Voici ce que nous dit Pierre Virion dans son livre Mystère d’Iniquité, parlant au sujet du Chanoine apostat Roca, d’un assaut contre l’Eglise : "Roca tout proche des Mages (=hauts initiés) faisait allusion aux redoutables secrets détenus par Stanislas de Gaïta et Saint-Yves d’Alveydre sur un FUTUR ASSAUT DIRIGE CONTRE L’EGLISE ROMAINE en même temps que la prise en main des nations par les hautes sociétés secrètes pour l’instauration du "Nouvel Ordre du Monde" (ordre Franc-maçonnique, p. 34).
Dans le même sens, La Vérité Française a rapporté en 1903 les propos d’un certain M. Pilot :
"JE SAIS CE QUI SE PRÉPARE, JE CONNAIS PAR LE MENU LES MAILLES DU VASTE FILET QUI EST TENDU. Eh bien, si l’Eglise Romaine s’en échappe, cette fois-ci en France, ce sera un MIRACLE, miracle si éclatant à mes yeux que je me ferai catholique avec vous". Le fondateur de la secte ultra secrète des Illuminés, WEISHAUPT, avait proclamé :
"Nous nous infiltrerons dans la place (le Vatican) et une fois que nous y serons NOUS N’EN RESSORTIRONS JAMAIS. Nous creuserons à l’intérieur jusqu’à ce qu’il ne reste rien qu’une COQUE VIDE". (cité par le bulletin Présence de mars-avril 1973).
Pour que le complot de la Contre-Eglise pût aboutir, il fallait un Pape :
"Pour briser le rocher sur lequel DIEU a bâti Son Eglise, nous aurions le petit doigt du successeur de Pierre engagé dans le complot, et ce petit doigt vaudrait pour cette croisade, tous les Urbains Il et tous les Saints Bernard de la chrétientés" (cité par Mgr De Ségur dans son ouvrage La Révolution).
Nubius, chef de la Haute-Vente, a donné cette consigne :
"NOUS DEVONS FAIRE L’ÉDUCATION IMMORALE DE L’EGLISE, ET ARRIVER, par de petits moyens bien gradués... AU TRIOMPHE DE L’IDÉE RÉVOLUTIONNAIRE PAR UN PAPE". (idem)Et comment devait être ce Pape ?
"UN PAPE FAIBLE ET CRÉDULE, SANS PÉNÉTRATION, HONNÊTE ET RESPECTE, IMBU DES PRINCIPES DÉMOCRATIQUES". (idem)
On croit reconnaître en quelque sorte, le portrait de Jean XXIII !...Les Prophètes ayant avisé le Cardinal Roncalli qu’il serait Pape et qu’il convoquerait un concile, ont bien rejoint le plan des Ennemis du Christ et de Son Eglise. Aussi ne faut-il pas s’étonner que ceux-ci ne tarissent pas de louanges sur Jean XXIII et sur Vatican Il. Écoutons-les.
Selon la "Lettre 78" de J. Ploncard d’Assac, le F∴M∴Hervé Hasquier, président de la Faculté de Philosophie de Bruxelles, à la fin d’un discours s’est écrié :
"Une Eglise qui a changé de visage, renoncé à toute une série de dogmes, à un certain nombre de préceptes. Heureusement Jean XXIII est venu, et s’il n’avait été là, nous l’aurions INVENTE".
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"Celui qui veut être l'ami du monde se pose en ennemi de Dieu." Jacques IV, 4
Les catholiques libéraux, peste depuis le XIXe siècle, vont voir leurs thèses acceptées. Ce sont des personnes qui se font des fausses idées sur la liberté surtout, ils sont infectés par le subjectivisme, l'indépendance de la raison envers la réalité. Luther refuse le magistère, l'enseignement de l'Eglise instituée par Notre Seigneur, ne gardant qu'un libre examen des Ecritures, dissolvant de toute religion. Kant refuse toute possibilité pour notre raison de parvenir à Dieu. Il ne considère que les données matérielles dans leur réalité changeante en évolution constante. Avec Rousseau, la pensée individuelle doit se dissoudre dans la volonté générale. Chacun doit professer l'opinion subjective du nombre le plus grand de personnes, en pratique ce sont les mensonges des gros financiers, des politiciens menteurs et des médias aux ordres des pouvoirs politiques et financiers.
« La plus perverse conspiration jamais réalisée contre la sainte Eglise est en passe d’être réalisée. Ses ennemis trament de détruire ses traditions les plus sacrées, en opérant des réformes aussi audacieuses et malignes que celles de Calvin, Zwingle et d’autres grands hérésiarques. (...) nous sommes en possession d’évidences montrant comment tout a été tramé dans des réunion secrètes avec de hauts fondés de pouvoir du communisme, de la maçonnerie mondiale, et de la puissance occulte qui tient les deux sous son contrôle. (...) ces gens-là ont prévu de commencer par des réformes qui provoqueront le moins de résistance du côté des défenseurs de la sainte Eglise, et de poursuivre peu à peu sa transformation, en allant aussi loin que leur permettra la résistance opposée par ceux-ci. (…) Ils indiquent que des cardinaux, archevêques et évêques de leur bord formeront une sorte d’aile progressiste dans le concile et s’efforceront d’accomplir ces réformes perverses en surprenant la bonne foi et le désir de progrès de beaucoup de Pères. Ils assurent que ce bloc progressiste qui sera formé au début du synode pourrait compter sur l’appui du Vatican, que les forces antichrétiennes disent avoir sous son influence. Cela nous semble incroyable, et être bien davantage le fruit d’une vantardise ostentatoire de la part des ennemis de l’Eglise que la réalité.»
Introduction de l’ouvrage Complot contre l’Eglise de Maurice Pinay (collectif), de 1962, distribué à tous les pères du concile Vatican II avant son ouverture.
Il faut remarquer qu’à côté de la condamnation du Libéralisme politique et social, les papes condamnèrent également sa forme théologique appelée Modernisme : elle est marquée par le Naturalisme et l’Évolutionnisme dogmatique, et par conséquent la Liberté religieuse et l’Œcuménisme, pour ne pas dire l’Indifférentisme religieux. Ce fut le décret Lamentabili – souvent appelé le second Syllabus – de saint Pie X, en date du 3 juillet 1907, suivi de la grande encyclique Pascendi du 8 septembre de la même année.
Puis l’encyclique Humani Generis de Pie XII, du 12 août 1950, considérée par Don Andrea Mancinella comme un « troisième Syllabus » : elle s’attaquait au Néo-modernisme «gnostique» de la Nouvelle Théologie, qui, par un renversement complet, est devenu la doctrine officielle de l’Église à partir de Vatican II. Quarante-trois années séparent chacun de ces syllabus, quatre-vingt-six années de rappel de la saine doctrine, écho de la Tradition apostolique. Le psaume 43 est le psaume des prières au bas de l’autel, dans la messe catholique véritable, discret signe de Dieu à ses enfants fidèles : « Et introïbo ad altera Dei, ad Deum qui laetificat juventutem meam. »
"Nous avons vu une première épreuve, dans laquelle nos pasteurs ont repoussé presqu'à l'unanimité ce qu'on proposait de contraire à la fidélité due au Seigneur et à Son Eglise. Une seconde épreuve sera plus terrible encore lorsque des chrétiens devenus infidèles ne se se contenteront pas de renoncer à quelques points de la religion catholique, mais les attaqueront tous à la fois."
Père de Clorivière, s.j., 1794, Vues sur la révolution
"Depuis les divulgations de Cretineau-Joly on connaît les projets conçus par la Haute-Vente des Carbonari pour atteindre Rome à l'aide de prêtres conjurés contre l'Eglise. Ces divulgations ne furent sans doute pas sans effet sur leur échec dû certainement aussi à l'inefficacité des méthodes de recrutement trop visiblement maçonniques qui paraissent avoir été celles des Carbonari. La méthode synarchique sera tout autre, nous le verrons. Mais déjà le F. ∴Renan qui n'était pas autant que Roca dans le secret des dieux en pressentait la nature, en ayant sans doute entendu parler quand, dans "L'Abbesse de Jouarre" il écrit que les réformes religieuses (il entend par là la révolution religieuse et morale) NE SE FERONT QUE PAR DES PERSONNAGES ENGAGÉS DANS L'EGLISE ABSOLUMENT EN RÈGLE AVEC LES OBSERVANCES. C'était dire que le Clergé en place et non séparé subissant l'assaut du néochristianisme ouvert aux courants de pensée modernes finirait, dans un Concile de l'avenir, par imposer à l'Église la dégradation dogmatique et disciplinaire favorable à l'intégration de celle-ci dans "l'œcuménisme" des Loges."
"Mais qu'est-ce donc que la Synarchie dira-t-on ? On l'identifie en général avec la technocratie et l'on s'en tient là. C'est insuffisant. Organiquement c'est d'abord un ensemble de puissances occultes de tous ordres et de toutes écoles unies pour concourir à la formation d'un gouvernement mondial invisible. Politiquement c'est l'intégration désirée de toutes les puissances sociales et surtout financières, formant ce gouvernement mondial dans un régime socialiste généralisé, technicisé, s'étendant au monde divisé en zones géopolitiques. Ce régime ne planifierait pas à la manière du communisme, les diversités ethniques, religieuses, culturelles, nationales devant, selon le processus synarchique, non pas être supprimées mais intégrées dans des ORDRES soumis à une COLLÉGIALITÉ supervisée occultement. Le Catholicisme serait par conséquent comme toutes les religions réputées égales, absorbé dans un syncrétisme universel. L'EGLISE SERAIT INFÉODÉE AU SYS TÈME. On prétend que ce serait en outre l'unique moyen de résoudre l'antinomie du Pouvoir civil et de l'Eglise ! Ne pouvant nous étendre davantage après cette incomplète mais suffisante définition descriptive nous nous en tiendrons ici à la question religieuse qui demeure le sommet du débat. CAR LA SYNARCHIE COMPLÈTEMENT RÉALISÉE SERAIT AVANT TOUT LA CONTRE-EGLISE ORGANISÉE. " Pierre Virion, Mystère d'iniquité
Première session
11 octobre 1962
Ouverture du concile
Allocution de Jean XXIII : le pape critique implicitement ses prédécesseurs qui mettaient en garde contre les périls du monde moderne.
13 octobre 1962
Premier coup d’Etat des libéraux qui refusent les listes de la curie romaine : renvoi de l’élection des commissions.
Le premier objectif de la Contre-Eglise pour le début du concile, a été atteint. Il a fallu seulement trois jours pour imposer un concile absolument étranger à celui qui avait été préparé avec tant de conscience, de prudence et de compétence.
En effet, deux jours après l’ouverture du concile, les cardinaux Liénart (Lille) et Frings (Cologne) et ceux que l’on à appelés les Cardinaux et évêques des "bords du Rhin" se sont élevés pour imposer les membres de leur choix en vue des "commissions conciliaires".
Ainsi les dites commissions ont été formées pour les deux tiers de progressistes, c’est à dire de ceux désirés par la Franc-maçonnerie pour le développement de son plan diabolique dirigé contre l’Eglise.
16 octobre 1962
Élection : les progressistes obtiennent 49% des sièges dans les dix commissions.
19 octobre 1962
Le père Schillebeecks réussit à faire rejeter les quatre premiers schémas dogmatiques préparés par les commissions préconciliaires, de doctrine traditionnelle.
Conspiration des progressistes le même jour, Congar note dans son Journal :
« Objet : discuter et arrêter une tactique relativement aux schémas théologiques. »
Belle analyse par Louis Jugnet :
"Il s’est levé, quand on a présenté ces schémas, un monsieur qui avait une haute charge dans l’Église de France et qui a dit, en latin et en parlant fortement du nez car il avait un coryza perpétuel : « Ce schéma ne me plaît pas. »
Le coup était monté, comme le type qui vous fait un croc-en-jambe dans la rue, ou bien qui fait le blessé avec du mercurochrome pendant que d’autres vous attendent avec la matraque derrière. Et, à partir de là, toute la manœuvre s’est développée admirablement, et certainement mieux que bien des opérations militaires. Ces schémas ont été repoussés et on en a fait d’autres…" (Louis JUGNET, dans sa dernière conférence « Le réalisme catholique », 10 mai 1972)
Lettre de Mgr Marcel LEFEBVRE au cardinal William GODFREY, (Archives du Séminaire d’Écône, E02-05, 001).
Un premier groupe de combat s’est formé autour de Mgr Marcel Lefebvre dès les premiers jours du concile.
Blason épiscopal du cardinal McIntyre
20 octobre 1962
Message du concile à tous les hommes, sans saveur surnaturelle.
Communication des noms des membres élus de sept des dix commissions conciliaires. Pour chacune d’entre elles, il s’agit des 16 candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix ; pour qu’il en soit ainsi, Jean XXIII a accordé une dérogation à l’article 39 du règlement qui prévoyait une élection à la majorité absolue. Sur les 900 candidats des évêques progressistes, 79 furent élus.
Journal de Mgr Fenton
« A mon avis, l’Eglise sera durement frappée par le concile. L’opposition entre libéraux et fidèles catholiques sera mise à jour» .
22 octobre-13 novembre 1962
Débat sur le schéma De sacra liturgia.
Le cardinal Bacci, Mgr Parente et Mgr Staffa défendent la liturgie alors que Mgr VanBekkum prône l’abandon du latin. Le cardinal McIntyre défend la langue sacrée : « L’attaque contre le latin dans la Sainte Liturgie est, de manière indirecte mais réelle, une attaque contre la stabilité des dogmes sacrés, parce que la liturgie est en lien nécessaire avec les dogmes. »
29 octobre 1962
Belle défense de la tradition liturgique par Mgr Peruzzo :
« (...)Ceux-ci, de saint Charles Borromée à saint Antoine- Marie Claret, de saint François de Sales à saint Alphonse, anciens et nouveaux, ont tous adhéré à la Tradition latine. Ce fait doit nous rendre prudents devant les nouveautés. On abandonne facilement la route ancienne et sûre ; mais vers quel gouffre ces nouveaux sentiers pourraient-ils nous conduire ! (...)
L'introduction de la langue vulgaire pendant la Messe, en général, fut le premier acte de séparation d’avec notre Sainte Mère l’Église.»
30 octobre 1962
Le cardinal Ottaviani défend la sainte liturgie, mais le cardinal Alfrink l’humilie en lui coupant son micro au bout des dix minutes, la gauche du parlement ecclésiastique jubile et applaudit. Il disait:
« Il s’agit d’une matière éminemment sainte (la Messe) qui ne peut être modifiée à son gré par chaque génération ; d’une matière sainte au suprême degré, dont on doit traiter avec respect et révérence, et à laquelle on ne doit toucher qu’avec précaution. »
9 novembre 1962
Le cardinal Wyszynski (1901-1981), cardinal archevêque de Varsovie et Gniezno, primat de Pologne, et le cardinal William Godfey (1889-1963, prêtre en 1916), archevêque de Westminster prennent fermement la défense du bréviaire.
Blason épiscopal du cardinal Wyszynski
Le secrétariat pour « l’unité des chrétiens » se réunit à l’Hotel Columbus pour élaborer sa stratégie d’action. Il se réunira au même endroit le 16 novembre.
14-21 novembre 1962
Débat sur le schéma De fontibus revelationis.
14 novembre 1962
Le Cardinal Ottaviani s’exprime sur ce que doit être le langage du concile, à l’école de la sainte Eglise dans ses définitions et conciles antérieurs : « sed notandum est Concilium loqui concinnate, lucide, breviter. » Mgr Lefebvre accepte de faire partie du futur Coetus, qui se réunit Corso Italia, à la procure des Pères du Saint Esprit.
15 novembre 1962
Le Times titre : « Les modernistes en action au concile Vatican II ». L'article révèle que de grandes divergences sont apparues au cours de l'ouverture du débat sur les sources de la Révélation, et que "Plusieurs cardinaux progressistes de premier plan ont pris la parole (...) : Alfrinks, Lienart, Frings."
18 novembre 1962
Les progressistes chez Mgr Volk. Il est convenu de rejeter tout LANGAGE CLAIR mais d’adopter un schéma AMBIGU.
Article dans le Times : "Les conservateurs, dont le cardinal Ottaviani, secrétaire du Saint-Office, est le principal porte-parole, subissent de fortes pressions de la part des prélats plus modernes pour qu'ils retirent complètement le projet de document sur la révélation. Ce document est considéré comme trop favorable à l'approche conservatrice. Les deux principaux points visés par les critiques sont les suivants : premièrement, l'insistance du document sur deux sources distinctes de révélation, à savoir l'Écriture et la tradition ; et, deuxièmement, la réticence des conservateurs à accepter l'application des méthodes scientifiques historiques aux études théologiques."
19 novembre 1962
Une belle défense de l’inerrance biblique par Mgr de Proença Sigaud qui affirma que les très graves erreurs condamnées par Pie XII, dans l’encyclique Humani generis, existaient toujours et que leur venin contaminait encore l’Église.
20 novembre 1962
Manœuvre des progressistes pour faire passer l’abandon du schéma sur les sources de la Révélation. La question posée impliquait de voter « non placet » pour conserver le débat sur ce schéma…Manœuvre malhonnête devant l'Eternel.
24 novembre 1962
Dix-neuf cardinaux demandent dans une lettre au Pape de « garantir la Foi catholique contre les erreurs et les déviations répandues un peu partout ».
Blason épiscopal du cardinal Godfey
1er-7 décembre 1962
Débat sur le schéma De Ecclesia.
3 décembre 1962
Journal de Mgr Borromeo :
« Nous sommes en plein modernisme. (..) Le modernisme d’aujourd’hui est plus subtil, plus camouflé, plus pénétrant et plus hypocrite. Il ne veut pas soulever une autre tempête, il veut que l’Eglise tout entière se retrouve moderniste sans s’en rendre compte.(…) Le modernisme d’aujourd’hui sauve le Christianisme tout entier, ses dogmes et son organisation, mais il le VIDE ENTIEREMENT ET LE RENVERSE. »
5 décembre 1962
Institution d’une Commission de coordination avec six membres dont trois progressistes.
6-7 décembre 1962
The Times :
"Les progressistes, disait-on, voulaient passer à l'action, sans formalités, et c'était là leur première victoire."
"Ce qui est nouveau, et une découverte bienvenue pour certains observateurs, c'est de constater que la force des « libéraux » est beaucoup plus grande qu'on ne le supposait"
"(...) les anglicans ont dû s'efforcer de ne pas se réjouir trop ouvertement du parallèle évident entre ce que le concile Vatican II fait actuellement pour sa liturgie et ce que Cranmer a fait pour la liturgie anglaise il y a 400 ans : simplification des rites, utilisation de la langue vernaculaire, deux offices choraux au lieu de sept, etc".
8 décembre 1962
Clôture de la première session.
« Le concile ressemblait de plus en plus à un gros parlement ecclésiastique qui pouvait changer et révolutionner toutes choses à sa façon. L’accroissement du ressentiment vis-à-vis de Rome et de la Curie était évident, car elle apparaissait comme le véritable ennemi de toute nouveauté et de tout progrès. »
Cardinal Ratzinger, Ma vie, souvenirs, San Paolo, 1997, p.97-99
« L’Eglise est déjà envahie par la Maçonnerie. La Maçonnerie est déjà arrivée aux pantoufles du Pape. »
Padre Pio à Don Luigi Villa, 1963
3 juin 1963
Décès de Jean XXIII ; le concile est suspendu.
21 juin 1963
Élection de Paul VI ; annonce de la poursuite du concile.
L’ex-jésuite Malachi MARTIN, biographe de PAUL VI, écrit :
« L’Humanisme intégral de Maritain imprégna toute la politique de son pontificat. Tout ce que la philosophie peut dire, c’est que nous les hommes sont naturellement bons, qu’ils sont attirés au bien et rejettent le mal si on leur montre la différence. La fonction de l’Église est simplement de témoigner en servant les hommes, dans le monde d’aujourd’hui où une nouvelle société prend naissance. » Mary BALL-MARTINEZ, La sape de l'Eglise catholique, pp. 35-36.
Tous les hommes bons ? C'est l'hérésie naturaliste de Rousseau, des philosophes de l'Encyclopédie soi-disant "Lumières", en réalité ténèbres.
La porte fermée par saint Pie X, avec la condamnation du Modernisme et du Sillon, était donc une fois de plus ouverte aux nouveautés.
La philosophia perennis allait être supplantée par une pensée immergée dans le siècle. L’heure du succès sonne pour Maurice Blondel (1861 † 1949) et ses disciples, tels les jésuites Henri de Lubac (1896 † 1991) et Gaston Fessard (1897 † 1978), qui disait : « Blondel, c’est notre Hegel », ou encore les dominicains Marie-Dominique Chenu (1895 † 1990, auteur des « lieux théologiques en acte » qu’il « reconnaîtra avec joie » dans les « signes des temps » dont parlera Jean XXIII), et Yves Congar (1904 † 1995, qui dévoilera le « vrai visage » de l’Église et se voudra avant tout œcuméniste), ou encore ces autres jésuites : Jean Danielou (1905 † 1974), Hans Urs von Balthasar (1905 † 1988), Karl Rahner (1904 † 1984) et Pierre Teilhard de Chardin (1881 † 1955), refusant tous la théologie dite « baroque » du Concile de Trente. Maurice Blondel, ennemi acharné de l’Action française, peut lui-même être considéré comme le père de la Nouvelle Théologie, qui s’imposera avec Vatican II.
Les théologiens suspects ou condamnés devinrent « experts » aux Concile. Henri de Lubac, Yves Congar, Jean Danielou et Hans Urs von Balthazar reçurent même le chapeau cardinalice. Leurs idées furent bien sûr relayées par la plupart des mouvements d’Action catholique et la Démocratie chrétienne.
« Les textes conciliaires ont été complétés ou même rédigés d'une manière suffisamment traditionnelle pour pouvoir être votés par une quasi-unanimité, et cependant d'une manière suffisamment astucieuse pour permettre, comme la suite l'a montré, des développements ultérieurs qu’à l'époque les pères conciliaires auraient refusé. »
Jean Madiran (1920 - 2013)
26-29 août 1963
A Fulda, congrès des évêques allemands et des pays voisins, qui adopte les amendements du moderniste Rahner.
Septembre 1963
Paul VI, au congrès thomiste international, invite le père de Lubac à venir parler de Teilhard de Chardin, pourtant condamné par le Saint Office. Il réhabilite les hérétiques Zerwick et Lyonnet, jésuites écartés de l’enseignement à Lyon, censurés par le Saint Office, sans rétractation de leur part.
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Deuxième Session
2 octobre 1963
⚜ Fondation du Coetus intaernationalis Patrum pour défendre la Tradition. ⚜
Octobre 1963
Mgr Lefebvre défend la primauté pontificale, attaquée par les libéraux-modernistes qui désiraient un Pape à l’autorité diminuée, amputée par un sénat d’évêques gouvernant l’Eglise universelle de concert avec lui.
6 novembre 1963
Belle intervention de Mgr Lefebvre pour défendre la primauté pontificale et la vérité de l'unique vraie Eglise du Christ seule arche du Salut
Il n’existe pas de collégialité juridique, défend Mgr Lefebvre, car comme dit Mgr Carli, « on ne peut le prouver ni par la Sainte Ecriture, ni par la théologie, ni par l’histoire ».
Au sujet du schéma sur l’œcuménisme:
Il amoindrit la vérité sur la sainte Eglise comme unique voie de salut. Il n’enseigne pas directement et complètement la vérité pour encourager à l’unité, au retour des chrétiens dissidents dans l’unique vraie Eglise du Christ, catholique et romaine. Il n’est pas parlé correctement de l’inspiration du Saint Esprit et des biens spirituels dont jouissent les frères séparés. Une communauté en tant que communauté, ne peut jouir de l’assistance du Saint Esprit, puisque sa séparation d’avec l’Eglise catholique est une résistance au Saint Esprit. (...) l’assistance active des chrétiens dissidents, soit dans le culte de l’Eglise, soit dans la réception des sacrements, est d’une manière générale inadmissible. C’est en effet intrinsèquement contraire à l’unité de foi et de communion et c’est obscurcir extérieurement le signe de l’unité du Corps du Christ et par là favoriser l’indifférentisme religieux, l’interconfessionalisme et le scandale. »
Blason épiscopal de Mgr Lefebvre
27 octobre 1963
Un sujet de droit inconnu à la Tradition catholique est soumis au vote des pères par la troisième question, « le collège épiscopal », à qui le pouvoir suprême était donné : la majorité accepte cette nouveauté contraire à la constitution de l’Eglise.
13 novembre 1963
Mgr Luigi Carli se prononce contre la pseudo collégialité de droit divin. Il ouvre les yeux à de nombreux pères du concile sur les périls où les progressistes veulent les mener.
29 novembre 1963
Pétition de 88 pères au pape pour exposer la doctrine sociale catholique avec clarté et rejeter les erreurs contraires (marxisme, du socialisme et du communisme)
30 novembre 1963
LE CONCILE VATICAN II ET LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE
LETTRE DE L'ABBÉ BERTO, théologien de Mgr Lefebvre au concile
À M. L'ABBÉ B***
Saint André, 1963, Samedi, Rome.
(...)
Le travail a été formidable, ce n'est rien ; il a surtout été douloureux. Que de fois, après les votes du 29 et du 30 octobre, j'ai pleuré, pleuré à sanglots, sur les pauvres feuillets que je couvrais d'écriture ! Le châtiment de Dieu est venu sur ces votes, surtout peut-être sur le premier ; le second, plus grave ut res que le premier, était moins affreux ut signum. Le sort de la session a été réglé ce jour-là au ciel, où règne un Fils qui ne veut pas qu'on outrage Sa Mère.
Le châtiment a été ce honteux pataugeage, ce risible fiasco de deux mille évêques, répétant deux mille fois qu'on allait voir ce qu'on allait voir, sans rien faire voir que leur impuissance et leur nullité. Je m'accuse, et je voudrais m'accuser devant la terre entière, d'avoir douté, douté de l'amour de Notre-Seigneur pour Sa Mère, douté du soin qu'Il aurait de venger son honneur. La vengeance a été prompte ; elle a été de rendre le Concile gâteux pendant six semaines, et elle est douce si elle s'arrête là.
Oui, j'ai douté, et je m'en accuse amèrement. Mais quoi ! Nous étions quelque soixante Pères sur deux mille, une dizaine de théologiens contre plus de cent. Nous avions en face des hommes d'un jour qui n'avaient qu'une heure, qui savaient que cette heure ne reviendrait pas, qui voulaient que cette heure fût celle de leur triomphe, et qui pour triompher ne ménageaient ni l'intrigue, ni les effets de surprise, ni les pièges savamment dressés, ni même, hélas, l'improbité. Que pouvait notre fragile barrière ? J'ai mis trois semaines à comprendre que Dieu l'avait rendue infranchissable. Je croyais qu'elle avait cédé, quand elle tenait encore ; je la croyais emportée, et elle résistait. J'ai souffert, et mortellement souffert, avant de voir enfin ce que j'avais sous les yeux : Dieu imposant des limites à la mer, comme dit le Saint-Esprit dans la Sagesse, et lui défendant de les dépasser. Pourquoi ce formidable assaut est-il soudain tombé en défaillance ? Pourquoi n'a-t-on pas battu le fer pendant qu'il était chaud ? Pourquoi les chefs de cette majorité numériquement toute puissante n'ont-ils pas sur-le-champ bâclé un schéma conforme au vote du 29 octobre, présenté ce schéma aux Pères, arraché un nouveau vote qui eût été leur victoire définitive ?
Dans l'état des esprits, c'était si assuré, si infaillible, qu'aucune explication humaine de ce FOUDROYANT AVEUGLEMENT d'hommes jusque-là si habiles ne me suffira jamais. Il n'y a qu'une explication. Le funeste vote de la veille, apostasiant l'Évangile des Noces de Cana, loin d'inviter la sainte Vierge, lui avait signifié son congé. Elle encombrait ! La Vierge Marie encombrait le Concile, qui l'invitait à sortir. Oh ! elle ne se l'est pas fait dire deux fois ! La terre n'a pas tremblé, la foudre n'est pas tombée sur Saint-Pierre.
La Vierge Marie est sortie discrètement dans un profond silence ; seulement, si discrètement, dans un silence si profond, qu'elle n'a pas dit Vinum non habent, et les destins de la deuxième session ont été scellés.
Quand on est un Concile œcuménique et qu'on fait sortir la sainte Vierge, on devrait au moins se rappeler qu'elle ne demande qu'à s'effacer, c'est assez connu, et qu'elle pourrait bien s'effacer trop. La sainte Vierge n'ayant rien dit, Jésus n'a rien fait ; l'eau est restée de l'eau, même pas de l'eau potable, de l'eau de toilette, toujours comme à Cana, et encore avec beaucoup demauvais microbes dedans. Il y en avait de l'eau dans ces urnes... ! Elles en rendent depuis six semaines par deux mille robinets, la session va finir, et il y a des robinets qui trouvent qu'ils n'ont pas assez coulé !
Mais l'avis commun est que ça suffit comme ça. On a beau changer de robinet, c'est toujours de l'eau qui sort, et comme personne n'a plus le moindre espoir de voir sortir du vin, autant fermer tous les robinets. Je pense que la sainte Vierge, quant à elle, se serait contentée de laisser le Concile barboter dans toute cette eau pas trop propre. Mais, au lieu de lui demander à genoux, dans une supplication solennelle, de prononcer le Vinum non habent, on l'a formellement déclarée gênante, embarrassante, encombrante, à la face de son Fils, elle, l'Épouse du Saint-Esprit !
Toujours quand on est un Concile œcuménique, on doit savoir que METTRE LA SAINTE VIERGE À LA PORTE EST UNE OPÉRATION QUI PEUT AVOIR DES SUITES, ET PEUT N'ÊTRE PAS RATIFIÉ PAR QUELQU'UN QUI LUI A OUVERT LES PORTES DU CIEL ; ON DOIT VOIR PLUS LOIN QUE LE BOUT DE SON NEZ, ET NE PAS SE FIGURER QU'ON A DROIT AU SAINT-ESPRIT COMME ÇA SUR COMMANDE, DU MOMENT QU'ON EST UN CONCILE.
Dominus autem irridebit vos. L'Esprit-Saint qui a couvert Marie de Son ombre, est aussi l'Esprit qui plane sur les eaux. De sorte que cette deuxième session n'a pas été seulement stérile, elle a été un marécage, par la juste démission de Dieu. L'armée ne s'est pas débandée, elle a été arrêtée sur place, enlisée jusqu'aux genoux, chacun soulevant une jambe pendant que l'autre s'enfonçait, dégageant celle-ci et s'enfonçant de l'autre, avec des contorsions pareilles à celles des dindons que, dans les foires, on oblige à danser en les mettant sur des tôles surchauffées. Et pendant ce temps-là, l'Esprit-Saint, qui ne vient d'auprès du Père que s'Il est envoyé par le Fils, quem ego mittam vobis a Patre, attend dans le paradis.
Qu'est-ce qu'il attend ? Que le Concile soit célébré comme au Cénacle, cum Maria Matre Jesu. Voilà.... l'histoire mystique de la deuxième session ; c'est la seule histoire vraie. Je l'ai vécue, sans d'abord y rien comprendre, le cœur dans un étau. Nondum venit hora mea, Jésus n'a pas à avancer Son heure, la sainte Vierge ne L'en ayant point prié. Mais aussi haec est hora vestra ; vous aviez votre heure, que le Seigneur vous a laissée ; elle lui a servi à vous confondre, et maintenant elle est passée, il ne vous en sera pas accordé d'autre.
Spes nostra, Salve ! A bientôt,... et que la mort nous trouve super hanc Petram.
4 décembre 1963
Promulgation de la constitution Sacrosanctum Concilium et du décret Inter mirifica ; clôture de la deuxième session.
1964
« L’opinion moderniste de l’évolution de la vérité est la source de la crise qui ébranle aujourd’hui l’Eglise »
Père Pierre-Marie de Kergorlay, op, Le sel de la terre n°86, p.79
Les francs-maçons se réjouissent des résultats du concile. Or ils ont toujours été hostiles à la sainte Eglise et au catholicisme. Donc...
« Nous ne pensons pas qu’un franc-maçon digne de ce nom, et qui s’est lui-même engagé à pratiquer la tolérance, ne puisse se féliciter sans aucune restriction des résultats irréversibles du Concile ».
Les catholiques devront « se maintenir dans cette courageuse notion de la liberté de pensée, qui, partie de nos loges maçonniques, s’est étendue magnifiquement au-dessus du dôme de saint Pierre »
Yves Marsaudon: l‘œcuménisme vu par un franc-maçon de tradition, 1964, p. 119- 121
Armes épiscopales du cardinal Bacci
"LE CHRISTIANISME TEND A SE RÉALISER DANS L'ORDRE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL (Roca, La fin de l'Ancien Monde p. 3) Pourquoi ? Les Pères franciscains de la revue "Frères du Monde" vont nous répondre avec une pertinence révélatrice de leur intoxication par LA CHRISTOLOGIE COSMIQUE DE LA KABBALE ET DU MARTINISME.
Dans le n° 29-30 de 1964, intitulé "Socialisme et Christianisme", après avoir récusé la philosophie marxiste ils déclarent cependant opter pour le socialisme scientifique, OPTION prétendent-ils "rendue possible tant PAR L'APPROCHE THÉOLOGIQUE DU MYSTÈRE DE L'EGLISE que par la mise en perspective historique des décisions et des directives des Papes contemporains".
Cette approche théologique c'est "que L'INCARNATION CONTINUE DANS L'EGLISE". Voilà donc le mystère de l'Incarnation choisi comme motif d'option pour le socialisme. En effet c'est : "dans le fond pour des MOTIFS MISSIONNAIRES que nous en arrivons au choix socialiste. Pour des motifs qui touchent à L'ÂME DE NOTRE FOI et qui METTENT EN JEU TOUTE LA THÉOLOGIE DE L'INCARNATION". On a bien lu ? ... Le motif du choix du socialisme tient à la mise en jeu de TOUTE la théologie de l'Incarnation. Que signifie ce pataquès, car c'en est un ? Si pour des motifs de foi on choisit "d'incarner" le socialisme scientifique dans l'Eglise, c'est qu'il manque à celle-ci quelque chose.
Nous voilà bien au fait de la "Nouvelle Eglise" parant aux INSUFFISANCES du mys tère de l'Incarnation. Jésus-Christ ne suffit plus (il est même gênant) et, comme disait Roca : "Le Christianisme pur, c'est le socialisme, le socialisme évangélique". (Le Socialiste chrétien 26/7/1891)
Si pour des motifs de foi on choisit d'incarner le christianisme dans le socialisme scientifique, voilà une autre affaire : c'est qu'à l'exclusion de tout autre régime, le marxisme seul est capable de réaliser temporellement le christianisme et comme disait Roca : "L'incarnation du Verbe n'est pas autre chose qu'une inoculation du Divin dans l'humain". Mais voilà du couple le CORPS SOCIAL (Roca) du "Christ-Esprit-Humanité" (Roca) ressuscité, c'est la nouvelle Pâque. Alléluia ! Que les Pères ne se récrient pas ! Tel est bien le fond de leur système que leur pastorale, leurs motifs missionnaires érigent en obligation, en précepte sacré, avec, il est vrai, une prudence dans les termes qui leur ménage une porte de sortie : "Nous croyons qu'il est demandé aux chrétiens de notre temps d'administrer la preuve de la vitalité du christianisme en tentant son incarnation au sein des nouvelles structures QUI S'IMPOSENT". Ces franciscains n'ont pas cependant la subtilité d'un P. Congar pour montrer que, moyennant une action "récréatrice" de Jé sus-Christ, le monde avec l'Histoire peuvent concourir à la plénitude du Royaume terrestre où se tiendra, bien entendu, à son aise, puisqu'il s'agit d'une plénitude, le communisme marxiste qui n'est après tout qu'une transposition de l'eschatologie chrétienne.
Tout ce la signifie que nous ne devons pas le repousser quoique "intrinsèquement pervers", puisque "le marxiste et le chrétien peuvent se re joindre dans un souci d'humanisme" (Le R. P. Jolif, Semaine de la Pensée Marxiste, janvier 64) et que lui aussi peut venir à nous. Fructueux échange ! Sainte collaboration qui permettra d'enrichir notre catholicisme sclérosé à condition toutefois de "renoncer à tout dogmatisme" (R.P. Jolif, I. C. I. 15/2/64). Chose facile d'ailleurs, car dit le P. Rideau, le marxisme "est un héritage de la pensée chré tienne" que, bien sûr l'U.R.S.S. s'empresse de nous restituer par le ministère des Informations Catholiques Internationales (1/4/65) d'où sont tirés ces nobles sentiments et par la publicité de Témoignage Chrétien pour le Léninisme (22/4/60).
Tout cela, feu le Chanoine Roca, à la suite de ses entretiens avec le Mage Papus qui alla donner à la Cour de Russie des leçons d'occultisme évocatoire (des esprits), l'avait dit avant ces Révérends Pères ; il estimait, nous l'avons vu, que KARL MARX ET BAKOUNINE ÉTAIENT "PLUS CHRÉTIENS" qu'ils ne le croyaient eux-mêmes.
C'est à partir de cette idée que la Synarchie Universelle devait inoculer le virus marxiste dans les milieux catholiques pour préparer la nouvelle religion. Car, dans le système, le communisme soviétique apparaît moins comme une fin que comme un instrument. On insiste à juste titre sur l'immense danger de sa pénétration en Occident ; ce n'est ni sans raison ni sans nécessité urgente. Mais on a tort, à notre avis de croire que le but final recherché serait de porter le monde à l'athéisme universel. L'athéisme mondial, absolu, définitif, statique n'est pas possible et les sectes qui le savent bien, ont un autre but, tout "spiritualiste". Que l'on y réfléchisse. Si contraire que cela puisse paraître à l'opinion courante, l'instauration du communisme fut l'œuvre de très hautes sociétés secrètes de New-York, de Londres et d'ailleurs. Il en reçut un constant appui depuis 1917, non seulement en vue d'une politique internationale axée sur l'avènement de leur gouvernement mondial, mais aussi sur celui de leur religion universelle substituée au catholicisme romain. Le communisme qui se retournera peut être contre elles n'est qu'un instrument destructeur pour édifier ensuite leur propre Temple et, comme l'affirme le Grand Orient il "ne peut être qu'une étape et non un but" (Bulletin n° 43 Janvier-Février 1964)."
Pierre Virion, Mystère d'iniquité, ch. XI
3 février 1964
Mgr de Proença Sigaud remet au Pape une pétition signée par cinq cent dix prélats de soixante-dix-huit pays l’implorant de consacrer la Russie en union avec tous les évêques au Cœur Immaculé de Marie, conformément à la demande de Notre Dame à Fatima.
Juin 1964
Lettre adressée au Saint Père sur le danger des expressions équivoques, par cinq Pères du concile :
"(...) L’équivoque a pour résultat d’exposer au danger d’interprétations fausses et de permettre des développements qui ne sont sûrement pas dans la pensée des Pères conciliaires. Certes les « formulations » sont nouvelles, et parfois tout à fait inattendues. Elles le sont, nous semble-t-il, au point qu’elles ne nous paraissent pas conserver « le même sens et la même portée », que celles que l’Eglise employait jusqu’ici. Pour nous qui avons voulu nous montrer dociles à l’encyclique « Humani generis », notre désarroi est grand."
6 août 1964
Encyclique Ecclesiam suam par le Pape Paul VI, la nouvelle religion prend forme.
13 septembre 1964
Note à l’intention du Saint Père sur le schéma «Constitutionis de Ecclesia» présentée par vingt-cinq cardinaux et treize supérieurs d’instituts religieux, rédigée par S.E. le cardinal Larraona pour mettre en garde le Pape contre les erreurs sous-jacentes disséminées par les progressistes.
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Troisième session
29 septembre 1964
L’hérésie antiliturgique montre sa queue : Instruction Inter oecumenici.
13 novembre 1964
Le Pape Paul VI abandonne publiquement la tiare.
21 novembre 1964
Promulgation de la constitution dogmatique Lumen Gentium, du décret Unitatis reintegratio « dont la doctrine s’éloigne, dans l’ensemble comme dans le détail, de façon impressionnante de la théologie catholique sur les rapports entre l’Eglise et les autres confessions chrétiennes (cf Satis cognitum de Léon XIII) » Père Pierre-Marie de Kergorlay op, Le Sel de la terre n°93, p.62.
Réponse par avance du cardinal Pie aux lubies modernistes du faux œcuménisme : « Si toutes les religions peuvent être mises sur un même rang, c’est qu’elles se valent toutes ; si toutes sont vraies, c’est que toutes sont fausses ; si tous les dieux se tolèrent, c’est qu’il n’y a pas de Dieu. Et quand on a pu en arriver là, il ne reste plus de morale bien gênante. Que de consciences seraient tranquilles, le jour où l’Église catholique donnerait le baiser fraternel à toutes les sectes rivales ! » Cardinal Pie ( 1815 - 1880)
La doctrine de Lumen gentium relative au double pouvoir suprême, est contraire à l’enseignement traditionnel de l’Eglise, contraire notamment à la doctrine du Concile Vatican I et à l’encyclique de Léon XIII Satis Cognitum.
La doctrine de la même Constitution relative à l’unité œcuménique, est contraire à l’encyclique Satis Cognitum de Léon XIII , contraire aussi à l’encyclique Mortalium animos de Pie XI, contraire encore aux encycliques Humani generis et Mystici Corporis de Pie XII.
La Constitution en question présente l’Eglise sous la forme sans forme d’un véritable "magma" : le peuple de DIEU que l’Esprit rassemble comme il peut. Mais il nous faut comprendre à travers le texte conciliaire que le Peuple de DIEU, c’est en réalité l’Eglise Universelle de la Contre-Eglise.
L’Eglise catholique selon ce mauvais texte n’est donc en fin de compte qu’une partie de ce peuple : en conséquence elle doit s’associer au nom d’un œcuménisme qu’il faut bien qualifier de luciférien, à toutes les religions du monde, chrétiennes ou non, l’Esprit préside à la réconciliation de tous avec tous !...
Charismatisme trompeur
Pourquoi faut-il en effet "provoquer" les dons de l’Esprit, par un sacrement autre que celui de la Confirmation, par un sacrement qui ne s’appuie ni sur l’Ecriture Sainte, ni sur la Tradition, ni sur la spiritualité catholique, ni sur la liturgie catholique.
Pourquoi la Confirmation laisse-t-elle les âmes extérieurement sensiblement inchangées et pourquoi, par contre, le "sacrement" charismatique produit-il des effets qu’il faut bien qualifier de merveilleux : les âmes sentent monter en elles la gourmandise des choses spirituelles et se voient gratifiées de dons extraordinaires qui, depuis la primitive Eglise, ne se rencontraient plus que chez les Saints.
Ce n’est pas la manière d’agir de l’Esprit-Saint, le Véritable Esprit du Père et du Fils au sein de la Trinité Divine.
Le Renouveau charismatique jailli en quelque sorte du concile, est la parfaite illustration de la Parole de Jésus :"Il se lèvera de faux messies et de faux prophètes qui feront des signes et des prodiges "pour égarer les élus eux- mêmes, s’il était possible"(Marc. XIII, 22). Et encore : "Ils seront nombreux à me dire en ce jour-là (au jour du jugement) : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas fait de prophéties en Votre Nom ? N’avons-nous pas chassé les démons en Votre Nom ? En Votre Nom, n’avons- nous pas accompli quantité de prodiges ? Et alors Je leur déclarerai hautement : JAMAIS, JE NE VOUS AI CONNUS" (Math. VII, 22-23).
Il ne faut donc pas s’étonner qu’une véritable invasion illuministe se soit opérée dans l’Eglise Conciliaire. En se faisant prophètes au même titre que les apôtres du Seigneur, en prônant la démocratisation des charismes, et en ignorant la poussée des forces occultes, dans le sens d’une véritable marée charismatique, les Pères du Concile se sont mis en mesure d’engendrer des myriades de "prophètes" dans l’Eglise, parlant au Nom de DIEU, au Nom du Christ, au Nom de la Très Sainte Vierge, etc..., croyant ce qu’ils "entendent" comme venant tout droit du ciel.
25 novembre 1964
Paul VI intervient pour supprimer le « aussi » du texte sur le mariage, qui laissait entendre que la fin première et essentielle, la procréation et l’éducation des enfants, passait au second plan et devenait accessoire. Mais le texte final reste ambigu.
23 janvier 1965
Schillebeeckx, dans l’hebdomadaire religieux d’Amsterdam De Bazuin, expert moderniste, récusait la technique de la dissimulation qu’un autre expert libéral avait avoué mener.
27 janvier 1965
Réformes liturgiques : prière universelle introduite, suppression du psaume Judica me, des prières exorcistes de Léon XIII, et du Dernier évangile le prologue de saint Jean, affirmation lumineuse pourtant de la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Cette instruction supprimait également les prières au bas de l’autel avant et après la messe. En effet, dans le n° 48, il est dit : « En attendant que soit entièrement restauré l’Ordo de la messe, on observera déjà ce qui suit : (…) c) Dans les prières du bas de l’autel, au début de la messe, on omet le psaume 42. (…) j) On omet le dernier Évangile ; les prières de Léon XIII sont supprimées. »
Ceci est directement contraire à l'œuvre restauratrice de saint Pie V. Ainsi, au moment où le communisme était à son apogée, quatre ans après que Kroutchev ait déclaré 1960 an un du communisme, l’Église demandait de cesser de prier pour la Russie à la fin de chaque messe.
Padre Pio ne fut absolument pas d’accord avec cette décision et continua à réciter ces prières jusqu’à sa mort en 1968.
Publication des rituels de concélébration et de communion sous les deux espèces.
29 janvier 1965
Le drapeau de Lépante, victoire navale catholique contre l’islam menaçant de l’empire turc, est remis aux musulmans de Turquie, par le Pape.
4 avril 1965
Mgr Bugnini, prélat franc-maçon, déclare dans la Documentation catholique, colonne 604, que la réforme liturgique devait écarter « toute pierre qui pourrait constituer ne serait-ce que l’ombre d’un risque d’achoppement ou de déplaisir à nos frères séparés [hérétiques] ».
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Quatrième Session
4 octobre 1965
Discours humaniste de Paul VI à l’ONU, il exalte le triptyque maçonnique.
20 octobre 1965
Le cardinal Ruffini sur le schéma 13, futur Gaudium et spes : « On parle sept fois de dignité humaine sans évoquer la Rédemption. »
28 octobre 1965
Promulgation des décrets Christus Dominus, Optatam totius et Perfectae Caritatis et des déclarations Nostra Aetate, le seul qui ne contient aucune référence aux enseignements traditionnels de l’Eglise, qu’ils soient patristiques, conciliaires ou pontificaux, et Gravissimum educationis.
18 novembre 1965
Promulgation de la constitution dogmatique Dei Verbum et du décret Apostolicam actuositatem.
7 décembre 1965
Suppression du Saint-Office.
Promulgation de Gaudium et Spes, des décrets Ad gentes et Presbyterorum ordinis et de la déclaration Dignitatis humanae ; lecture de la déclaration commune du pape Paul VI et du patriarche Athénagoras.
Le texte Gaudium et ses 85 pages de texte et 315 pages de notes, a été imprimé dans la nuit du 1er au 2 décembre 1965, et voté les 4 et 6 décembre, c’est-à-dire deux jours avant la clôture du concile.
Il avait été préparé en Suisse par des catholiques libéraux et des protestants donc des hérétiques. C’est dire qu’un tel texte n’a pu être étudié à fond, et sans doute n’a même pas été lu. Que vaut le vote qui a suivi ?
Le Père Congar O.P., mettant en parallèle le Syllabus du Pape Pie IX et la déclaration conciliaire sur la liberté religieuse, révèle la discontinuité existant entre les deux textes. Parlant de la déclaration Dignitatis humanæ, le religieux dominicain écrit :
"On ne peut nier qu’un tel texte ne dise matériellement autre chose que le Syllabus de 1864 et même à peu près le contraire des propositions 15, 77 et 79 de ce document". (Cité dans la Pensée catholique, n°169, p. 50)
Paul VI récidive : "(…) nous aussi, plus que quiconque, nous avons le culte de l'homme", paroles qui ont dû faire frémir d'horreur tous les saints du Ciel et du paradis, en particulier saint Pie X qui dans son encyclique inaugurale E supremi apostolatu déclarait vouloir déraciner cette monstrueuse iniquité de l'homme qui cherche à se faire passer pour Dieu.
Seul Dieu a droit à un culte, sinon c'est de l'idolâtrie.
Le texte conciliaire Gaudium et spes « joue le rôle d’un contre-syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Église avec le monde tel qu’il était devenu depuis 1789 ».
Cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, Les Principes de la théologie catholique, 1985, p. 426
Mais..."Ce texte [de Gaudium et spes] n'est ni pastoral, ni émané de l'Eglise catholique : il ne paît pas les hommes et les chrétiens de la vérité évangélique et apostolique, et d'autre part, jamais l'Eglise n'a parlé ainsi. Cette voix, nous ne pouvons pas l'écouter parce qu'elle n'est pas la voix de l'Esprit du Christ. La voix du Christ, notre berger, nous la connaissons; celle-ci, nous l'ignorons ; le vêtement est celui des brebis, la voix n'est pas celle du berger, mais peut-être celle du loup. J'ai dit."
Mgr Lefebvre, projet d'intervention devant les pères du concile pour dénoncer le mensonge de Gaudium et spes.
Quelques figures de la Tradition au concile
Le cardinal Ruffini est l’une des grandes figures défendant la sainte Tradition catholique apostolique, avec plus de trente-six discours au moins durant le concile. Il passait ses soirées dans les bibliothèques de l’institut biblique pontifical et de l’université Grégorienne pour préparer ses interventions, à la lumière des Pères de l’Eglise, des Papes, des conciles et des théologiens.
A ses côtés se trouvent les cardinaux Larraona, Browne, Pizzardo, Marella, Masella, Santos, Spellman, bien que son théologien privé, un libéral, soit un des auteurs de la fausse liberté religieuse du concile, McIntyre, Mgr Franić, Mgr Lefebvre, Mgr de Castro Mayer, Mgr de Proença Sigaud…
Concernant le cardinal Siri, le soutien que Jean XXIII et Paul VI apportaient à l’aile progressiste le déconcertait et l’abattait, lui qui était formé à un esprit d’obéissance inconditionnelle au Pape.
Blason épiscopal du cardinal Ruffini
LA GRANDE ESCROQUERIE DU CONCILE VATICAN II
Le Bulletin du Grand Orient de France n°48, novembre-décembre 1964, p. 87, cite comme référence de "positions constructives et nouvelles" cette intervention faite lors de la troisième session du concile par un jeune évêque qui fit ensuite une carrière remarquée : "Il faut accepter le danger de l'erreur. On n'embrasse pas la vérité sans avoir une certaine expérience de l'erreur. Il faut donc parler du droit de chercher et d'errer. Je réclame la liberté pour conquérir la vérité".
Cette déclaration plut tellement aux francs-maçons qu'ils la soulignèrent. Elle est très grave. Elle est de Mgr Wojtila, évêque de Cracovie. Pour un catholique, ce n'est pas la liberté qui engendre la vérité, c'est Notre-Seigneur.
Ce n'est pas la liberté qui serait première et amènerait à la vérité, mais c'est la vérité qui rend libre :
"Si vous demeurez dans Ma parole, vous êtes vraiment Mes disciples ; vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous rendra libres" Jean 8, 32.
"Mais nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute point : c'est par là que nous connaissons l'esprit de la Vérité et l'esprit de l'erreur" 1 Jean 4, 6
L'ordre est :
1° Jésus-Christ, enseigné par l'Eglise Catholique ;
2° la Vérité sûre ;
3° la Liberté.
Pour l'église conciliaire l'enchaînement que l'on annonçait, était :
1° la liberté ;
2° la vérité ;
3° Jésus-Christ.
Là est l'escroquerie. Ce nouvel ordre est faux, car si l'on prend la liberté en premier, on n'a pas toujours en second la Vérité, mais la Vérité et, ou l'erreur. C'est ce que les vrais initiés savaient. C'est avec cet artifice qu'ils imposèrent leur secte conciliaire, destructrice de l'Eglise catholique.
On peut distinguer cinq phases dans leur processus :
1) au début "le droit de chercher et d'errer" est demandé ;
2) puis des erreurs sont enseignées en même temps que la vérité, les quelques combattants pour la Vérité sont repérés, contrés, marginalisés ;
3) après on disqualifie la Vérité, on la dit dépassée, on la rend anodine et on fait passer l'erreur pour la Vérité ;
4) ensuite la Vérité est persécutée jusqu'à sa disparition totale : les démons tueurs succèdent aux démons menteurs;
5) et finalement, le règne de l'erreur est imposé.
Avec la liberté, l'église conciliaire a établi l'erreur, qui a éliminé le règne de Jésus-Christ, pour le remplacer par le pseudo règne de l'Homme qui est le véritable règne de Satan. Les ennemis des catholiques sont devenus leurs amis.
« Il est certain qu’avec les 250 pères conciliaires du Coetus, nous avons essayé par tous les moyens mis à notre disposition d’empêcher les erreurs libérales de s’exprimer dans les textes du Concile ; ce qui fait que nous avons pu tout de même limiter les dégâts, changer telles affirmations inexactes ou tendancieuses, ajouter telle phrase pour rectifier une proposition tendancieuse, une expression ambiguë.
Mais je dois avouer que nous n’avons pas réussi à purifier le Concile de l’esprit libéral et moderniste qui imprégnait la plupart des schémas.
Les rédacteurs, en effet, étaient précisément les experts et les Pères entachés de cet esprit. Or que voulez-vous, quand un document est, dans tout son ensemble, rédigé avec un esprit faux, il est pratiquement impossible de l’expurger de cet esprit ; il faudrait le recomposer complètement pour lui donner un esprit catholique. Ce que nous avons pu faire, c’est, par les modi que nous avons présentés, faire ajouter des incises dans les schémas, et cela se voit très bien : il suffit de comparer le premier schéma de la liberté religieuse avec le cinquième qui fut rédigé — car ce document fut cinq fois rejeté et est revenu cinq fois sur le tapis — pour voir que l’on a réussi tout de même à atténuer le subjectivisme qui infectait les premières rédactions. De même pour Gaudiumet spes, on voit très bien les paragraphes qui ont été ajoutés à notre demande, et qui sont là, je dirais, comme des pièces rapportées sur un vieil habit : cela ne colle pas ensemble ; il n’y a plus la logique de la rédaction primitive ; les adjonctions faites pour atténuer ou contrebalancer les affirmations libérales restent là comme des corps étrangers. »
Mgr Marcel LEFEBVRE, Ils l’ont découronné. Du libéralisme à l’apostasie. La tragédie conciliaire, Escurolles, Éditions Fideliter, 1987, p. 167-168.
"Placer sur le trône de Pierre des papes imprégnés d'idées libérales et admirateurs de la "nouvelle théologie" : voilà le coup de maître, le cheval de Troie pour introduire la révolution dans la Cité de Dieu. (...) la majorité du clergé, des religieux et des fidèles est en train de glisser sans s'en apercevoir sur la pente du nouveau modernisme, et beaucoup d'entre eux, comme cela était déjà arrivé au XVIe siècle avec la pseudo-réforme protestante, ont de fait déjà changé de foi, ayant abouti à une nouvelle religion soi-disant catholique, aussi brumeuse dans la doctrine que laxiste sur la morale." Dom Andrea Mancinella, 1962 : Révolution dans l'Eglise, éd. du Courrier de Rome
"Emportée par les théologiens têtes pensantes des épiscopats du nord de l'Europe et par l'influence de cardinaux de gros calibre, qui leur étaient généralement inféodés (tels que Döpfner, Bea, König, Rings, Tisserant, Suenens, Léger, Alfrinks et d'autres), la majorité des pères conciliaires finit par approuver, avec l'aval décisif du pape Montini, des textes parfois gravement ambigus dans lesquels la doctrine catholique se fissurait, et d'autres dans lesquels, malgré des contradictions évidentes (et délibérées), elle était niée, au moins indirectement, en particulier en ce qui concerne l'identité et la structure hiérarchique de l'Eglise, l'oecuménisme, la liberté religieuse, et les relations entre l'Eglise et l'Etat. Tout cela, nous le répétons et le soulignons, au milieu de contradictions recherchées, désirées."
Dom Andrea Mancinella, Coup d'Etat dans l'Eglise, éd. Medias culture et patrimoine, 2024, p.98
Les cardinaux de gros calibre
Le virus du sida moderniste a été inoculé dans les veines du monde catholique, par le pape Montini et la hiérarchie conciliaire, abusant de leur autorité, faisant s'écrouler toutes ses défenses immunitaires.
Vatican II officialise l'humanisme dans le but de promouvoir la dignité humaine déboussolée sans sa référence morale divine.
Cette nouveauté est un cancer dans la sainte Eglise.
Cette inversion personnaliste (souvenez vous, avril 1939, les francs-maçons de Paris qui invitent le personnaliste Emmanuel Mounier à venir s'exprimer dans leur loge pour aborder cette philosophie qui désaxe la pensée catholique), qui met Dieu et sa sainte Eglise au service de l'homme, inverse la relation entre grâce et nature, n'estimant la première que parce qu'elle perfectionne la seconde.
Pour la doctrine conciliaire moderniste, l'homme ne se tourne plus vers Dieu mais jette un regard satisfait sur lui-même, paré certes des dons de Dieu.
Cet humanisme conciliaire est idolâtre.
Cette religion nouvelle adore l'homme comme la réalité suprême de la création, c'est donc la "religion de l'homme" dont Paul VI parlait dans son discours de clôture du concile. Cette fausse religion a pour but de rendre un culte à la dignité de la personne humaine.
Mais la vraie doctrine catholique nous enseigne, à nous pauvres pécheurs, que notre accomplissement comme image de Dieu se trouve non dans notre liberté que nous dévoyons si souvent par nos péchés qui offensent Notre Seigneur Jésus-Christ, mais dans la contemplation de Sa Charité, de Sa Justice, de Sa Miséricorde, de Sa Rédemption, de Sa Royauté Sacrée...
Fumeuse ouverture au monde païen moderne
L'apostasie est déjà dans les publications "catholiques" dans les années 1960 : "Le Chanoine apostat dit les choses assez clairement pour nous faire mieux voir les équivoques où s'égarent des catholiques entraînés par son "Tourbillon du Christ" vers un pandémonium religieux.
Les Informations Catholiques Internationales du 15 décembre 1964 peuvent-elles estimer qu'il manque à la catholicité de l'Eglise de reconnaître les "valeurs réelles des Grands Credos religieux du monde" sans voisiner avec un Roca ?
Un certain abbé Paniker peut-il se faire l'apôtre d'une autre "église œcuménique" sans nous induire à celle de la Synarchie ? "Puisqu'il y a grâce de Dieu et même salut en dehors de l'Institution-église pourquoi se préoccuper si fort des missions lointaines ; pourquoi vouloir convertir l'hindou, puisqu'il peut se sauver par son hindouisme ? Ce n'est pas pour lui im poser des obligations nouvelles et supplémentaires, ce n'est même pas pour lui procurer un salut plus sûr ou plus abondant. La ré ponse se trouve dans la réalité du dessein de Dieu qui n'est pas de sauver les individus mais de réunir tous les hommes en un peuple qui soit son peuple".(La Croix, 7 juillet 1965). " Pierre Virion, Mystère d'iniquité, ch.XII
"Spectacle des plus attristants que de voir le respect décroissant pour l'Eucharistie sacrement de notre amour et de notre vie ! Les irrévérences trop fréquentes dont elle est l'objet, les cas plus douloureux où le prêtre lui-même doute de la présence réelle témoignent d'une vague anti-eucharistique qui veut persister (et persistera encore) malgré les admirables paroles de Paul VI sur le MYSTERIUM FIDEI de la consécration. Il va de soi, qu'ici s'oppose particulièrement le "Mysterium Iniquitatis".
Le mal vient de ce que : "les sacrements pour les modernistes sont de purs signes ou symboles" (Pascendi) et qu'il s'aggrave de toute la cosmo-mystique contemporaine. Chez l'ex-chanoine Roca, traducteur en langage religieux et quasi-ecclésiastique de la doctrine panthéistique des sectes (ici Gnosticisme et Symbolisme particulièrement), le mystère de l'Incarnation, on l'a vu, n'est pas une assomption de la nature humaine dans la Personne divine (voir p. 6) mais une "INOCULATION DU DIVIN DANS L'HUMAIN" (G. C., p. 537).
"C'est ainsi que des masses d'hommes subissent cette influence à leur insu par des voies morales et par des OPÉRATIONS SE CRÈTES qui, dans les rites de l'Église sont admirablement SYMBOLISÉES par les cérémonies du baptême, de l'Eucharistie et des autres sacrements (G. C., 1889, p. 537)
Ne parlons pas ici du sens des "opérations secrètes" couvrant l'initiatisme ; arrêtons-nous au symbolisme. L'Eucharistie considérée comme rit n'est qu'un symbole et, considérée comme la réalité cosmologique qu'elle signifie, c'est la présence du Christ cosmique, du Christ-Humanité en tous.
La transsubstantiation ne sera donc réellement que présence du Christ dans l'Humain. La civilisation montante (ou descendante) quelle qu'elle soit, le courant de l'histoire et, les communications humaines étendues, intensifiées aux dimensions cosmiques deviendront "Communion". C'est une sorte de Christogenèse axée sur l'évolution.
Pour le P. Teilhard de Chardin dont le langage est si souvent parallèle à celui des sectes, sa mythique "Eucharistisation" est un phénomène par lequel le Christ s'assimile l'humanité et par elle l'univers ; la transsubstantiation divinisant l'Univers prolonge son In carnation. LE VERBE S'INSÈRE AINSI DANS L'ÉLÉMENT COSMIQUE. Accordons que le Père attribue un caractère secondaire à ces phénomènes découlant pour lui de la Consécration. Cependant remarquons que si la démarche est dialectiquement inversée par rapport à celle d'un Roca, la conséquence reste voisine de celle de l'ex-chanoine parce que la présence individuelle et immédiate du Corps du Christ dans l'hostie par une "conversio mirabilis et SINGULARIS" (Concile de Trente) et la présence créatrice universelle de Dieu dans la création, ne sont pas nettement distinguées. Il en découle alors l'impression que la Communion cosmique devient une possibilité dont la transsubstantiation sacramentelle serait le symbole. L'adorable sacrement est ainsi contrebalancé par l'idée de la communion des hommes entre eux réputée réelle communion au "Christ-Esprit-Social".
Roca poursuit : "Cette communion leur tient lieu de la communion sacramentelle et il peut arriver que la transsubstantiation s'opère en eux plus rapidement que chez les soi-disant chrétiens de la formule sèche et de la lettre morte, comme l'enseigne l'abbé Chevroton, professeur de Dogme à la Faculté de Besançon et directeur du Grand Séminaire de cette ville, dans son savant ouvrage qui a pour titre "La communion universelle par transsubstantiation" (Besançon, chez Tubergue, éditeur). Voilà ce que j'appelle de la théologie transcendantale positive, rationnelle et réaliste. Les théologiens de l'avenir n'en feront pas d'autre". (G. C., p. 537)
On frémit alors de trouver dans des publications catholiques (Le Lien, Dreux, février 1965) des assertions concluant à l'obligation du "dialogue" pour "parvenir à une communion universelle" et quand l'intention n'y serait pas on se demande si l'on n'est pas en présence d'esprits intoxiqués à leur insu par la Christologie cosmique après avoir mis en doute le récit de saint Paul (Lamentabili, 45).
Le modernisme inspiré en plus d'un point par les sectes, va directement contre l'Eucharistie. " Virion, idem ch.XIII "
On trompera le peuple au nom de L'AMOUR, d'un amour qui n'est pas la charité théologale, mais qui lui emprunte son nom. Jamais nous n'avons autant lu dans les publications maçonniques la parole : "Aimez-vous les uns les autres" ; mais c'est toujours au nom du Christ contre sa propre Eglise qu'on l'emploie. On invoque l'Apôtre saint Jean, disciple de l'amour contre l'autorité de Pierre. C'est tout simplement la vieille théorie des Roses-Croix, prophétisant l'avènement de l'église ésotérique de Jean, supérieure à l'Eglise exotérique de Pierre et dont les temps apocalyptiques sont, paraît-il, arrivés.
L'Eglise romaine doit lui céder la place. Il lui faut disparaître telle qu'elle est : le "Cycle de Jean" (le "recyclage" écrirait la plume sémillante de l'abbé Laurentin) est ouvert." Virion
La fausse accusation de schisme envers les traditionalistes
Dès 1969, l'accusation de schisme envers les fidèles attachés à la Tradition catholique : prémonitoire.
"Toutes ces aimables paroles précisent donc avec la même assurance que l'église nouvelle formera un bastion du "catholicisme" à la manière synarchique contre la papauté parce que "Cérémonial, rituel, liturgie, commandements humains, prescriptions ecclésiastiques, costume, célibat, etc... rien de cela ne fait partie intégrante de la religion du Christ". (C. P. D., 1884, p. 79) Cet "etc." ne manque ni de saveur, ni surtout d'étendue.
C'est donc à ces titres divers et parce que "le Vatican n'est pas l'Eglise", que les réfractaires au mouvement, les fidèles au Pape seront, eux, des schismatiques, définis ainsi par le Grand Orient : "Ceux qui n'ayant pu empêcher le Concile, s'efforcent de contrôler et d'empêcher qu'il fasse sortir l'Eglise de la voie étroite de la tradition". (Bulletin n° 37, 1963)
Ceux là, l'Ordre Martiniste les tient pour "conservateurs égoïstes" freinant "le désir de transmutation et d'adaptation". (L'Initiation)
N'est-il donc pas au moins hasardeux de lancer dans le public l'annonce d'un schisme de la part de ces gens-là, exactement comme le font les sectateurs des sociétés secrètes qui en annoncent bien un eux aussi, mais de l'autre côté ? L'orthodoxie serait-elle désormais fixée "à gauche" comme on dit sans grande intelligence ni sens des réalités ?
Accuser de schisme cette "droite" ou pour dire comme Roca les "ultramontains", les "rétrogrades", sur lesquels il collerait aujourd'hui l'étiquette : "intégristes" n'est-ce pas plus qu'une témérité ?
Car, nous sommes bien obligés de le constater : tenir ces gens là pour de futurs schismatiques, prévoir, annoncer leur "schisme" pour bientôt, c'est d'abord et surtout parler exactement comme le chanoine Kabbaliste, prophète de l'Eglise nouvelle : "N'allez donc plus qualifier de révolutionnaires et de canailles ceux qui annoncent cette rénovation générale... "
"Les anarchistes ce seraient plutôt vous, rétrogrades !" (La Fin de l'Ancien Monde, 1886, p. 251)" Virion, idem
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Phase post-conciliaire
La tourmente conciliaire arrive, qui va laisser nos aînés déboussolés, dans l'inquiétude et la tourmente. C'est une véritable vague libérale qui survient dès 1965 et submerge toute l'Eglise. Ce qui est ancien est dépassé.
Les évêques demandent à leurs prêtres d'appliquer les réformes conciliaires.
Les prêtres quittent la soutane, leurs évêques aussi. Les religieux, les religieuses quittent leur habit ou en prennent un mi-figue mi-raisin entre le monde et la vie consacrée. Les autels sont délaissés et parfois détruits, une simple table les remplace.
Le tabernacle est remisé sur le côté.
Les statues des saints, les reliques, les ornements sacerdotaux, les vases sacrés, sont mis au grenier ou bazardés.
La communion dans la main est introduite de force par les pires des progressistes.
Les processions, le chapelet, les bancs de communion disparaissent.
Le sacrement de confession tombe en désuétude.
La prédication ne parle plus très souvent du péché, de la nécessité de la grâce, de la prière et des sacrements pour faire son salut, du Ciel ni de l'enfer, de la pratique des vertus qui demandent un effort constant, aller à la messe le dimanche n'est plus imposé comme une obligation par bien des prêtres.
Les vocations sont mises à mal, les missionnaires disparaissent, les séminaires se vident après s'être remplis de l'esprit du monde. "L'autodestruction" de l'Eglise arrive (Paul VI, le 7 décembre 1968), car "après le concile (…) nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l'incertitude" (Paul VI, le 29 juin 1972).
Soixante ans après, quelle n'est pas la surprise des prêtres traditionalistes qui visitent les personnages âgées pour leur apporter les derniers secours de la religion catholique, de constater que les âmes qui ont cessé de pratiquer dès l'introduction de la révolution conciliaire, ont davantage gardé la foi que ceux qui ont continué à pratiquer dans la religion moderniste.
Comment de si mauvais fruits peuvent-ils venir d'un bon arbre ?
L'arbre tout entier, le concile et ses réformes, est donc mauvais.
Pourquoi ?
Car le concile du Vatican Il a été la grande révolution tant attendue par les puissances ennemies, attendue parce que préparée méthodiquement, avec soin.
Écoutons les conseils donnés et le grand espoir entrevu : "Tendez vos filets, tendez-les au fond des sacristies, des séminaires et des couvents, et si vous ne précipitez rien, nous vous promettons une pêche miraculeuse; vous prêchez UNE REVOLUTION EN TIARE ET EN CHAPE, MARCHANT AVEC LA CROIX ET LA BANNIÈRE; une révolution qui n’aura besoin que d’être un tout petit peu aiguillonnée pour mettre le feu aux quatre coins du monde". (Cité par Mgr de Ségur dans son ouvrage, La Révolution).
On se souvient du mot du cardinal Suenens à propos de la révolution conciliaire : "Le Concile a été 1789 dans l’Eglise". Certains théologiens dont le R.P. Congar ont comparé le concile du Vatican Il à la diabolique "Révolution d’Octobre" !... A quoi répond le mot du F∴M∴ Marsaudon :
"De tout cœur nous souhaitions la réussite de "LA REVOLUTION de JEAN XXIII".
N'oublions pas : le grand projet de la Contre-Eglise était de faire opérer la Révolution par le Clergé lui-même, c’est ce qui est advenu à Vatican Il.
Dès 1889, le Chanoine apostat Roca posait le principe de la grande désunité, ainsi que nous le dit Pierre Virion:
"Égaré dans les rêves rénaniens il (Roca) y trouve occasion de nous informer que LA REVOLUTION SERA PORTÉE AU SEIN DE L’EGLISE PAR UNE PARTIE DU CLERGÉ. Deux camps s’y formeront, assure-t-il, celui des fidèles à la vieille Papauté qu’il appelle "rétrogrades" et aussi, selon la terminologie du temps les "ultramontains", mais qu’au- jourd’hui il affublerait de l’étiquette conventionnelle d’INTÉGRISTES, et le camp des PROGRESSISTES". Mystère d’iniquité, p. 27.
Dans son livre, Glorieux centenaire, Roca annonçait la funeste scission :
"Ils (les prêtres) forment en ce moment un anneau qui se rompra par le milieu et chacune de ces deux moitiés for-mera un autre anneau. Cette SCISSION VA SE FAIRE : IL Y AURA L’ANNEAU DES RÉTROGRADES ET L’ANNEAU DES PROGRESSISTES".
Lisons encore le Chanoine luciférien :
"L’EgIise nouvelle formera un bastion du "catholicisme" à la manière synarchique (Franc-maçonnique) contre la Papauté parce que : cérémonial, rituel, liturgies commandements humains, prescriptions ecclésiastiques, costume, célibat, etc ... rien de cela ne fait partie intégrante de la religion du Christ (comprenons ; le Christ ésotérique, celui des occultes)". C.P.D. ROCA 1884 p. 79. L’auteur de l’ouvrage Mystère d’iniquité poursuit :
"... C’est donc à ces titres divers et parce que "Le Vatican n’est pas l’Eglise" que les réfractaires au mouvement (les intégristes) ... seront, eux, des schismatiques définis ainsi par le Grand Orient :
"Ceux qui n’ayant pu empêcher le Concile S’EFFORCENT DE CONTRÔLER ET D’EMPÊCHER QU’IL FASSESORTIR L’EGLISE DE LA VOIE ÉTROITE DE LA TRADITION (la grande ennemie des occultes)". (bulletin N°37, 1963, Virion p. 150-151). On saisit la hargne des Francs-Maçons pour ceux qui veulent rester fidèles à la sainte Tradition catholique :
"Ceux-là (les traditionalistes), l’Ordre martiniste (ordre luciférien) les tient pour CONSERVATEURS ÉGOÏSTES FREINANT LE DÉSIR DE TRANSMUTATION (en quoi ?) ET D’ADAPTATION (à quoi ?)". L’initiation, cité par Virion,Mystère d’iniquité p. 151.
En prônant l’œcuménisme au lieu de l’UNITÉ CATHOLIQUE, le concile du Vatican Il est tombé dans le piège luciférien.
Le F∴M∴ Marsaudon, dans son ouvrage, L’œcuménisme vu par un Franc-Maçon de Tradition, a ce passage révélateur :
"Les catholiques, particulièrement les conservateurs ne devront pas oublier pour autant que TOUT CHEMIN MÈNE A DIEU, ET SE MAINTENIR DANS CETTE COURAGEUSE NOTION DE LA LIBERTÉ DE PENSÉE, QUI, on peut vraiment parler là de révolution, PARTIE DE NOS LOGES MAÇONNIQUES S’EST ÉTENDUE MAGNIFIQUEMENT AU-DESSUS DU DÔME DE SAINT-PIERRE".
Encore cet autre passage :
"Catholiques, orthodoxes, protestants, israélites, musulmans, hindouistes, bouddhistes, penseurs libres, libres croyants, ne sont chez nous que des prénoms, c’est FRANCS-MAÇONS LE NOM DE FAMILLE".
Comment cela a t-il été rendu possible ? Jean XXIII avait annoncé un merveilleux printemps et nous avons récolté le plus sombre hiver.
Il avait parlé d’une lumineuse aurore et nous nous sommes enfoncés dans la nuit la plus épaisse.
Que s’est-il donc passé ? Tout ce qui est "ténèbres" dans le concile Vatican Il peut-il s’expliquer par simple évolution des esprits façonnés par les multiples pressions de la Contre-Eglise qui se sont exercées sur l’Eglise depuis de longues années ?
Cette explication, si elle est absolument nécessaire, n’est cependant pas suffisante. Comment en effet une poignée de subversifs aurait-elle réussi à entraîner une unanimité aussi impressionnante que celle qui a voté positivement les textes conciliaires ?
Ce que, sans le savoir, Jean XXIII a introduit dans le "Saint des Saints" de l’Eglise catholique, c’est la "machine infernale" de la révolution maçonnique, férue de gnose et d’illuminisme, et parée de tous ses pouvoirs initiatiques diaboliques.
Il s’est produit une sorte d’envoûtement collectif qui a obscurci les esprits des Pères conciliaires au point d’entraîner, justement leur quasi unanimité sur tout ce qui a sapé les fondements mêmes de l’Eglise.
On sait que le pouvoir initiatique, autrement dit, le pouvoir sacramentel démoniaque, produit une efficacité qui peut être prodigieuse. Le concile du Vatican Il a hérité de cette prodigieuse efficacité. De fait bien des Pères conciliaires se sont com- portés comme des "initiés" ayant reçu une "influence" propre à créer en eux une "tournure d’esprit" différente, voire opposée à celle qu’ils avaient précédemment. Pour illustrer ces propos, nous citerons un passage de l’excellent texte de Jean Vaquié intitulé L’illumination initiatique et paru dans la revue Lecture et Tradition :
"Dans l’expérience mystique que l’initié a vécue, IL N’A PAS EU LES MOYENS DE DISTINGUER LE BON ESPRIT QU’IL A CRU RECEVOIR, DU MAUVAIS QU’IL A EFFECTIVEMENT REÇU. Il s’est produit un phénomène connu depuis toujours par les théologiens orthodoxes et dont voici le schéma : quand le démon se montre tel qu’il est, il apparaît tellement effrayant qu’il ne peut séduire ni entraîner personne, si ce n’est quelques rares âmes déjà en état d’impénitence finale et décidées à faire le mal pour le mal en connaissance de cause ; pour enrôler la masse des gens honnêtes qui distinguent encore le bien du mal, il faut que, selon l’expression classique en Théologie, l’ange des Ténèbres se TRAVESTISSE EN ANGE DE LUMIÈRE. C’est précisément ce qui se produit lors de l’illumination initiatique. L’adepte a certes IMPRESSION D’UNE LUMIÈRE. L’influx spirituel exerce sur lui une action analogue à celle de la lumière parce qu’il est de NATURE ANGÉLIQUE. D’après d’autres récits d’initiation, ... le "quelque chose de mystérieux", la "présence invisible" est même RASSURANTE, EUPHORISANTE ET EXALTANTE. Mais en réalité, c’est une puissance ténébreuse... Au moment de l’initiation, l’adepte se trouve confronté avec l’esprit des Ténèbres travesti en esprit de Lumière et IL NE LUI EST PLUS POSSIBLE DE DÉCOUVRIR LE TRAVESTISSEMENT. La "présence invisible" ne fait pas peur. Sa laideur n’apparaît pas. Elle demeure cachée par l’éclat de ce qui lui reste de beauté. POUR DÉCOUVRIR SA VRAIE NATURE, LE SENS NATUREL DU BIEN ET DU MAL QUE L’ADEPTE A CONSERVE PUISQU’IL EST UN HONNÊTE HOMME, NE SUFFIT PLUS. Il n’a pas lieu de s’exercer puisque le MAL N’EST PAS APPARENT". (janvier-mars 1973)
C’est ainsi qu’une inspiration démoniaque particulièrement puissante est prise pour une inspiration de l’Esprit-Saint.
Au sortir du texte de Jean Vaquié, un mot vient nécessairement à l’esprit, celui d’envoûtement.
Y aurait-il eu au concile Vatican Il cet envoûtement collectif dont nous avons parlé plus haut ?
Les faits semblent le prouver, ne serait-ce que celui d’un manque de réaction suffisamment importante pour bloquer les déchaînements d’un Esprit qui n’était pas celui de DIEU. Quand on sait qu’une personne "envoûtée" se comporte comme une personne électrocutée, c’est-à-dire qu’elle est à son tour "envoûtante", on comprend que les Pères Conciliaires se soient dans l’ensemble ralliés à ce que les occultes appellent "la Révolution de Jean XXIII".
1966
Dans le courant de l'année, Mgr Lefebvre, reçu en audience par Paul VI, sollicite du pape une bénédiction sur le congrès de la Cité Catholique fondée par Jean Ousset et Jean Masson, qui aura pour thème le rôle des laïcs dans la cité :
— Ce sont, dit le prélat à Paul VI, des gens qui cherchent le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; voici la liste des intervenants.
— Ah, dit Paul VI, un tel, je ne connais pas ; un tel, je ne connais pas. Ah ! Michel de Saint-Pierre !… Mais il n’est pas gaulliste, Michel de Saint-Pierre ! Interloqué, l’archevêque regarde le Saint-Père : que veut-il dire ? C’est la seule réflexion qu’il ait faite, pour finalement conclure :
— Enfin, c’est très bien, je suis heureux d’être informé… Je peux garder le papier ? Et il y eut un souhait de succès émis par Radio Vatican, mais de bénédiction de Paul VI, il n’y en eut point.
12 janvier 1966
Paul VI : « Etant donné son caractère pastoral le Concile a évité de proclamer selon le mode extraordinaire des dogmes dotés de la note d’infaillibilité. Toutefois le Concile a attribué à son enseignement l’autorité du magistère suprême ordinaire ; cet enseignement est manifestement authentique et doit être accepté par tous les fidèles suivant les normes que lui a attribuées le Concile, compte tenu de la nature et du but de chaque document » (La Documentation Catholique, n° 1466, 1966, p.420).
Ainsi ce concile n’a pas la valeur d’infaillibilité au titre du magistère extraordinaire, puisque précisément aucun dogme n’a été défini, volontairement.
Nota bene : la prétention d’élever le concile à un «magistère suprême ordinaire» n’existe que dans l’imagination de Paul VI car c'est une contradiction dans les termes, un enseignement est ou bien quotidien, courant, donc ordinaire, ou bien ponctuel, donc suprême.
25 janvier 1966
Influence juive au concile : article de Look, périodique américain : « Comment les juifs ont changé la pensée catholique », cf Le Sel de la terre n°34 p. 196.
23 mars 1966
Acte contre l’unicité de la Religion catholique Remise par Paul VI de l’anneau papal à Ramsey, anglican, hérétique et franc-maçon, laïc, à Saint Paul hors-les-murs. Ils donnent ensemble la bénédiction à l’Eglise présente, cardinaux, clergé et fidèles. Léon XIII a déclaré les ordinations anglicanes invalides dans Apostolicae Curae.
14 juin 1966
Suppression de l’Index des livres interdits.
Juillet 1966
"Comment en sommes-nous descendus à ce point et avec cette rapidité ? (...) Prenons garde de ne point oublier les Franc-maçonneries de toute espèces et leur fonctionnement méthodique, lorsque nous cherchons une explication suffisante de cette nouveauté apocalyptique des temps actuels : une Eglise apparente qui s'infiltre dans la véritable Eglise et tente de la supplanter. Nous parlons d'infiltration. Il s'agit en effet, de nos jours, d'une pénétration peu visible à un regard superficiel, peu apparente, insidieuse, plutôt que d'une persécution ouverte.
A la suite des suggestions de Roca et de Saint Yves d'Alveydre, les Franc-maçonneries se préoccupent moins de combattre l'Eglise violement que de lui enlever en douceur, et sous anesthésie préalable, ce qui la constitue en elle-même : la vie surnaturelle et la structure hiérarchique avec la primauté pontificale."
Père Calmel op, Itinéraires n°105, p.218
24 juillet 1966
Le cardinal Ottaviani s’adresse aux supérieurs de congrégations au sujet de déviations doctrinales dans la saint Eglise.
6 août 1966
Motu proprio Ecclesiae Sanctae instituant la démocratie dans l’Eglise, alors que Notre Seigneur l’a voulue monarchique, et poussant les évêques à démissionner à 75 ans.
20 décembre 1966
Réponse de Mgr Lefebvre au cardinal Ottaviani:
« (…) le mal se situe surtout dans une littérature qui sème la confusion dans les esprits par des descriptions ambiguës, équivoques, mais sous lesquelles on découvre une nouvelle religion. (…) Les doutes sur la nécessité de l’Église et des sacrements entraînent la disparition des vocations sacerdotales.
Les doutes sur la nécessité et la nature de la « conversion » de toute âme entraînent la disparition des vocations religieuses, la ruine de la spiritualité traditionnelle dans les noviciats, l’inutilité des missions.
Les doutes sur la légitimité de l’autorité et l’exigence de l’obéissance provoqués par l’exaltation de la dignité humaine, de l’autonomie de la conscience, de la liberté, ébranlent toutes les sociétés en commençant par l’Église, les sociétés religieuses, les diocèses, la société civile, la famille. L’orgueil a pour suite normale toutes les concupiscences des yeux et de la chair. (…)
Il faut donc, acculé par les faits, conclure que le Concile a favorisé d’une manière inconcevable la diffusion des erreurs libérales. La foi, la morale, la discipline ecclésiastique sont ébranlées dans leurs fondements, selon les prédictions de tous les Papes. »
LE DIALOGUE, ARME SATANIQUE.
On sait que Jean XXIII avait bien précisé que le concile du Vatican II ne devait ni "définir", ni "condamner".
De fait l’assemblée conciliaire a ignoré l’anathème et l’excommunication.
Une méthode nouvelle a été alors lancée par Paul VI dès le début de son pontificat : elle a été celle du dialogue.
Ce terme est devenu dans tous les milieux catholiques, un véritable "slogan" répercuté au point d’atteindre une parfaite saturation. Partout, sans cesse, on a proféré le mot dialogue, mais sans savoir hélas ! que l’Ennemi se cachait à l’arrière de ce mot prestigieux dès lors qu’il s’adressait à un redoutable adversaire J.l. Jourdan a eu ce mot plein de justesse :
"L’oiseau est pris dès que ses yeux ont dialogué avec ceux du reptile". Cité par José Michaël dans I’Eglise occultée, p.19.
Laissons-nous instruire par ce texte maçonnique :
"Quand le dialogue s’instaure, quels que soient la méthode ou le lieu de rencontre, C’EST LE PRÉLUDE DE LA VICTOIRE". (Humanisme de Nov. Déc. 69 p. 71-72, périodique du Centre de Documentation du Grand Orient de France)
22 février 1967
Exhortation apostolique Petrum et Paulum sur des opinions nouvelles attaquant la foi.
23 juin 1967
Monseigneur Dwyer, membre du Consilium de Liturgie, archevêque de Birmingham : « La Réforme liturgique est dans un sens très profond la clef de l'aggiornamento, ne vous y trompez pas, c'est là que commence LA REVOLUTION...».
2 juillet 1967
Lettre de Mgr Bugnini, grand architecte de la réforme liturgique, au grand maître de la Franc-maçonnerie en Italie. Ce dernier lui demandait d’appliquer des réformes du prêtre apostat Roca, selon le grand principe « désurnaturaliser l’Incarnation », donc appliquer la langue locale, la démultiplicité des rites, de la liturgie, pour introduire la confusion partout. Réponse de Mrg Bugnini : oui, dans 10 ans j’y serai parvenu. La réforme de la messe aura lieu deux ans plus tard.
17 juillet 1967
Paul VI abolit le serment antimoderniste, demandé jusque-là à tout séminariste souhaitant accéder au sacerdoce.
24 juillet 1967
Création de la commission pontificale pour l’interprétation des décrets du concile Vatican II, qui prend la suite de la commission centrale post-conciliaire.
15 août 1967
Réforme de la Curie romaine. Le Pontife est réduit de facto à un rôle de souverain de façade doublé d’un régent presque plénipotentiaire.
Novembre 1967
Revue Notitiae n°35, du Consilium pour la réforme liturgique, les catholiques de Suède notent « le rapprochement opéré avec les formes liturgiques de l’Eglise luthérienne. »
1968
Année de la révolution estudiantine et pharisienne-talmudique en Europe au mois de mai.
L'hebdomadaire nationaliste Minute prévoit les ghettos arabo-mahométans que n'allaient pas tarder à devenir les cités hlm sans âme.
Ouvrage de Marcel Prélot sur le libéralisme catholique qui a triomphé au concile, édition Armand Colin :
« Il connaît des victoires le libéralisme catholique il pointe avec, il fulgure avec l’essor de l’Avenir, il pointe avec la circulaire d’Eichstein en 1814, il fulgure avec l’Avenir en automne 1830. Il connaît des victoires, des crises alternées, jusqu’à ce que le message de Vatican II aux gouvernants marque sa fin, ses revendications fondamentales, éprouvées et épurées étant reçues par le concile lui-même. »
Donc le libéralisme se considérant comme maintenant officiellement reconnu par le concile Vatican II.
« Aussi est-il possible aujourd’hui de considérer le libéralisme catholique tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change. Il échappe aux confusions qui ont encombré sa carrière, qui a certains moments ont failli la clore prématurément, il apparaît ainsi qu’il fut réellement, non pas une suite d’illusions pieuses professées par des ombres diaphanes et chlorotique, mais comme une pensée engagée ayant au cours d’un siècle et demi mis son emprise sur les esprits et sur les lois avant de recevoir l’accueil définitif de cette Eglise qu’il avait si bien servie, mais dont il avait été si souvent méconnu. »
Publication de l'abominable "catéchisme" hollandais qui affirme :
« Les éléments du marxisme sont de nature à mettre beaucoup d’hommes sur la voie du christianisme vécu d’une manière nouvelle.[... Nous voyons dans] l’islam, l’humanisme, le marxisme, un désir inconscient et une recherche tâtonnante du vrai visage de Jésus-Christ, que nous, chrétiens, obscurcissons trop souvent »
Le catéchisme hollandais. Une introduction à la foi catholique. Le nouveau catéchisme pour adultes réalisé sous la responsabilité des évêques des Pays-Bas, Paris 1968, p. 58
1er février 1968
Informations Catholiques Internationales, p.12-13, le cardinal Garrone affirme une hérésie en niant la capacité de la raison humaine à connaître l'existence de Dieu, vérité proclamée lors du concile du Vatican Ier dans Dei Filius, Denzinger (DS) n°302.
18 juin 1968
Nouveau rite d’ordination sacerdotale, qui fait disparaître la mention de pouvoir offrir le saint sacrifice par le prêtre.
Fête du Christ Roi 1968
Vade mecum du catholique fidèle
"(...) le catéchisme imposé à vos enfants mène à l'hérésie. En effet, le "Fonds obligatoire" et les premiers manuels parus selon ce "fonds", par les omissions volontaires (note : omissions radicales ou simplement majeures ; par exemple les anges et les démons sont tout de même mentionnés mais très rarement ; et surtout aucun enseignement -ne serait-ce que de leur existence- n'est donné ex professo à leur sujet) qu'ils comportent et par certaines expressions qu'ils innovent dans l'enseignement religieux, faussent à tout jamais dans l'esprit des enfants des vérités de notre foi (Mystère de la Sainte Trinité, Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Virginité de Marie, Maternité divine, péché originel, péché véniel et mortel, grâce, jugement dernier, enfer, purgatoire, anges, démons, Présence réelle, sacrement de l'ordre, du mariage, de l'extrême onction, etc).
En outre, la Foi est présentée comme une recherche orientée vers le monde, la Religion comme une expérience sensible ou une forme d'humanisme, la Salut comme l'accomplissement progressif de l'homme dans la construction du monde, l'Autorité de l'Eglise comme celle du seul Vatican II et encore diminuée puisqu'elle exclut l'autorité suprême que le Souverain Pontife a reçu du Christ ; les textes scripturaires sont faussés, tronqués, et leur version donnée comme obligatoire ! En conséquence, refusez catégoriquement d'accepter les nouveaux manuels pour vos enfants, que vous soyez parents ou catéchistes, car vous êtes responsable de leur Foi."
Vade-mecum du catholique fidèle - Face à la destruction concertée de l'Eglise, 150 prêtres rappellent les principes de la vie chrétienne.
9 novembre 1968
The Times
"Pour un monde préoccupé par sa propre crise d'autorité, le spectacle de l'Église romaine, dont la marque distinctive a longtemps été la loyauté indéfectible de ses membres, se déchirant dans une agonie similaire de remise en question, doit être quelque chose d'un certain réconfort. Pour les catholiques, c'est à la fois un choc et une leçon. Il est certain que le tollé soudain et prolongé suscité par l'encyclique Humanae Vitae du pape n'aurait pas été aussi marqué si la question s'était limitée à l'ordre moral. Mais le contrôle des naissances n'était qu'un problème superficiel : ce que le pape a clairement montré, tant par la manière dont il est parvenu à sa décision que par la nature même de celle-ci, c'est le conflit actuel au sein de l'Église entre deux visions opposées de l'autorité. On peut classer les deux camps comme traditionnel et moderniste. Pour le premier, le Christ a donné à Pierre, qui préside les autres apôtres, le mandat suprême d'enseigner. (...)
Mais quelles que soient les intentions futures de son commandant en chef, l'Église dispose aujourd'hui encore d'une chaîne de commandement militaire forte, qui s'étend verticalement du pape aux évêques, puis aux prêtres, jusqu'à ce que le message atteigne le peuple. Selon les traditionalistes, toute interférence avec ce système de télécommunication divin revient à priver le peuple du message de Dieu. Mais, selon les modernistes, qui reviennent [selon leur interprétation erroné] à la tradition biblique de l'autorité, le peuple de Dieu [ne passe par par la hiérarchie pour aller à Dieu]."
Ruine de l'autorité du Pape dans son domaine de compétence, rappeler la saine doctrine :
"Pour les modernistes, la théorie de la ligne directe est trop simpliste sur le plan théologique et comporte le danger pratique d'un totalitarisme séculier. Ces deux points de vue contradictoires se sont affrontés lors des débats du Concile Vatican II.
À l'époque, les libéraux ont remporté la victoire, mais aujourd'hui, la Constitution sur l'Église, malgré toute son inspiration, ressemble à un traité de paix mal rédigé, dans lequel les deux parties ont eu leur mot à dire. Elle admet que les tensions ne sont en train d'être résolues de manière concrète que dans la vie quotidienne de l'Église. Roma locuta, causa finita est. En théorie, l'encyclique du pape aurait dû mettre fin au débat. Et pourtant, la plupart des hiérarchies nationales, même italiennes, dont la déclaration était parmi les plus libérales, ont jugé nécessaire de nuancer la décision du pape. "
LA RECONCILIATION ENTRE L’EGLISE CATHOLIQUE ET LA FRANC-MAÇONNERIE
"Quand le dialogue s’instaure, quels que soient la méthode ou le lieu de rencontre, C’EST LE PRÉLUDE DE LA VICTOIRE". Une telle citation laisserait bien deviner que le fameux "dialogue" aurait été "une trouvaille maçonnique" pour permettre d’atteindre l’une des principales finalités du concile tel qu’il a été envisagé par la Contre-Eglise : le rapprochement, la réconciliation entre l’Eglise de DIEU et l’Eglise de Satan !
Une telle réconciliation est appelée à marquer le point culminant de l’œcuménisme luciférien. Dans son livre, Christianisme et Franc-Maçonnerie, Léon de Poncins écrit :
"Avec l’avènement de Jean XXIII et les NOUVELLES CONCEPTIONS D’ŒCUMENISME, il y eut BRUSQUEMENT COMME UNE EXPLOSION. On vit surgir une floraison d’ouvrages consacrés à la Franc-Maçonnerie et une collection d’écrivains, historiens, philosophes, journalistes, politiciens, conférenciers, œuvrèrent chacun dans sa spécialité en faveur d’UNE RÉCONCILIATION DE L’EGLISE CATHOLIQUE ET DE LA FRANC-MAÇONNERIE. On avait nettement l’impression d’une CAMPAGNE INTERNATIONALE, MÉTHODIQUEMENT ORCHESTRÉE dont le centre d’impulsion était en France". (p. 14-15)
On comprend pourquoi la Franc-Maçonnerie pas plus que le communisme, n’a été condamnée par le concile du Vatican II, en dépit de l’enseignement et des condamnations des Papes Clément XII, Benoît XIV, Pie VI, Pie VII, Léon XII, Pie VIII, Grégoire XVI, Pie IX, Léon XIII, saint Pie X, Pie XI (encyclique Divini Redemptoris), Pie XII.
La prétendue réconciliation de l’Eglise catholique avec la Franc-Maçonnerie est un perfide traquenard. Pour s’en convaincre il suffit d’écouter Arthur Preuss parler de cette dernière :
"Elle est UNE en son esprit véritable et ésotérique ; elle est UNE en son but, en son objet ; UNE dans sa lumière et ses doctrines, UNE en sa philosophie et sa religion ; elle forme ainsi une famille, une corporation, une institution, une fraternité, un ordre, un monde, qui tend, par son universalité, A SE SUBSTITUER A LA CATHOLICITÉ QU’A ÉTA- BLIE LE CHRIST". J.M. Jourdan, Les deux progressismes, Permanences, Déc. 65 p. 61
Lisons encore ce texte de la Haute-vente :
"Notre but final est celui de Voltaire et de la Révolution française : L’ANÉANTISSEMENT A TOUT JAMAIS DU CATHOLICISME ET MÊME DE L’IDÉE CHRÉTIENNE, qui, restée debout sur les ruines de Rome, en serait la perpé- tuation pour plus tard..." (cité par Mgr de Ségur dans son ouvrage, La Révolution)
Voici Jean XXIII et Vatican II vus par le Grand Maître de la Grande Loge, Richard Dupuy :
"Jean XXIII et Vatican Il ont donné une impulsion FORMIDABLE au travail d’éclaircissement (?) et de DÉSARMEMENT RÉCIPROQUE (?) dans les rapports de l’Eglise et de la Franc-Maçonnerie".
La Veuve (= la Franc-maçonnerie) peut dire, se souvenant de Corneille dans Rodogunes : "J’embrasse ma rivale, mais c’est pour l’étouffer".
Oui, malheur à l’oiseau qui dialogue avec le reptile !
Revenons au Pape Léon XIII : celui-ci ne se borna pas à interdire aux catholiques de se faire francs-maçons, il leur enjoignit d’arracher à la Franc-Maçonnerie le masque dont elle se couvre "et de la faire voir telle qu’elle est".
C’est ce même Pontife qui rappelait que "le christianisme et la Franc-Maçonnerie sont essentiellement inconciliables, si bien que, disait-il, s’agréger à l’une, c’est divorcer avec l’autre". (Humanum genus, 1884)
14 février 1969
Nouveau calendrier liturgique
Mars 1969 puis 1990
Nouveau rituel du mariage
3 avril 1969
Nouvelle messe
Dans un but de faux œcuménisme libéral, un nouveau missel est composé artificiellement avec l'aide de six protestants. Le luthérien Gérard Siegwalt, professeur à la faculté protestante de Strasbourg, dans Le Monde du 22 novembre 1969, confirme que l'objectif a été atteint : "Rien dans la messe maintenant renouvelée ne peut gêner vraiment le chrétien évangélique".
De même l'anglican Pawley dans Rome et Cantorbéry durant quatre siècles, p. 343 : "La nouvelle liturgie, en beaucoup d'endroits, a dépassé la liturgie de Cranmer, en dépit d'un retard de quatre cents ans, dans sa modernité." Le problème est que ces novateurs ont transformé nos rites sacrés pour les confondre avec ceux des protestants, oeuvre humaine, eux pour qui la messe n'est pas un sacrifice propitiatoire mais seulement la cène. Les modifications apportées par Luther se retrouvent dans cette réforme qui déforme :
L'autel est remplacé par une table : idée de repas suggérée et non plus de sacrifice propitiatoire pour nos péchés.
Le prêtre est face aux fidèles (et derrière la table du repas communautaire) et nous plus face à l'autel du sacrifice. Les fidèles sont orientés non plus vers Celui dont tient lieu son ministre revêtu du sacerdoce, mais vers ce dernier, président d'assemblée. La prière personnelle de chacun devient plus difficile.
Il n'y a plus d'unité de la liturgie autour de la croix, qui ou bien est reléguée dans le dos du prêtre, il ne peut donc plus la voir, ou bien elle sépare le prêtre des fidèles, et là encore ou bien le crucifié est côté prêtre donc les fidèles ne le voient pas, ou c'est l'inverse et le prêtre ne le voit plus. Plus de côté de l'Evangile et de l'épître non plus sur cette table qui rassemble pour diviser de Notre Seigneur.
Pour Luther la foi vient de la parole et la prédication est au-dessus des sacrements, donc la liturgie protestante est célébrée en langue vulgaire dans le sens de langue de la vie quotidienne, et le latin disparaît. Même si Jean XXIII et les pères du concile du Vatican II ont rappelé l'importance du latin et du chant grégorien, ceci a été complètement méprisé par les progressistes. La pratique de la langue liturgique demande un effort qui nous élève vers le sacré alors que la langue de tous les jours nous rabaisse vers la terre, et divise l'Eglise selon les peuples, les nations et leurs langues. La latin symbolise l'unité et la stabilité de la sainte Eglise.
L'offertoire a été particulièrement attaqué par Luther car il exprime nettement que la messe est un sacrifice pour la rémission des péchés. Une prière juive de bénédiction de la table le remplace avec une expression si indéterminée qu'elle pourrait venir d'un rituel maçonnique : "Dieu de l'univers." Non !! Dieu est Sainte Trinité et le Verbe incarné est Notre Seigneur Jésus-Christ, voilà des expressions catholiques, celle de la nouvelle formule a une saveur païenne, hérétique.
La génuflexion du prêtre immédiatement après chaque consécration, avant l'élévation, disparaît. Les novateurs voudraient insinuer que c'est la foi du peuple, après avoir vu l'hostie, qui permet la présence de Notre Seigneur, qu'ils ne s'y seraient pas pris autrement.
Les trois nouvelles prières eucharistiques brillent par les omissions qui s'y trouvent : les affirmations typiquement catholiques sont évacuées, la Très Sainte Vierge Marie n'est plus toujours Vierge, les mérites des saints sont ignorés, l'enfer est passé complètement sous silence,etc.
L'adoration et le respect envers Dieu ne sont plus de mises, aux enfants les catéchistes, prêtres n'enseignent plus à s'agenouiller lors de la consécration, la sainte communion est forcée à être reçue dans les mains .
Tutoiement dans les prières.
Acclamations ambiguës après la consécration "Nous annonçons ta mort,…jusqu'à ce que tu viennes" ou encore "Viens, Seigneur Jésus", alors qu'Il est censé être venu à l'instant par la consécration!
Traduction complètement fausses : l'Orate fratres a été traduit par "Prions ensemble au moment d'offrir le sacrifice de toute l'Eglise",donc le sacrifice non plus de Notre Seigneur visiblement avec cette formule ambiguë une fois encore.
Le rôle du prêtre s'efface, cf le point précédent, la génuflexion en moins qui altère son rôle d'unique consécrateur par son Ministère sacré sacerdotal reflet de l'Eglise unique Epouse du Christ essentiellement sacerdotale, mais aussi la disparition de son rôle unique d'intercesseur dans le Confiteor aux côtés des saints.
Fausse traduction de pro multis, en anglais "for all" est une hérésie et "pour la multitude" en français est imprécis, flou, inexact au sens strict, comme toute cette nouvelle religion. Le fruit du sacrifice rédempteur ne s'étend qu'à ceux qui ont accepté la Rédemption, et non à tous, car certains hélas refusent.
Ite missa est à la fin de la messe déformé par "Allez dans la paix du Christ".
Les lectures ont été amputées des passages où Notre Seigneur menace, avertit, semble dur, donc insupportable aux oreilles du monde moderne incrédule et orgueilleux.
Le nouvel "Ordo Missae" n’insère plus les paroles de la Consécration qui constituent la forme essentielle de la messe, dans un rite qui donne à cette forme son véritable sens ; en effet, pour ne prendre qu’un exemple, l’ancien offertoire qui donnait excellemment ce sens véritable et qui était selon les Cardinaux Ottaviani et Baci "la clé de voûte" du Sacrifice Eucharistique, est devenu un simple "bénédicité" juif. Pour que le Sacrifice du Christ s’accomplisse sacramentellement, ne faut-il pas que le pain et le vin aient été mis auparavant en état d’oblation, qu’ils aient été offerts en symboles de la Divine Victime ? Le concile dans son fruit essentiel qu’est la Nouvelle Messe, a exaucé les vœux des protestants Cranmer et Luther pour qui toute forme d’offertoire "puait l’oblation" .
En perdant sa "clé de voûte", grâce aux bons soins du Mgr Bugnini, la messe s’est dégradée, elle est devenue une célébration du pain et du vin commune à toutes sortes de célébrations hérétiques. Elle est devenue une "Cène œcuménique".
15 mai 1969
Nouveau rituel du baptême qui atténue l'évocation des effets surnaturels du sacrement, et supprime plusieurs rites préparatoires, notamment le triple exorcisme qui arrache avec l'autorité divine l'enfant à l'influence du démon, Satan. Ces rites préparatoires ont une efficacité propre, en particulier les exorcismes, Saint Thomas l'enseigne dans sa somme théologique (IIIa, q71, a3).
2 juillet 1969
« Si le monde change, la religion ne devrait-elle pas changer aussi? [...]C’est exactement la raison pour laquelle l’Église a, en particulier après le concile, entrepris tant de réformes » Paul VI, audience générale. Quelle folie que de vouloir changer ce qui est essentiellement stable. Stat crux dum volvitur orbis disent les Chartreux.
Le même jour
Mgr Lefebvre fonde l'Association Saint Pie X pour la formation des candidats au sacerdoce.
31 mars 1970
Paul VI n'exige plus que la partie non-catholique lors d'un mariage promette de faire baptiser leurs enfants dans l'Eglise romaine ni qu'ils les éduqueront dans la sainte foi catholique.
3 mai 1970
La Documentation catholique montre une photo de Paul VI entouré des six messieurs protestants qui ont aidé à fabriquer de toutes pièces le nouveau rite de la messe. L'un d'eux, Jasper, a confié à Michael Davies in Le rite romain détruit, Devon, 1978, pp. 42-43, le rôle actif de ces "observateurs".
3 décembre 1970
Nouvelles huiles saintes
1er novembre 1970
(constitution apostolique) puis décret du 11 avril 1971 Nouveau bréviaire
Le même jour
Mgr François Charrière, évêque de Genève, Fribourg et Lausanne approuve les statuts de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X.
25 décembre, Noël 1970
Mgr Nestor Adam, évêque de Sion, accepte l'ouverture d'un séminaire à Écône.
7 février 1971
Honte à Paul VI qui se complaît dans les réalisations humaines à l'occasion de la conquête de l'espace : "Honneur à l'homme, à la pensée, à la science, à la technique, au travail, à la hardiesse humaine. (…) Honneur à l'homme, roi de la terre et maintenant prince des cieux." Revenons à saint Paul : "Qu'as-tu que tu n'aie reçu ?"
15 août 1971
Nouveau rite de la confirmation (attention à l’huile utilisée)
30 novembre 1972
Nouveau rite de l’Extrême-onction
23 avril 1973
"Vatican II a été une véritable invasion de la pensée mondaine dans l'Eglise" Paul VI
2 décembre 1973
Nouveau rite de la confession
Les apôtres et les disciples de Notre Seigneur chassaient les démons; l'église conciliaire a supprimé les exorcismes du baptême, l’exorcisme sur les saintes huiles du jeudi saint, le sel exorcisé, le petit exorcisme de Léon XIII récité à la fin de la messe, l’ordre des exorcistes (Paul VI supprima l’ordre des exorcistes le 15 août 1972, accordant toutefois aux évêques la faculté de maintenir un exorciste si bon leur semblait).
Le 29 septembre 1985 (Documentation catholique, 1986, p. 197), la Congrégation pour la doctrine de la foi a même formellement interdit à quiconque de réciter le petit ou le grand exorcisme de Léon XIII. Quelle infamie ! Ordre illégitime bien sûr.
Les prières des agonisants ont été expurgées: toute mention du démon, adversaire redoutable de la dernière heure, y est supprimée.
Les complies des bénédictins ont été amputées de la belle leçon de l’apôtre St. Pierre:« Frères, soyez sobres et vigilants, car votre adversaire le diable, rugissant tel un lion, tourne autour de vous, cherchant qui dévorer; vous lui résisterez en demeurant forts dans la foi » (1. Pierre V, 8).
21 novembre 1974
Déclaration de Mgr Lefebvre dans la revue Itinéraires :
"Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.
Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues. (...)"
1975
« Il y a une différence essentielle entre les modernistes et nous : c’est que le jour où Rome reconnaîtra que c’est nous qui avons raison, elle ne reconnaîtra pas des idées qui nous appartiendraient en propre, que nous aurions inventées, mais des idées qui furent celles de toujours de l’Eglise et que certains clercs ont perdues en route. »
Jacques Ploncard d’Assac, L’Eglise occupée, DPF, 1975, p.238
Congar contre le concile de Trente
« Notre dessein était de combattre ce que, dans notre jargon, nous appelions la « théologie baroque » (…) la théologie de la Contre-Réforme »
Une vie pour la vérité, Jean Puyo interroge le Père Congar, Le Centurion, 1975, p.82
Aide à l’Eglise en détresse (2 Trim. 1975, n°18) :"... les autorités civiles Soviétiques insistent de plus en plus auprès des évêques pour qu’ils APPLIQUENT LA REFORME LITURGIQUE DU CONCILE." Ils savent en effet, d’après des sondages faits ici et là, que cela ne plaît pas à la population."
D’après un sondage officiel, on sait que 80% des prêtres sont eux aussi, opposés aux changements de la liturgie et désirent continuer à dire la messe comme auparavant". (p. 9)
On sait qu’en Pologne, les prêtres qui célèbrent la messe traditionnelle sont persécutés par le parti communiste, par les inspecteurs des cultes. Par contre sont laissés libres les prêtres qui disent la nouvelle messe.
Comprenons : à l’arrière de l’appareil communiste, qu’il soit soviétique, polonais ou autre, il y a le Haut Illuminisme Franc-maçonnique friand du nouveau rite (auquel il n’est sans doute pas étranger) qui se prête admirablement à son œcuménisme. Il ne faut donc pas s’étonner que des athées, reliés à ce Haut Illuminisme, "insistent" pour que se célèbre la messe œcuménique de Paul VI !
9 septembre 1975
"Il s'agit de la lutte séculaire entre les papes, entre la vérité de l'Eglise et ceux qui veulent marier l'Eglise avec le monde, avec la Révolution, qui veulent marier la vérité avec l'erreur, le bien avec le mal. Voilà le libéral, qui n'a de cesse que l'Eglise finisse par accepter le monde tel qu'il est (...). Eh bien, cela Dieu, Notre Seigneur, ne le veulent pas. Notre Seigneur veut qu'on se convertisse à l'Eglise et non que l'Eglise se convertisse au monde." Mgr Lefebvre, Vienne, Autriche
Octobre 1975
Mgr Lefebvre, Lettre aux amis et Bienfaiteurs n°9
« Ces principes et leurs conséquences, qui exigent la liberté de pensée, la liberté d’enseignement, la liberté de conscience, la liberté de choisir sa religion, ces fausses libertés qui supposent la laïcité de l’Etat, ont été, depuis le concile de Trente, sans cesse condamnés par les successeurs de Pierre, et d’abord par le concile de Trente lui-même. Enumérons quelques documents parmi les plus importants qui ont complété cette doctrine du concile de Trente et l’ont confirmée : La bulle Auctorem fidei de Pie VI contre le concile de Pistoie, l’encyclique Mirari vos de Grégoire XVI contre Lamennais, l’encyclique Quanta Cura et le Syllabus de Pie IX, l’encyclique Immortale Dei de Léon XIII condamnant le droit nouveau, les actes de saint Pie X contre le Sillon et le modernisme et spécialement le décret Lamentabili et le serment antimoderniste, l’encyclique Divini Redemtoris du pape Pie XI contre le communisme, l’encyclique Humani generis du pape Pie XII.
Ainsi le libéralisme et le catholicisme libéral ont toujours été condamnés par les successeurs de Pierre au nom de l’Evangile et de la Tradition apostolique. »
1976
"Le monde moderne est celui du viol des foules et du lavage de cerveau. Quand un Pouvoir, quel qu'il soit, dispose des "mass-media", il peut non seulement faire croire ce qu'il veut, mais même rendre l'imaginaire plus réel que la réalité -jusqu'à ce que la réalité se venge. Alors que les églises, les séminaires se vident, il n'est question que de "printemps de l'Eglise" et de "nouvelle Pentecôte".(...) Vue dans son ensemble, la situation est pourtant parfaitement claire. Centrée sur la nouvelle messe, la réforme liturgique consiste simplement dans l'abolition de fait du concile de Trente et dans la conversion du catholicisme au protestantisme, sous les espèces de l'œcuménisme."
Louis Salleron, La nouvelle messe, Nouvelles éditions latines
13 février 1976
L'Osservatore Romano, journal officiel du Vatican, tombe dans l'apostasie en affirmant que tous les fondateurs de religions, y compris les fausses donc, sont messagers de Dieu.
31 mars 1976
Conversation entre Mgr Lefebvre et le Nonce Apostolique de Berne, à la foi expirante, Mgr Marchioni, source Mgr Lefebvre, Ils l'ont découronné, Fideliter 1987, pp. 99-101 :
Mgr Lefebvre : On peut bien voir dans le concile des choses dangereuses (...) Dans la déclaration sur la liberté religieuse, il y a des choses contraires à ce que les papes ont enseigné : il est décidé qu'il ne peut plus y avoir d'Etats catholiques !
Le Nonce : Mais oui, c'est évident !
Mgr Lefebvre : Croyez-vous que cela va faire du bien à l'Eglise, cette suppression des Etats catholiques ?
Le Nonce : Ah, mais vous comprenez, si on fait cela, on obtiendra une plus grande liberté religieuse chez les Soviets !
Mgr Lefebvre : Mais le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ, qu'en faites-vous ? Le Nonce : Vous savez, c'est impossible maintenant ; peut-être dans un avenir lointain ?...Actuellement, ce règne est dans les individus ; il faut s'ouvrir à la masse.
Mgr Lefebvre : Mais l'encyclique Quas Primas, qu'est-ce que vous en faites ?
Le Nonce : Oh...le pape ne l'écrirait plus, maintenant !
Mgr Lefebvre : Savez-vous qu'en Colombie, c'est le Saint-Siège qui a demandé la suppression de la constitution chrétienne de l'Etat ?
Le Nonce : Oui, ici aussi.
Mgr Lefebvre : En Valais ? Le Nonce : Oui, en Valais. Et maintenant, voyez, je suis invité à toutes les réunions !
Mgr Lefebvre : Alors vous approuvez la lettre que Mgr Adam (évêque de Sion, en Valais) a écrite à ses diocésains pour leur expliquer pourquoi ils devraient voter pour la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat ?
Le Nonce : Voyez-vous, le règne social de Notre Seigneur, c'est bien difficile aujourd'hui...
Commentaire de Mgr Lefebvre : vous voyez, il n'y croit plus : c'est un dogme "impossible ou "bien difficile", "qu'on n'écrirait plus maintenant" ! Et combien pensent ainsi actuellement ! Combien sont incapables de comprendre que la Rédemption de Notre Seigneur Jésus-Christ doit s'opérer avec l'aide de la société civile, et que l'Etat par conséquent doit se faire, dans les limites de l'ordre temporel, l'instrument de l'application de l'oeuvre de la Rédemption. Ils vous répondent : Ah ! ce sont deux choses différentes, vous mêlez la politique et la religion !
Et pourtant, tout a été créé pour Notre Seigneur Jésus-Christ, donc pour l'accomplissement de l'oeuvre de la Rédemption : tout, y compris la société civile qui, je vous l'ai dit, est une créature des Bon Dieu elle aussi ! La société civile n'est pas une pure création de la volonté des hommes, elle résulte avant tout de la nature sociale de l'homme, de ce que Dieu a créé les hommes pour qu'ils vivent en société ; c'est inscrit dans la nature par le créateur. Donc la société civile elle-même, non moins que les individus, doit rendre hommage à Dieu, son auteur et sa fin, et servir le dessein rédempteur de Jésus-Christ.
2 mai 1976
"Il y a une dizaine d'années, au moment du concile, une mutation s'est opérée dans l'Eglise (...) par l'introduction des idées libérales, qui ont pénétré à l'intérieur de l'Eglise, comme elles ont pénétré dans les sociétés civiles. (...) Il y a désormais trois erreurs fondamentales, qui, d'origine maçonnique, sont professées publiquement par les modernistes qui occupent l'Eglise : le remplacement du Décalogue par les "droits de l'homme", (...) ce faux œcuménisme, qui établit en fait l'égalité des religions,, (...) enfin, le troisième acte qui est maintenant courant, c'est la laïcisation des Etats (...). Si l'on réunit ces trois changements fondamentaux et qui, en vérité n'en font qu'un, c'est vraiment la négation de l'unicité de la religion de Notre Seigneur Jésus-Christ."
Mgr Lefebvre, conférence à la villa Aurore
7 juillet 1976
L'Osservatore Romano note la consolation du moderniste Gallarati Scotti à la vue du Vatican II. Serait-ce que les voeux des démolisseurs de la sainte Eglise seraient comblés par ce concile ?
Eté 1976
Réflexions de Mgr Lefebvre suite à la suspens a divinis
"L'Eglise d'aujourd'hui n'est la véritable Eglise que dans la mesure où elle continue et fait corps avec l'Eglise de toujours. La norme de la foi catholique, c'est la Tradition."
2 août 1976
"Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican II, c'est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de ce concile, que celui-ci, tournant le dos à la Tradition et rompant avec l'Eglise du passé est un concile schismatique. On juge l'arbre à ses fruits."
Mgr Lefebvre, Le Figaro
9 août 1976
Lettre d'intellectuels français à Paul VI pour soutenir Mgr Lefebvre :
« Très Saint-Père,Les sanctions qui viennent d'être prises contre Mgr Lefebvre et son séminaire d'Ecône ont créé une grande émotion en France. Bien au-delà des traditionalistes proprement dits, c'est la foule immense des catholiques français qui se sont sentis touchés. Depuis des années, ils s'inquiètent de l'évolution de leur religion. Ils ne disent rien, n'ayant aucune qualité pour parler. Simplement, ils s'éloignent.
C'est le cardinal Marty lui-même qui nous a récemment révélé que, de 1962 à 1975, la pratique dominicale avait baissé de 54 % dans les paroisses parisiennes.
Pourquoi?
Parce que les fidèles ne reconnaissaient plus leur religion dans certaine liturgie et certaine pastorale nouvelles. Ils ne la reconnaissent pas davantage dans le catéchisme qu'on enseigne maintenant à leurs enfants, dans le mépris de la morale élémentaire, dans les hérésies professées par des théologiens écoutés, dans la politisation de l'Evangile. (...)"
20 août 1976
Conférence de Mgr Lefebvre à ses séminaristes :
« (...) Ah une lettre du 25 juin qui précédait, ça c’est de Mgr Benelli, la lettre du 25 juin, c’est tout de même très grave ce qu’il dit là. « Le Saint-Père me charge aujourd’hui même de confirmer la mesure qui vous a été intimée en son nom de mandato speciali vous abstenir actuellement de conférer toute ordination, ne prenez pas prétexte du désarroi des séminaristes – ça c’était la réponse à ma lettre en disant : je ne peux pas abandonner les séminaristes – vous abstenir donc actuellement de conférer toute ordination, ne prenez pas prétexte du désarroi des séminaristes ordinands. C’est justement l’occasion de leur expliquer ainsi qu’à leur famille que vous ne pouvez les ordonner au service de l’Eglise contre la volonté du pasteur suprême de l’Eglise. Il n’y a rien de désespérant dans leur cas. S’ils sont de bonne volonté et sérieusement préparés à un ministère presbytéral dans la fidélité véritable à l’Eglise conciliaire, dans la fidélité véritable à l’Eglise conciliaire on se chargera de trouver ensuite la meilleure solution pour eux. Mais qu’ils commencent d’abord eux aussi par cet acte d’obéissance à l’Eglise – donc à l’Eglise conciliaire–.
Mais qu’est-ce que c’est que cette Eglise conciliaire ? Ils se vendent là, ils se trahissent, parce qu’enfin nous ne connaissons pas. Qu’est-ce que c’est que cette Eglise conciliaire : fidélité véritable à l’Eglise conciliaire. Donc, à ce concile, ils sont obsédés vous voyez par la fidélité à ce concile Vatican II, n’est-ce pas, qui pour eux est la nouvelle Eglise, c’est l’Eglise conciliaire avec ses sacrements, sa foi, son culte, enfin ses catéchismes, et tout, c’est effrayant, effrayant. On ne peut pas être soumis à ça, impossible, ils se trahissent eux-mêmes. (…)
Un franc-maçon, qu’est-ce que vous voulez, c’est effrayant, c’est effrayant, c’est effrayant. Ce n’est pas moi qui dit ça, ce n’est pas nous qui disons ça. Ce sont les ennemis de l’Eglise, les libéraux sont les ennemis de l’Eglise. Car le pape Pie IX disait il n’y a pas de pires ennemis de l’Eglise que les catholiques libéraux. Il l’a dit dix fois, vingt fois à tous ceux qui venaient le voir à Rome n’est-ce pas.
Alors voilà ces gens-là qui viennent dire notre concile a définitivement accepté nos théories. Nous avons lutté un siècle et demi, depuis la Révolution française, nous avons été un siècle et demi pour que nous y arrivions, désormais le concile les a entérinés. Celui-ci, ce franc-maçon : voilà, maintenant nous arrivons au concile, la liberté de pensée a plané sur le dôme de Saint-Pierre. Ah oui, la liberté de pensée, la liberté de culte, la liberté de conscience, mais oui, avec l’objection de conscience qui se trouve dans le schéma de Gaudium et spes, il y a la liberté de conscience, s’il y a une objection de conscience on fait donc ces trois libertés ont été reconnues par le concile. C’est le libéralisme qui triomphe, c’est sûr, qui est le pire ennemi, enfin le modernisme, enfin ce que vous disiez tout à l’heure. On ne peut pas accepter ce concile.
Ce concile sera jugé un jour par l’histoire, l’histoire de l’Eglise dans trente ans, dans cinquante ans, dans un siècle, on jugera ce concile du Vatican et on ne pourra pas ne pas dire que ce concile a été infesté par les idées libérales et que tout est équivoque. Alors qu’est-ce que je vais demander, je vais demander aux séminaristes de faire le serment qu’ils sont soumis à l’Eglise conciliaire ? ! Qu’est-ce que c’est que ça, c’est pas possible. Non, non, c’est clair maintenant que nous avons affaire à une nouvelle Eglise, une Eglise qui a douze ans, c’est ce que j’ai dit aussi à ces messieurs quand ils le demandent. Vous vous opposez, vous avez l’air très sûr de vous-même Je suis sûr de moi, c’est pas moi, je suis sûr par ma Tradition, par les deux mille ans de Tradition. »
«Le moderniste a ceci de commun avec d’autres hérétiques, qu’il refuse toute révélation chrétienne. Mais parmi les hérétiques, il présente ceci de particulier qu’il dissimule son refus. Le moderniste, on ne le saura jamais assez, est un apostat doublé d’un traître. »
Père Calmel, op, préface sur le catéchisme sur le modernisme du père Lémius
23 août 1976
The Times
"Mgr Lefebvre a accusé le pape de diviser le catholicisme romain en adoptant « de faux compromis avec le libéralisme, le modernisme et le communisme ». De tels concepts de liberté religieuse détruisaient l'Église. Il prédisait que le Concile Vatican II, qui les avait énoncés entre 1963 et 1965, « pourrait peut-être entrer dans l'histoire comme le concile schismatique ». Le mouvement traditionaliste, comparé par l'archevêque à « la pierre dans la fronde de David qui tuera le Goliath qui s'est infiltré dans l'Église », a suscité une profonde inquiétude parmi les dirigeants catholiques romains.(...) « Il y a un terrible problème », a-t-il déclaré.
« Paul VI a deux visages. L'un est traditionaliste et l'autre moderniste. Je ne sais pas quel est son vrai visage. C'est terrible, terrible. Je crains que ce soit le visage moderniste. » Mgr Lefebvre a déclaré que le Concile Vatican II avait tracé une voie semée d'erreurs qui avait entraîné une « confusion totale » parmi les fidèles. En conséquence, l'Église catholique romaine était « en train de devenir une Église parmi d'autres au lieu de rester la seule véritable Église ». « On ne peut assister à cette autodestruction sans se demander si ce n'est pas le pape qui en est à l'origine », a-t-il déclaré.
Sa principale motivation pour s'opposer était « que je ne veux pas contribuer à la destruction de l'Église ». Un récent sondage d'opinion français suggérait qu'un catholique français pratiquant sur quatre sympathisait avec les idées de l'archevêque. Interrogé à ce sujet, il a déclaré ne pas savoir si cela reflétait le soutien réel. « Je sais que beaucoup, voire davantage, souffrent » à cause des réformes, a-t-il déclaré. La France était un bastion traditionaliste, mais il y avait également « une bonne résistance aux États-Unis », a-t-il déclaré. La Grande-Bretagne, l'Allemagne de l'Ouest et le Mexique figuraient parmi les autres pays où le mouvement avait des adeptes.
4 août 1976
"Comment un pape vrai successeur de Pierre, assuré de l'assistance de l'Esprit-Saint, peut-il présider à la destruction de l'Église, la plus profonde et la plus étendue de son histoire, en l'espace de si peu de temps, ce qu'aucun hérésiarque n'a jamais réussi à faire ?"
Mgr Lefebvre, Le Figaro
7 août 1976
The Times
Regard sans la vision surnaturelle des yeux de la foi catholique mais intéressante venant d'un organe libéral
"La vague actuelle de censure contre les traditionalistes dans l'Église n'est pas un signe de puissance, mais d'impuissance. Le pouvoir de Rome de définir clairement la frontière entre la vérité et le mensonge en matière de foi et de morale a toujours été un principe central des croyances de l'Église et la pierre angulaire de son organisation politique. " "Rien ne pourrait être plus préjudiciable au catholicisme romain que la doctrine du relativisme : elle enlève tout son mordant au dogme de l'infaillibilité, en émousse le tranchant et détruit sa fonction stabilisatrice au sein de l'organisation. Mais le relativisme sociologique n'est pas seulement convaincant sur le plan intellectuel, il est aussi à la mode. Il encourage la définition de la vérité en termes de conséquences et de l'orthodoxie en termes d'importance politique. L'infaillibilité reste l'enseignement officiel, mais sa réitération et sa défense sonnent de plus en plus creux et incertains à chaque déclaration papale sur le sujet.
Les théologiens et les prêtres progressistes, poussés par le vent du relativisme venu d'une direction séculière et libérés d'une moralité pointilleuse et d'une mentalité catéchistique par le Concile Vatican II, remettent en question l'autorité doctrinale de l'Église et défient ses sanctions avec une impunité qui semble encore surprendre et réjouir. Les faibles tentatives du pape pour faire taire le père Hans Küng en sont un exemple. Ce brillant théologien de l'université de Tübingen mène la vie dure au Vatican depuis des années, méprisant l'orthodoxie officielle dans chacun de ses livres et devenant de plus en plus audacieux à mesure que les grognements du Vatican s'estompent pour devenir des gémissements.
Pour avoir remis en question sans équivoque le dogme de l'infaillibilité et enseigné que l'Eucharistie pouvait être consacrée par des laïcs, Kung, après huit ans d'enquête sur ses écrits, a été publiquement réprimandé, mais autorisé à conserver son sacerdoce et sa chaire à Tübingen. Au Moyen Âge, on l'aurait brûlé pour l'une ou l'autre de ces offenses – et certains cardinaux romains ne verraient pas d'inconvénient à rétablir cette pratique, rien que pour Hans Küng. Jusqu'à la fin des années 1950, il aurait certainement été laïcisé, voire excommunié. Pourquoi pas aujourd'hui ? (...)
Quiconque connaît les écrits de Kung sait pertinemment que, selon les termes orthodoxes de l'Église catholique romaine, leur caractère hérétique est incontestable. La modération de la réprimande est une reconnaissance tacite de la part du Vatican que la vérité dépend des conséquences de sa définition, que l'accusation d'hérésie dépend de l'identité de l'hérétique et qu'un double standard dans la défense de l'orthodoxie a été imposé à une Congrégation pour la doctrine de la foi angoissée. Il a fallu huit ans à cette Congrégation pour résoudre son dilemme concernant Kung. Hans Kung est un héros parmi les progressistes de l'Église romaine (...). Et si l'attaque contre les progressistes ne devait pas entraîner de schisme, l'autre effet probable pourrait être tout aussi désastreux : la mise en évidence de l'incapacité de Rome à faire respecter ses sanctions. Car il ne sert à rien d'excommunier quelqu'un si lui et ses partisans ne quittent pas l'Église ; il ne sert à rien de défroquer un prêtre s'il refuse d'enlever ses vêtements. D'autre part, une organisation religieuse qui, pendant des siècles, a proclamé son accès privilégié à la vérité et a exercé avec autorité la doctrine de l'infaillibilité pour maintenir ses membres dans le droit chemin ne peut pas maintenant être perçue comme affaiblie lorsque son autorité est remise en question. S'il est trop périlleux de faire taire les déviations du côté progressiste, il est tout à fait normal, voire impératif, d'attaquer les traditionalistes afin de démontrer au monde que le pouvoir de lier et de délier n'a pas décliné.
De par la nature de leurs croyances et de leur engagement, les traditionalistes sont des cibles faciles pour une telle posture. Leur péché est de défendre à l'excès le pouvoir même qui les sanctionne ; leur hérésie est d'exiger avec trop de véhémence que l'Église élimine les hérétiques. Piégés par leur propre orthodoxie, leur réponse sera plus probablement la soumission que le schisme. L'hérésie a changé de sens dans l'Église romaine. Tacitement et incroyablement, le pluralisme théologique est devenu légitime. La nouvelle hérésie - en fait la seule hérésie, puisqu'elle est la seule qui puisse être « pratiquement » définie et sanctionnée - est désormais le traditionalisme. "
27 mai 1977
"Le libéralisme catholique, ou soi-disant catholique, a agit à la manière du cheval de Troie pour faire pénétrer ces faux principes à l'intérieur de l'Eglise. Ils ont voulu marier l'Eglise et la Révolution. Ces efforts ont fait leur chemin et, aidés par es sociétés secrètes et les gouvernements laïcs et démocratiques, les membres les plus éminents e l'Eglise ont été contaminés. Théologiens, évêques, cardinaux, séminaires, universités, ont peu à peu été attirés par ces idées universalistes opposées fondamentalement à la foi catholique."
Mgr Lefebvre
Octobre 1977
Revue Etudes : les jésuites chargés de cette publication tombent dans l'apostasie et entraînent leurs lecteurs dans leur chute en affirmant que la foi peut "se passer des dogmes" et "ne doit pas se fonder sur les vérités révélées"
13 mars 1978
« Cette nouvelle Eglise conciliaire, ce n’est pas l’Eglise catholique. Cette nouvelle Eglise n’est pas catholique à cause de son œcuménisme. »
Mgr Lefebvre, conférence spirituelle à Ecône
1978
Mort de Paul VI
« Pour la première fois dans l’histoire, les francs-maçons peuvent rendre hommage au tombeau d’un Pape, sans ambiguïté ni contradiction. »
The Masonic Review n°5, p.290, hommage maçonnique à Paul VI
En se mettant à l'écoute du monde moderne (les plus anciens se souviennent : "l'Eglise écoute le monde" répétaient les progressistes dans les années sombres de la décennie 1970), les hommes d'Eglise de sont mis à rebours de la pastorale de Notre Seigneur Jésus-Christ. Le monde apostat nie les dix commandements, or pour lui plaire les prélats, qui semblent être malades d'être catholiques, veulent reconnaître la grandeur des réalisations humaines, la justesse de ses décisions. Ce faisant, ces aveugles conducteurs d'aveugles confirment l'homme moderne dans une auto-satisfaction orgueilleuse charnelle, et dans un refus de la loi divine qui ferment son coeur à la Parole de Dieu. La vraie charité envers le prochain exige de nous mettre à l'école du Christ, en l'imitant à la manière dont il nous a aimé, en nous faisant petits, humbles et doux. L'homme n'est ni grand moralement, ni riche spirituellement, ni juste sans la grâce de Dieu.
21 juin 1978
Mgr Lefebvre à ses séminaristes :
« Je pense qu’à la prochaine rencontre (…) c’est moi qui les interrogerai, pour leur dire : « -Quelle Eglise êtes-vous ? A quelle Eglise avons-nous affaire, si j’ai affaire à l’Eglise catholique, ou si j’ai affaire à une autre Eglise, à une contrefaçon de l’Eglise ? » Oui, je crois sincèrement que nous avons affaire à une contrefaçon de l’Eglise et non pas à l’Eglise catholique. Ils n’enseignent plus la foi catholique. Ils ne défendent plus la foi catholique. Et je dirai :
« -Que pensez-vous des anathèmes du concile de Trente ? Que pensez-vous des anathèmes de l’encyclique Auctorem fidei sur le concile de Pistoie ? Que pensez-vous du Syllabus ? Que pensez-vous de l’encyclique Immortale Dei du Pape Léon XIII ? Que pensez-vous de la Lettre sur le Sillon par le Pape saint Pie X ? De l’encyclique Quas Primas du Pape Pie XI, de Mortalium animos justement du Pape Pie XI contre l’œcuménisme, contre ce faux œcuménisme, et ainsi de suite. Qu’ils me répondent ! »
2 septembre 1978
Infiltrations maçonniques
Le journaliste italien Pecorelli diffuse dans l’Osservatore politico une liste de prélats affiliés à la Franc-maçonnerie, avec la matricule et la date d’affiliation de chacun. Figurent notamment :
le ministre des Affaires étrangères du Vatican sous Jean-Paul II, secrétaire d'Etat de 1979 à 1989 : Casaroli
son successeur à ce poste jusqu'en 1992 : Baggio
le secrétaire privé, condamné pour hérésie, de Paul VI : Macchi
le Recteur de l'Université Pontificale de la Basilique Saint Jean de Latran et confesseur de Paul VI (ce dernier savait s'entourer visiblement) : Biffi
Le chef de l'Office de l'Université de la Congrégation des Etudes : Cerruti
Le Préfet de la Sacrée Congrégation pour le Culte Divin qui élabora la nouvelle messe avec plusieurs protestants donc hérétiques : Noé
Le Secrétaire d'Etat sous Paul VI, Camerlingue du Pape (Trésorier) : Villot
Le Nonce Apostolique au Portugal : Sensi
Celui qui contrôla la réécriture du Droit Canon : Brini
Le Cardinal, Membre de la Sacrée Congrégation des Sacrements et du Culte Divin, Président des Œuvres Pontificales pour la Préservation de la la Foi, Président de l'Académie Liturgique, Vicaire de Sa Sainteté au Diocèse de Rome, qui contrôlait le clergé de Rome depuis le 6 mars 1973 : Poletti.
22 octobre 1978
Jean-Paul II exalte le moderniste Blondel
1er août 1979
Jean-Paul II énonce la thèse moderniste d'une Révélation non-close à la mort du dernier apôtre. Saint Pie X a condamné cette erreur dans Lamentabili.
8 avril 1980
The Times
"Lors de la célébration d'une messe en latin, la première en Italie depuis sa suspension par le pape Paul VI pour désobéissance, [Mgr Lefebvre] a déclaré qu'il ne ferait jamais rien contre l'Église qu'il avait servie toute sa vie. Il n'avait pas changé. Il continuait à dire et à prêcher ce que l'Église avait toujours enseigné.
Mais les fruits des changements autour de lui étaient désormais évidents. « Les séminaires ont été vendus ou fermés, avec le risque qu'à l'avenir, il n'y ait plus de prêtres ni de messes. » Selon lui, avant le Concile Vatican II, il y avait eu un déclin de la ferveur, et les gens avaient pensé qu'en changeant les choses, la situation s'améliorerait. « Mais on ne peut pas changer les choses qui concernent l'Église. » Les responsables de cette situation étaient les évêques et les cardinaux qui propageaient l'erreur et une doctrine catholique qui n'était plus ce qu'elle était autrefois.
Pour le bien de l'Église, a-t-il déclaré, « il faut résister ». « J'ai demandé, et je continue de demander, plusieurs fois par an, aux cardinaux de Rome de revenir à la tradition, mais ces évêques progressistes et modernistes ont vu dans mes séminaires un danger et veulent les détruire, ainsi que mon œuvre. Même les Soviétiques ne sont pas aussi intransigeants que les cardinaux de Rome l'ont été à mon égard. » Selon lui, il ne s'agissait pas de l'Église catholique, mais de l'ennemi au sein de l'Église catholique.»
17 novembre 1980
« Je viens à vous, vers l’héritage spirituel de Martin Luther, je viens comme pèlerin » Rencontre de Jean-Paul II avec le Conseil de l’église évangélique
12 mai 1981
Lettre de louage du Cardinal Casaroli, au nom du Pape, envers l'hérétique moderniste Teilhard.
15 juillet 1982
Revue Itinéraires :
"Eglise, que dis-tu aujourd’hui du communisme ?" Trois questions ont été posées "au centre même de l’Eglise".
Les voici : 1. La référence doctrinale de l’Eglise en la matière (celle du communisme) est-elle l’encyclique Divini Redemptoris sur le communisme (celle qui le qualifie "d’intrinsèquement pervers") publiée par le Pape Pie XI le 19 mars 1937 ?
2. Sinon, quelle autre référence doctrinale commande aujourd’hui l’attitude de l’Eglise ? (...)
Réponse à la première question :... à la première des questions sur le communisme que nous avons portées à Rome : la référence de la hiérarchie ecclésiastique en la matière est-elle toujours la doctrine de l’encyclique Divini Redemptoris? - Non
Réponse à la seconde question :Il n’y a plus aucune référence doctrinale officielle concernant le communisme.
La référence doctrinale était l’encyclique Divini Redemptoris : aucun autre document de même niveau n’est venu la remplacer ou lui succéder."
L'Eglise de toujours sait quelle est la bonne doctrine sur le communisme.
25 janvier 1983
Nouveau Code de Droit Canon, la révolution en lois
2 février 1983
Jean-Paul II nomme de Lubac cardinal : quel meilleur aveu que les thèses modernistes de cet hérétique sont désormais reconnues au plus haut degré de la hiérarchie ?
18 février 1983
Nouveau concordat avec l'Italie : l'Eglise catholique n'est plus reconnue comme l'unique religion de l'Etat italien, la Très Sainte Trinité n'est plus invoquée.
31 octobre 1983
Jean-Paul II loue la "profonde religiosité" du grand hérésiarque Luther.
1985
Cardinal Ratzinger, Entretien sur la foi :
"on s'attendait [après le concile] à un bond en avant et on s'est retrouvé au contraire face à un processus évolutif de décadence".
20 octobre 1985
"Les concordances entre l'Eglise et la Franc-maçonnerie peuvent être considérés comme un fait acquis." Cardinal Casaroli, secrétaire d'Etat du Vatican (sorte de premier ministre du Pape), cathédrale Saint Patrick, New York.
1986
"Après les purifications de l'humanité, la Messe Tridentine sera de nouveau la seule Messe de Jubilation de l'Eglise" La Très Sainte Vierge Marie à une âme expiatrice, feuille accompagnant le livre du père Franz Rudrof sur la Sainte Messe
20 mai 1986
"C'est notre foi qui est en jeu (...). C'est maçonnique, c'est vraiment une révolution à l'intérieur de l'Eglise. Le diable a réussi son coup de maître : il s'est servi de l'Eglise pour détruire l'Eglise." Mgr Lefebvre
27 octobre 1986
Scandale d'Assise : réunions des faux cultes dans les églises de la ville de Saint François organisée par la hiérarchie catholique, permettant aux fausses religions de prier leurs idoles dans les églises consacrées au seul vrai Dieu Notre Seigneur.
Avril 1987
Revue Hiram du Grand Orient d'Italie :
"C'est à notre interconfessionalisme qu'est due l'excommunication que nous avons subie en 1738 de la part de Clément XII. Mais l'Eglise était certainement dans l'erreur, s'il est vrai que ce 27 octobre 1986, l'actuel Pontife a rassemblé à Assise des hommes de toutes les confessions religieuses (...)"
28 août 1987
Monseigneur Lefebvre aux futurs évêques qu'il va consacrer
"Bien chers amis, La chaire de Pierre et les postes d’autorité de Rome étant occupés par des antichrists… Je vous conférerai cette grâce, confiant que sans tarder le Siège de Pierre sera occupé par un successeur de Pierre parfaitement catholique en les mains duquel vous pourrez déposer la grâce de votre épiscopat pour qu’il la confirme…. Je vous conjure de demeurer attachés au Siège de Pierre, à l’Église Romaine."
+ Marcel Lefebvre, en la fête de saint Augustin, le 28 août 1987.
« On a chargé nos épaules d’un lourd fardeau, cher Volpe. Nous devons faire l’éducation immorale de l’Eglise, et arriver, par de petits moyens bien gradués, au triomphe de l’idée révolutionnaire par le Pape.
Dans ce projet, qui m’a toujours semblé d’un calcul surhumain, nous marchons encore en tâtonnant. » Lettre de Nubius à Volpe, Haute Vente des carbonnari, dans l’ouvrage de Jacque Crétineau-Joly
Commentaire de Mgr Lefebvre dans son livre Ils l’ont découronné, éditions Fideliter, 1987, p. 148 :
« Calcul surhumain, dit Nubius, il vaut dire calcul diabolique ! Car c’est calculer la subversion de l’Eglise par son chef lui-même, ce que Mgr Delassus appelle l’attentat suprême, parce qu’on ne peut imaginer rien de plus subversif pour l’Eglise qu’un pape gagné aux idées libérales, qu’un pape utilisant le pouvoir des clefs de saint Pierre au service de la contre-Eglise ! Or, n’est-ce pas ce que nous vivons actuellement, depuis Vatican II, depuis le nouveau Droit canon ? Avec ce faux œcuménisme et cette fausse liberté religieuse promulguées à Vatican II et appliquées par les papes avec une froide persévérance malgré toutes les ruines que cela provoque depuis plus de vingt ans ! »
10 juillet 1988
"Ceux qui nous excommunient sont déjà excommuniés eux-mêmes depuis longtemps. Pourquoi ? Parce qu'ils sont modernistes. D'esprit moderniste, ils ont fait une église conforme à l'esprit du monde (...) Tous ces esprits qui sont modernistes ont été excommuniés par saint Pie X. (...) Et pourquoi nous excommunient-ils ? Parce que nous voulons rester catholiques, parce que nous ne voulons pas les suivre dans cet esprit de démolition de l'Eglise. (...) Très bien merci; Nous préférons être excommuniés". (vifs et longs applaudissements). Mgr Lefebvre devant les fidèles à Bitche
9 septembre 1988
« Vous continuez et représentez vraiment l’Église, l’Église catholique. Je crois nécessaire de convenir de ceci : vous représentez vraiment l’Église catholique. Non qu’il y ait une Église en dehors de nous ; il ne s’agit pas de cela. Mais ces derniers temps, on nous a dit qu’il était nécessaire que la Tradition entre dans l’Église visible. Or, je pense que l’on commet là une erreur très, très grave.
Où est l’Église visible ? L’Église visible se reconnaît aux signes qu’elle a toujours donnés de sa visibilité : elle est une, sainte, catholique et apostolique. « Et je vous le demande : Où sont les véritables notes de l’Église ? Se trouvent-elles davantage dans l’Église officielle (il ne s’agit pas de l’Église visible, il s’agit de l’Église officielle) ou en nous, en ce que nous représentons, ce que nous sommes ? « Il est clair que c’est nous qui conservons l’unité de la foi, laquelle a disparu de l’Église officielle.
Un évêque croit à ceci, l'autre n'y croit pas, la foi est diverse, leurs catéchismes abominables comportent des hérésies (...) Tout le livre de M. Madiran L'hérésie du XXe siècle est l'histoire de l'hérésie des évêques. Il faut donc sortir de cxe milieu des évêques si l'on ne veut pas perdre son âme. Mais cela ne suffit pas, car c'est à Rome que l'hérésie est installée. Si les évêques sont hérétiques (...) ce n'est pas sans l'influence de Rome.
Où est l’unité de la foi dans le monde? C’est bien nous qui l’avons gardée. L’unité de la foi réalisée dans le monde entier c’est la CATHOLICITÉ. Or, cette unité de la foi dans le monde entier n’existe plus, il n’y a donc plus de catholicité pratiquement. Il y a bientôt autant d’églises catholiques que d’évêques et de diocèses. Chacun a sa manière de voir, de penser, de prêcher, de faire son catéchisme. Il n’y a plus de catholicité.
L’APOSTOLICITÉ? Ils ont rompu avec le passé. S’ils ont fait quelque chose, c’est bien cela. Ils ne veulent plus de ce qui s’est passé avant le concile Vatican II. [...] L’apostolicité: nous, nous sommes rattachés aux apôtres par l’autorité. Mon sacerdoce me vient des apôtres; votre sacerdoce vous vient des apôtres. Nous sommes les fils de ceux qui nous ont donné l’épiscopat. Notre épiscopat descend du saint pape Pie V et par lui nous remontons aux apôtres. Quant à l’apostolicité de la foi, nous croyons la même foi que les apôtres. Nous n’avons rien changé et nous ne voulons rien changer. La catholicité, c’est la foi une dans l’espace. L’apostolicité c’est la foi une dans le temps et la sainteté c’est le fruit de la foi, qui se concrétise dans les âmes par la grâce du Bon Dieu, par la grâce des sacrements. Il est tout à fait faux de nous considérer comme si nous ne faisions pas partie de l’Église visible. [... ]
Ce n’est pas nous, mais les modernistes qui sortent de l’Église. Quant à dire "sortir de l’Église visible", C’EST SE TROMPER EN ASSIMILANT ÉGLISE OFFICIELLE ET ÉGLISE VISIBLE. [...] »
Mgr Lefebvre
Armoiries pontificales de saint Pie V
Novembre 1988
« Nous n’avons pas la même façon de concevoir la réconciliation. Le cardinal Ratzinger la voit dans le sens de nous réduire, de nous ramener à Vatican II. Nous, nous la voyons comme un retour de Rome à la Tradition. On ne s’entend pas. C’est un dialogue de sourds. Je ne peux pas beaucoup parler d’avenir, car le mien est derrière moi. Mais si je vis encore un peu, et en supposant que d’ici à un certain temps Rome fasse un appel, qu’on veuille nous revoir, reprendre langue, à ce moment-là, c’est moi qui poserai les conditions. Je n’accepterai plus d’être dans la situation où nous nous sommes trouvés lors des colloques. C’est fini.
Je poserai la question au plan doctrinal : « Est-ce que vous êtes d’accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédés ? Est-ce que vous êtes d’accord avec Quanta cura de Pie IX, Immortale Dei, Libertas praestantissimum de Leon XIII, Pascendi de Pie X, Quas primas de Pie XI, Humani generis de Pie XII ? Est-ce que vous êtes en pleine communion avec ces papes et avec leurs affirmations ? Est-ce que vous acceptez encore le serment antimoderniste ? Est-ce que vous êtes pour le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ ?
Si vous n’acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n’aurez pas accepté de reformer le Concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédé, il n’y a pas de dialogue possible. C’est inutile. Les positions seraient ainsi plus claires. Ce n’est pas une petite chose qui nous oppose.
Il ne suffit pas qu’on nous dise : ‘Vous pouvez dire la messe ancienne, mais il faut accepter cela [le Concile]’. Non, ce n’est pas que cela [la messe] qui nous oppose, c’est la doctrine. C’est clair. » Mgr Lefebvre, Fideliter n° 66, novembre-décembre 1988, pp. 12-13.
14 mai 1989
"Ou bien nous sommes avec ses prédécesseurs qui ont proclamé la vérité de toujours, qui sont en concordance avec l'Eglise depuis les apôtres jusqu'au Pape Pie XII. Ou bien nous sommes avec le concile et nous sommes contre les prédécesseurs de papes actuels. Il faut choisir, il y a un choix à faire. Il est évident que la Tradition se trouve avec les 250 papes qui ont précédé le Pape Jean XXIII et le concile Vatican II. C'est clair. Ou alors l'Eglise s'est toujours trompé. Voilà la situation dans laquelle nous nous trouvons, il faut être ferme, clair, décidé et ne pas hésiter." Mgr Lefebvre, Vu de haut n°13 p.70
4 décembre 1990
"L' "Eglise conciliaire" étant désormais répandue universellement, diffuse des erreurs contraires à la foi catholique et en raison de ces erreurs, a corrompu les sources de la grâce que sont le saint Sacrifice de la Messe et les sacrements. Cette fausse Eglise est en rupture toujours plus profonde avec l'Eglise catholique."
Mgr Lefebvre, Lettre à Mgr de Castro Mayer
1991
Nouveau chemin de Croix
4 mars 1991
« (…) la Révolution doctrinale inaugurée officiellement dans l’Église par le Concile et continuée jusqu’à nos jours, (…) on ne peut s’empêcher de penser au “Siège d’iniquité” prédit par Léon XIII, ou à la perte de la foi de Rome prédite par Notre Dame à la Salette.
La diffusion et l’adhésion des autorités romaines aux erreurs maçonniques condamnées maintes fois par leurs prédécesseurs est un grand mystère d’iniquité qui ruine dans ses fondements la foi catholique. Cette dure et pénible réalité nous oblige en conscience à organiser par nous-mêmes la défense et la protection de notre foi catholique. Le fait d’être assis sur les sièges de l’autorité n’est plus, hélas ! une garantie de l’orthodoxie de la foi de ceux qui les occupent. Le Pape lui-même diffuse désormais sans discontinuer les principes d’une fausse religion, qui a pour résultat une apostasie générale. (…) » Mgr Lefebvre
11 octobre 1992
Nouveau catéchisme
Mai 1993
Revue Jesus, Schillebeeckx, qui n'a certes pas été aux conférences spirituelles du prélat français à Ecône, avoue :
"Toutes les grandes idées de la révolution américaine et française, combattues par des générations de papes, (...) ont été acceptées par le concile. (...) Nous étions tous soupçonnés {cet hérétique, et puis Congar et tutti quanti} avant le concile, et le concile nous a libérés".
19 décembre 1993
Emission sur Radio courtoisie, Jean Guitton, ami de Paul VI : "il y a chez Paul VI une intention oecuménique d'effacer, ou du moins de corriger ou d'atténuer ce qu'il y a de trop catholique, au sens traditionnel, dans la messe, et de rapprocher la messe catholique, je le répète, de le cène calviniste."
24 septembre 1996
Jean-Paul II a souhaité que la France « contribue à faire progresser sans cesse les idéaux de liberté, égalité et fraternité qu’elle a su présenter au monde » Avvenire
1998
Nouveau rituel d’exorcisme
Témoignage du Père Amorth, exorciste du diocèse de Rome, dans le Catéchisme catholique de la crise dans l'Eglise, éd. du Sel, p.259 : "Les prières efficaces ont été supprimées et remplacées par de nouvelles prières inefficaces."
9 septembre 1998
Jean-Paul II fait de l'expérience religieuse personnelle le fondement et la légitimité de toute religion : c'est complètement moderniste, au sens condamné par saint Pie X.
2 janvier 1999
« Toutefois notre siècle est aussi celui de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. J’ai voulu rappeler que le secret de la véritable paix réside dans le respect des droits humains. » Jean-Paul II, Osservatore romano
21 mars 2000
"Que saint Jean Baptiste protège l’islam" Jean-Paul II
Ah non, l'islam est une erreur affreuse un faux culte, jamais un saint ne peut la protéger, saint Jean-Baptiste est tout à l'honneur de Dieu et de sa seule et unique religion, catholique, apostolique et romaine !
29 juin 2001
Nouveau martyrologe
Saint Pierre et Saint Paul 2002
"Cette nouvelle religion n'est rien d'autre, bien chers frères, qu'une gnose. (...) une religion sans péché, sans justice, sans miséricorde, sans pénitence, sans conversion, sans vertu, sans sacrifice, sans effort, (...) c'est une religion purement intellectuelle, c'est une pure gnose." "Pour être hérétique aujourd'hui, plus n'est besoin comme jadis de nier des vérités de foi, il suffit de changer le sens des mots. Ainsi, "rédemption", "satisfaction", etc, ne sont pas absents du langage du nouveau catéchisme, mais ils sont vidés de leur sens catholique pour signifier autre chose, la plupart du temps non défini et délayé dans un verbiage trompeur."
Mgr Bernard Tissier de Mallerais, ordinations sacerdotales à Ecône
Exemple concret pour appuyer les paroles de Mgr Tissier de Mallerais :
Notion moderniste faussée de la pénitence
Catéchisme de l'Eglise catholique, (id est de l'église conciliaire) n°1459 : "la satisfaction : (...) relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle. Il doit donc faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés : il doit "satisfaire" de manière appropriée ou "expier" ses péchés. Cette satisfaction s'appelle aussi "pénitence". " A aucun moment il n'est parlé de l'honneur de Dieu outragé par l'homme pécheur.
Vraie notion de la pénitence :
Saint Thomas d'Aquin, III, q.85, a.3 : "la pénitence ne tire pas son caractère spécial du seul fait qu'elle regrette le mal commis, regret auquel suffirait la charité, mais de ce que le pénitent regrette son péché en tant qu'il est offense de Dieu, et qu'il se propose de réparer." Pie XII, encyclique Humani generis, 1950 : "(...) écartant les définitions du concile de Trente, on fausse la notion du (...) péché en général, en tant qu'il est offense à Dieu."
16 octobre 2002
Nouveau rosaire
19 août 2005
Benoît XVI nie que l'Eglise catholique soit l'unique arche de salut : il refuse "l'oecuménisme de retour".
24 juillet 2007
Benoît XVI cite avec éloges Teilhard l'apostat.
7 avril 2012
Lettre des trois évêques de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X à son supérieur
« (...)Mais la réalité qui domine tout, et à laquelle tous ces désirs sincères doivent céder, c’est que depuis Vatican II les autorités officielles de l’Église se sont séparées de la vérité catholique, et aujourd’hui elles se montrent tout aussi déterminées que toujours de rester fidèles à la doctrine et pratique Conciliaires. Les discussions romaines, le « préambule doctrinal » et Assise III en sont des exemples éclatants. Le problème posé aux catholiques par le second concile du Vatican est profond.
Dans une conférence qui semble avoir été comme le dernier testament doctrinal de Mgr Lefebvre, donnée à des prêtres de sa Fraternité à Ecône une demi-année avant sa mort, après avoir brièvement résumé l’histoire du catholicisme libéral sortant de la Révolution française il a rappelé comment les Papes ont toujours combattu cette tentative de réconciliation entre l’Église et le monde moderne, et il a déclaré que le combat de la Fraternité contre Vatican II était exactement le même combat. Il a conclu : « Plus on analyse les documents de Vatican II et leur interprétation par les autorités de l’Église, et plus on se rend compte qu’il ne s’agit ni d’erreurs superficielles ni de quelques erreurs particulières comme l’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité, mais plutôt d’une perversion totale de l’esprit, de toute une philosophie nouvelle fondée sur le subjectivisme… C’est très grave ! Une perversion totale !… C’est vraiment effrayant. »
Or, la pensée de Benoît XVI est-elle meilleure à cet égard que celle de Jean-Paul II ? Il suffit de lire l’étude de l’un de nous trois sur La Foi au Péril de la Raison pour se rendre compte que la pensée du Pape actuel est également imprégnée de subjectivisme. C’est toute la fantaisie subjective de l’homme à la place de la réalité objective de Dieu. C’est toute la religion catholique soumise au monde moderne. Comment peut-on croire qu’un accord pratique puisse arranger un tel problème ? Mais, nous dira-t-on, Benoît XVI est vraiment bienveillant envers la Fraternité et sa doctrine. En tant que subjectiviste il peut bien l’être, parce que les libéraux subjectivistes peuvent tolérer même la vérité, mais pas si elle refuse de tolérer l’erreur. Il nous accepterait dans le cadre du pluralisme relativiste et dialectique, à condition de rester dans la « pleine communion », par rapport à l’autorité et envers les autres « réalités ecclésiales ».
Voilà pourquoi les autorités romaines peuvent tolérer que la Fraternité continue d’enseigner la doctrine catholique, mais ils ne supporteront absolument pas qu’elle condamne la doctrine conciliaire. Voilà pourquoi un accord même purement pratique ferait nécessairement taire progressivement, de la part de la Fraternité, toute critique du Concile ou de la nouvelle messe. En cessant d’attaquer ces victoires les plus importantes de toutes de la Révolution, la pauvre Fraternité cesserait nécessairement de s’opposer à l’apostasie universelle de notre lamentable époque et elle s’enliserait elle-même.
En dernière instance, qui nous garantira de rester tels que nous sommes en nous protégeant de la curie romaine et des évêques ? Le Pape Benoît XVI ? On a beau le nier, ce glissement est inévitable. Ne voit-on pas déjà dans la Fraternité des symptômes de cet amoindrissement dans la confession de la Foi ? Aujourd’hui, hélas, c’est le contraire qui serait « anormal ».
Juste avant les Consécrations de 1988 lorsque de nombreux braves gens insistaient auprès de Mgr Lefebvre pour qu’il fit un accord pratique avec Rome qui ouvrirait un grand champ d’apostolat, il dit sa pensée aux quatre consécrands : « Un grand champ d’apostolat peut-être, mais dans l’ambiguïté, et en suivant deux directions opposées à la fois, ce qui aurait fini par nous pourrir. » Comment obéir et continuer à prêcher toute la vérité ? Comment faire un accord sans que la Fraternité « pourrisse » dans la contradiction ?
Et lorsqu’une année plus tard, Rome semblait faire de vrais gestes de bienveillance envers la Tradition, Mgr Lefebvre se méfiait toujours. Il craignait qu’il ne s’agisse que de « manœuvres pour séparer de nous le plus grand nombre de fidèles possible. Voilà la perspective dans laquelle ils semblent céder toujours un peu plus et même aller très loin. Nous devons absolument convaincre nos gens qu’il ne s’agit que d’une manœuvre, qu’il est dangereux de se mettre entre les mains des évêques conciliaires et de la Rome moderniste. C’est le plus grand danger qui menace nos gens. Si nous luttons depuis vingt ans pour résister aux erreurs conciliaires, ce n’était pas pour nous mettre maintenant entre les mains de ceux qui professent ces erreurs. »
À la suite de Mgr Lefebvre le propre de la Fraternité est, plus que de dénoncer les erreurs par leur nom, de s’opposer efficacement et publiquement aux autorités romaines qui les diffusaient. Comment pourrai-t-on concilier un accord et cette résistance publique aux autorités, dont le Pape ? Et après avoir lutté pendant plus de quarante ans, la Fraternité devrat-elle maintenant se mettre entre les mains de modernistes et libéraux dont nous venons de constater la pertinacité ? (...) »
3 juin 2012
Sermon de Mgr Tissier de Mallerais à Saint Nicolas du Chardonnet, Paris
« Tout pouvoir m'a été donné du Père au Ciel et sur la Terre. Allez donc enseigner toutes les nations, baptisez-les au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. »
Voilà la mission de l'Eglise, la mission de la Fraternité Saint-Pie-X et la foi que nous avons dans le pouvoir de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans le pouvoir du Christ-Roi, du Christ-Prêtre qui nous anime depuis notre fondation. Nous avons mené ce combat pour le Christ-Prêtre, pour Son Sacerdoce, pour Ses Prêtres et pour le Christ-Roi c'est-à-dire pour une Cité catholique, pour un Etat catholique. Et nous continuerons à lutter, bien chers fidèles. Comme l'ont fait les Saints des premiers siècles de l'Eglise confrontés aux hérésies qui minaient la foi catholique, comme aujourd'hui.
Il y a une comparaison à faire entre les hérésies ariennes, etc. contre la Sainte Trinité, et l'hérésie actuelle contre le Sacerdoce et la Royauté de Jésus-Christ. (…) Réfuter les hérésies et expliquer la foi catholique, comme nous devons le faire aujourd'hui, bien chers fidèles, en réfutant la liberté religieuse et en expliquant la foi catholique. La liberté religieuse qui veut que l'on respecte tous ceux qui professent les erreurs religieuses, que l'Etat laisse la liberté à toutes les erreurs, à toutes les fausses religions, au nom de la liberté humaine. Et nous disons non, c'est Jésus-Christ qui doit régner, c'est Jésus-Christ qui doit régner dans les coeurs, qui doit régner publiquement dans la Cité. La Cité doit être catholique. Vous voyez, nous voulons réfuter l'erreur de cette fausse dignité humaine, de la liberté, que l'Etat devrait tolérer, respecter la liberté de tout le monde. Ce qui est impossible, et faux, toujours faux. Et puis, affirmons au contraire la vérité. C'est Jésus qui a droit de régner publiquement dans la Cité, dans l'Etat. Voilà ce que nous devons faire, à l'exemple de saint Cyrille d'Alexandrie.
Et ne croyons pas aujourd'hui parce que Rome nous propose un accord, une situation officielle dans l'Eglise, eh bien nous devions renoncer à proclamer ces vérités évidemment fortes qui contredisent le concile. Nous ne devons pas renoncer à combattre le concile et les erreurs du concile. (…) Voilà, chers fidèles, notre programme de combat. Ne nous faisons pas d'illusion, la crise n'est pas loin de cesser... la crise n'est pas près de cesser. Il va falloir combattre encore longtemps et donc nous organiser pour durer et pour continuer à professer la foi catholique intégrale. Dans une totale confiance dans le Pouvoir de Notre-Seigneur Jésus-Christ. (...) »
24 septembre 2013
« Le Fils de Dieu s’est incarné pour faire pénétrer dans l’âme des hommes le sentiment de la fraternité. Tous les frères et tous les enfants de Dieu. »
Pape François
Catéchisme de saint Pie X :« Pourquoi le Fils de Dieu s'est-il fait homme?
Le Fils de Dieu s'est fait homme pour nous sauver.
Que veut dire: pour nous sauver?
Pour nous sauver veut dire pour nous délivrer du péché et de l'enfer et pour mériter la gloire du paradis.
24 novembre 2013
Pape François, Evangelii Gaudium, §129 : « Il ne faut pas que l’annonce évangélique doive se transmettre toujours par des formules déterminées et figées, ou avec des paroles précises qui expriment un contenu absolument immuable. »
Et pourtant le dépôt de la foi est clos depuis la mort du dernier apôtre Très Saint Père, il est ferme et immuable, et se déploie comme la fleur dans la graine par les définitions des conciles et des Papes, les enseignements des docteurs et des Pères de l’Eglise, toujours dans le même sens. Saint Pie X a condamné la proposition suivante dans Lamentabili : "Le Christ n’a pas enseigné un corps déterminé de doctrine, applicable à tous les temps et à tous les hommes, mais il a plutôt inauguré un certain mouvement religieux adapté ou qui doit être adapté à la diversité des temps et des lieux."
21 septembre 2014
" Le respect des droits humains (…) parmi lesquels se distingue la liberté religieuse et d’expression de la pensée, est, en effet, une condition préalable au développement même du pays qu’il soit social ou économique." François, discours aux autorités d’Albanie
« L’instauration de cette « église conciliaire » imbue des principes de 89, des principes maçonniques vis-à-vis de la religion et des religions, vis-à-vis de la société civile, est une imposture inspirée par l’Enfer pour la destruction de la Religion catholique, de son magistère, de son sacerdoce et du sacrifice de Notre Seigneur. Cette nouvelle Eglise ne pouvait plus logiquement chanter les louanges de Jésus-Christ, Roi universel des nations, ne peut plus avoir des pensées de Notre Seigneur vis-à-vis du monde ; c’est pourquoi tout l’esprit de la Liturgie a été modifié, par la modification d’une multitude de détails, dans les textes et dans les gestes. (…) C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du magistère de l’Eglise et de la foi catholique. »
Mgr Lefebvre, Itinéraire spirituel à la suite de saint Thomas d’Aquin
16 octobre 2025
Retour des Rédemptoristes transalpins à la Tradition sans concession
« Chers fidèles,
« Vive Jésus, notre amour, et Marie, notre espérance ! C’est le cœur lourd et profondément triste que nous vous écrivons. Ce qui nous unit, c’est notre profond amour pour notre sainte Mère, l’Église catholique et Épouse de Jésus-Christ, pour laquelle les martyrs ont versé leur sang et les saints ont donné leur vie. C’est cet amour qui nous pousse à exprimer une vérité difficile, mais essentielle. (Lc 12, 4-9) Tout comme vous, nous avons nourri une grande espérance pendant de nombreuses années. Nous croyions qu’il était possible de vivre en enfants fidèles de la Tradition au sein des structures de l’Église moderne. Nous croyions que les anciennes et merveilleuses traditions de notre foi, en particulier la Sainte Messe de tous les temps, nous seraient légitimement restituées. Cela nous a donné de l’espoir, surtout à l’époque de Benoît XVI.
Nous espérions avec confiance pouvoir pratiquer librement la foi de nos Pères dans l’Église. Nous ne savions pas à quel point nous nous trompions ! « Après des années d’épreuves et d’expériences, nous sommes arrivés à la triste conclusion que la foi catholique traditionnelle, la foi de tous les temps et des saints, est incompatible avec la nouvelle Église moderne, fruit du Concile Vatican II. Elles ne peuvent tout simplement pas coexister au sein d’un seul corps.
La foi catholique traditionnelle est incompatible avec la nouvelle Église moderne, fruit du Concile Vatican II « Parce que nous aimons et honorons profondément la Sainte Messe traditionnelle et ne pouvons y renoncer, cette nouvelle Église ne veut pas de nous. À cause de notre fidélité, nous avons été considérés comme têtus, difficiles et rebelles ; nous avons été isolés et calomniés avec un acharnement sans fin.
Cette lettre s’adresse à tous ceux qui sentent que quelque chose ne va pas dans l’Église ou qui pensent que la nouvelle Église et la foi immuable peuvent coexister pacifiquement. Permettez-nous d’énoncer la triste vérité : notre expérience démontre clairement que c’est impossible !
« Cette nouvelle Église renverserait assurément tous les saints papes qui ont déclaré à maintes reprises que l’indifférentisme religieux était un mal très grave, absolument incompatible avec la foi catholique. Nous vous disons que nous ne serons pas complices de cette destruction continue de l’Église par le silence. Nous devons nous exprimer, et quel meilleur moment que maintenant ? « Après dix-sept ans de communauté au sein des structures de l’Église, nous avons été continuellement isolés et harcelés. Ces dernières années, l’évêque de Christchurch nous a réduits au rang de rebuts. Par ses nombreux décrets et appels à Rome, il a tenté d’expulser nos moines du diocèse. Il veut que quinze vocations locales soient exilées à jamais de leurs familles et de leur patrie. Nous vous le disons dès maintenant : un devoir supérieur nous l’interdit. Tant qu’une seule âme nous demandera le Saint Sacrifice de la Messe, les sacrements ou l’assistance spirituelle, avec la grâce de Dieu, nous ne l’abandonnerons pas. Le Bon Pasteur nous exhorte à donner notre vie pour ses brebis et à tenir le loup affamé à distance. C’est notre devoir de charité, fondé sur la théologie et le droit canon.
« Pourquoi ? Parce que la chaîne de commandement a été rompue. L’autorité dans l’Église est ministérielle (servir Notre Seigneur), et non absolue (faire ce qu’elle veut) : elle nous lie parce qu’elle est elle-même liée au Christ, au dépôt de la foi, au Magistère constant. Lorsqu’un supérieur se distancie de son obéissance au Christ-Roi, son commandement n’est plus le bras du Christ, mais le geste d’un homme (Saint Thomas d'Aquin, IIa IIæ, q. 104, a. 5).
« Ces ecclésiastiques désobéissent à Dieu. Puis, après avoir rompu la chaîne de commandement divine, ils tentent d’invoquer l’obéissance religieuse pour des affaires qui appauvrissent l’Église et abolissent la Sainte Messe. Adhérant de toutes leurs « forces à la communion profonde avec notre Sainte Mère l’Église », ils rejettent l’église conciliaire et synodale « Tolle Missam, Tolle Ecclesiam : supprimer la messe, détruire l’Église (Luther). Nous devons obéir à Dieu avant les hommes. C’est pourquoi, adhérant de toutes nos forces à la communion profonde avec notre Sainte Mère l’Église, notre devoir devant notre Seigneur Jésus-Christ et envers les âmes exige que :« Nous rejetons Amoris Laetitia qui permet la Sainte Communion aux couples vivant dans le péché.
« Nous répudions la persécution de la messe et des catholiques par Traditionis custodes.
« Nous rejetons Fiducia supplicans qui permet la bénédiction des couples de même sexe.
« Nous rejetons le Document sur la Fraternité Humaine qui affirme que Dieu veut toutes les religions.
« Nous rejetons la fausse théologie des « Églises sœurs » et de la « communion partielle ».
« Nous rejetons les faux bergers qui portaient triomphalement l’idole de la Pachamama en procession jusqu’à Saint-Pierre.
« Nous répudions François qui s’est excusé pour le catholique héroïque qui a jeté cette idole dans le Tibre.
« Nous rejetons le fléau de l’indifférence religieuse en Nouvelle-Zélande et dans toute l’Église.
« Nous répudions les actions des évêques néo-zélandais qui ferment les églises et refusent les sacrements dans une soumission lâche à l’oppression du Covid-19.
« Nous répudions l’évêque de Christchurch qui a reçu les cendres le mercredi des Cendres de l’évêque anglican de Christchurch. Ne vous taisez pas ! Défendez la foi de nos pères ! « Nous répudions la corruption des enfants et le scandale causé aux innocents par des programmes catéchétiques maléfiques.
« Nous rejetons l’enseignement de François selon lequel toutes les religions sont des langages différents, ainsi que la question : « Mon Dieu est-il plus important que le tien ? ». Nous rejetons le silence des évêques qui n’ont pas dénoncé cette trahison de la foi.
« Nous rejetons l’Église synodale comme distincte de l’Église catholique divinement constituée.
« Nous rejetons la destruction et l’humiliation continues de notre sainte Mère l’Église.
« Nous répudions ceux qui attaquent ou minent l’Église dans ses dogmes, sa morale, ses sacrements ou sa discipline avec un nouveau culte de l’homme. « À tous ceux qui lisent, nous demandons : combien de temps encore cette absurdité va-t-elle durer ? Quel qu’en soit le prix, avec l’Apôtre, nous devons dire : anathème ! « Mais si nous-mêmes, ou un ange du ciel, vous annonçons un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème. Nous l’avons déjà dit, je le dis maintenant : si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème. » (Galates 1:8-9)
« Ne vous taisez pas ! Défendez la foi de nos pères !
« Même si toutes les nations obéissent au roi Antiochus, si bien que chacune se détourne de la loi de son père et observe ses commandements, moi, mes fils et mes frères, nous obéirons à la loi de nos pères. » (1 Maccabées 2:19-20)«
« Au contraire, il est écrit (Actes 5, 29) : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Or, parfois, les commandements d’un supérieur sont contraires à Dieu. Il ne faut donc pas obéir en tout aux supérieurs. » (Saint Thomas d’Aquin (ST, IIa IIæ, q. 104, a. 5)
« Expecta Dominum, viriliter age et confortetur cor tuum : attendez le Seigneur, agissez comme un homme et soyez courageux dans votre cœur (Ps 26,14). « Réjouissez-vous, ô Vierge Marie ; vous seule avez écrasé toutes les hérésies dans le monde entier. »
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Vive le Christ Roi de France !
Vive le Christ qui aime les Francs !
Noël ! Noël ! Noël ! Noël ! Noël ! Noël !