29 Jan
29Jan

Source : Abbé Pierre-Henri Gouy

http://salve-regina.com/index.php?title=Cours_d%27apolog%C3%A9tique#La_Divinit.C3.A9_du_Christianisme


     Après avoir étudié la valeur historique des Evangiles (ils sont authentiques, intègres et vrais), en nous fondant sur eux, nous allons chercher à établir la divinité du christianisme. Nous allons voir que la religion chrétienne est celle fondée par Dieu lui-même.Pour cela, il faudra considérer ce qu’a affirmé Jésus-Christ {son témoignage}, fondateur du christianisme, et comment il l’a dit {la valeur de son témoignage}.Ce qu’il a dit : il s’est dit - dans un sens très spécial et surnaturel - légat divin. Et il a affirmé une doctrine de salut.Comment l’a-t-il dit : autrement dit, quelle est la valeur de son témoignage : il s’agit de l’analyse des motifs de crédibilité : nous considérerons donc sa personne (il n’a dit aucun mensonge, aucune illusion et sa doctrine et sa vie étaient excellentes) avant de voir qu’il a confirmé sa mission par des miracles, le plus grand étant sa propre résurrection, et des prophéties qu’il a accomplies ou annoncées. Les actes sont considérés comme prophétiques (miracles intellectuels) ou miraculeux (miracles purement physiques ou les miracles moraux : une conversion inattendue).

Rappel : Nous affirmerons ceci à l’aide de la Bible en général et des Evangiles en particulier, sans oublier que ces Livres sont historiques !

Le témoignage du Christ

Nous pouvons poser le syllogisme suivant : Jésus s’est affirmé envoyé de Dieu, Messie, Fils de Dieu et Dieu lui-même. Or, il est digne de foi. Donc, il est réellement l’envoyé de Dieu, Messie, Fils de Dieu et Dieu lui-même.

Dans les évangiles, le Christ affirme plusieurs choses de lui-même : Jésus s’affirme maintes fois envoyé de Dieu, comme étant le Messie promis et attendu et enfin Fils de Dieu, i.e. le Verbe Incarné (il appelle Dieu son Père; il parle en Dieu, il s’approprie les attributs de Dieu et il agit en Dieu).

Le Christ s’est dit Légat divin

Envoyé de Dieu

Jésus est envoyé par Dieu le Père pour nous apporter en son nom, une doctrine, une révélation. (Déclarations implicites ou explicites de sa messianité).Dans l’Evangile selon saint Jean, nous voyons que le Christ s’affirme 42 fois “envoyé de Dieu” afin de nous apporter une doctrine, une révélation. Jn.V,37: “Le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi”.Jn.VII,16: “Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé”.Jn.VII,42: “Je suis sorti et je viens de Dieu, je ne viens pas de moi-même, mais c’est Lui qui m’a envoyé”.Jn.VIII,18: “Je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est Lui qui m’a envoyé”.LcIV,18: “L’esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consolé par son onction… et il m’a envoyé guérir ceux qui ont le cœur brisé”.

Il s’est affirmé comme étant le Messie promis et attendu

Des opposants (protestants libéraux et modernistes) ont prétendu que le Christ n’a eu conscience d’être le Messie qu’à la fin de sa vie ! Nous allons voir que ce n’était pas le cas.En lisant les Evangiles, nous voyons qu’il y a dans ses déclarations comme une marche ascendante par degrés. Par des affirmations implicites : surtout au début de sa vie et de façon réservée. Le contexte historique explique largement cette attitude prudente. Par des affirmation explicites : la dernière année surtout.

[1]C’est lui qui est l’oint (i.e. le Christ). Il est présenté comme étant le Fils de l’homme (titre prophétique du Messie rédempteuret juge signifiant l’humilité de celui qui est envoyé). Ce terme est employé 80 fois dans l’Evangile.Mtt.VIII,20: “…mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête”.Mtt.XI,18: “Le Fils de l’homme est venu mangeant et buvant…”.Mtt.XXVI,64: “Désormais, vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel” (cf.Dan.VII,13).Mtt.XX,28: “C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu”.Mtt.XVII,9: “Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité…”Mtt.XXIV,30: “Alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme”.Mtt.XXV,31: “Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire”.Jn.I,51: “…Et les anges montant et descendant sur le Fils de l’homme”.Jn.III,13: “Et nul n’est monté au Ciel si ce n’est celui qui est descendu du Ciel, le Fils de l’homme qui est dans le Ciel”.Mc.X,45: “Afin que vous sachiez que sur la terre le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés”.

[2]Quand Saint Jean-Baptiste lui envoie ses disciples Lui demander s’Il est celui qui doit venir, Il s’applique la prophétie d’Isaïe sur les miracles messianiques :Lc.VII,22: « Puis il répondit aux envoyés: «Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ».

[3]Dans la synagogue de Nazareth, Il s’applique une autre prophétie messianique d’Isaïe :“L’Esprit de Dieu est sur moi” (…) “Aujourd’hui, cette Ecriture est accomplie parmi vous” (Lc.IV,20-25).

[4]Enfin, à la Samaritaine, il se confirme comme le Messie :Jn.IV,25-26: “La femme lui dit: «Je sais que le Messie doit venir, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, il nous expliquera tout. Jésus lui dit « C’est moi, moi qui te parle »”.

Fils de Dieu, i.e. le Verbe Incarné

Cette vérité se trouve en germe dans l’enseignement du Christ. C’est l’affirmation centrale de la Révélation : le Christ est le Fils de Dieu au sens propre du mot, par nature, comme étant son Fils unique

- l’histoire et la raison l’exigent :Car 30 ans après sa mort, le Christ est adoré comme tel. De nombreux juifs convertis meurent pour cela ! Ainsi, seule une affirmation explicite d’une telle doctrine fonde une telle croyance car tout par ailleurs s’oppose à une telle croyance : la mentalité des apôtres (juifs, rudes, peu instruits), l’enthousiasme pour un surhomme aurait été insuffisante (mort au gibet, le Christ même surhomme aurait déçu !). Adoré comme Dieu, c’est qu’Il s’est affirmé comme tel en le prouvant.

- les Evangiles l’attestent : Indirectement, Jésus ayant parlé et agi en Dieu, les apôtres ont conclu sa divinité. De plus, Jésus se dit supérieur aux prophètes. (Cf. Parabole des Vignerons homicides : Mtt.XXI,33-34 : le fils est tué alors que les serviteurs sont seulement rejetés et repoussés). Jésus se proclame maître de la loi (du sabbat, du Temple). Enfin, il s’attribue des œuvres proprement divines (JE te dis, lève-toi - JE le veux, sois guéri - Il été dit aux anciens, MOI je vous dis - En SON nom, il remet les péchés - Avant qu’Abraham fut, JE suis). Et il se pose comme terme de tout rapport : Croyez au Père et croyez en MOI - Si quelqu’un aime son père plus que MOI). Directement, il s’affirme Fils de Dieu au sens strict (les prophètes de l’Ancien Testament s’affirmaient comme tel au sens large) : Mon Père et moi, nous sommes un (Jn.X,30). Tu te fais Dieu (Jn.X,34). Afin que vous compreniez que le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés, prends ton grabat et marche (Mc.II,11).

Jésus s’est appelé Fils de Dieu

Le Christ s’affirme au sens strict Fils de Dieu:

Jn.XI,27: “Oui, je crois que vous êtes le Christ, le Fils de Dieu ”.Mtt.XVI,16: “Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant”.Mtt.XXI,15: “Hosanna au Fils de David”.Jn.XVII,3:“La vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, vous le seul vrai Dieu et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ”.Lc.XXIV,26 : “Ne fallait-il pas que le Christ souffrit toutes ces choses pour entrer dans sa gloire ?

Exemples : L’Ange Gabriel annonce à Marie qu’elle deviendrait la mère du Sauveur : “L’Esprit-Saint descendra en vous et le Tout-Puissant vous couvrira de son ombre : voilà pourquoi le Saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu” (Lc.I,35). Au bord du Jourdain, Dieu confirme ces paroles : “Voici mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toutes mes complaisances” (Lc.III,22).A Nicodème, Jésus déclare que Dieu a aimé le monde au point de donner son Fils unique (Jn.III,16).A l’aveugle-né, il dira : “«Crois-tu au Fils de l’homme»?  Il répondit: «Et qui est-il, Seigneur, que je croie en lui»?  Jésus lui dit: «Tu le vois; celui qui te parle, c’est lui».  Alors il déclara: «Je crois, Seigneur», et il se prosterna devant lui.” (Jn.IX,35-37).Jésus récompensa la Foi de Marthe en ressuscitant Lazare son frère : “«Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde»” (Jn.XI,27).Les juifs le poursuivent non seulement parce qu’Il chasse les démons le Sabbat mais aussi parce qu’Il se proclame l’égal de Dieu (Jn.V,16-18). Les Juifs lui demandent et il répond par l’affirmative (Jn.X,23-31). Saint Pierre dira “Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant” (Mtt.XVI,13-20).Déclaration devant le Sanhédrin (Lc.XXII,66-71) : le but du tribunal était de dénoncer le fait que Jésus se faisait Dieu; l’argument de Jésus se fonde sur le Psaume CIX : Dixit Dominus - Le Sanhédrin déclarent le blasphème.

Ainsi, 

Il appelle Dieu son Père :

Lc.II,49: “Pourquoi donc me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ?”Jn.II,16 : “ Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce”.Jn.X,30 : “Mon Père et moi, nous sommes un”.Mtt.XXVI,29 : “Je le boirai à nouveau avec vous dans le Royaume de mon Père”.Mtt.XI, 27 : “Toutes choses m’ont été données par mon Père”.

Il parle et agit en Dieu; il s’approprie les attributs et les pouvoirs que Dieu seul possède :

Il est la vérité : Jn.XIV,6 : “Je suis la Voie, la Vérité et la Vie”.Il est l’éternité : Jn.VIII,58 : “…avant qu’Abraham existât, Je Suis”.Il est tout-puissant : Jn.V,21-27 : “Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut.  Car le Père ne juge personne; il a donné au Fils le jugement tout entier,  afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.  (…)  Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même  et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme”.

Jn.VIII,12 : “Je suis la lumière du monde”.

Jn.XI,25 : “Je suis la résurrection et la vie”.

Jn.X,17: “J’ai pouvoir de quitter et de reprendre mon âme”.

Il affirme sa présence dans le ciel : Jn.III,13: “Et nul n’est monté au Ciel si ce n’est celui qui est descendu du Ciel, le Fils de l’homme qui est dans le Ciel”.

Jn.VIII,42 : “Je le suis (le Christ), et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir environné des nuées du ciel”.

Il proclame sa sainteté : Jn.X,29-30 : “mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et nul ne peut les ravir de la main de mon Père. Mon Père et moi nous sommes un”.

Il agit et commande en Dieu. Il faut croire dans le Fils et l’adorer.

Mc.IV,39 : “Etant réveillé, Jésus tança le vent et dit à la mer : Tais-toi, calme-toi. Et le vent s’apaisa, et il se fit un grand calme”.Jn.V,23: “…afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé”.Mtt.IX,18: “Comme il leur parlait ainsi, le chef de la synagogue entra, et se prosternant devant lui, il lui dit…”Mtt.XII,8: “Car le Fils de l’homme est maître du Sabbat”.Jn.XX,28 : “Mon Seigneur et mon Dieu”.

Conclusion :Il y a entre Dieu et Jésus une filiation stricte et une unité de nature : Jn.X,30: “Mon Père et moi, nous sommes un”. C’est ce que lui reprochent les Juifs : Jn.X,34: “Tu te fais Dieu”. Alors, Jésus le prouve : Mc.II,10-11: “Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés, lève-toi, prends ton grabat”.

Trois récits évidents dans les Evangiles :- La reconnaissance de la divinité du Christ sur le chemin de Césarée :Jn.XVI,13-20: “Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant”.Gravité et solennité de la demande - Solennité de l’approbation - Récompense promise magnifique. Ainsi, la divinité est affirmée, les pouvoirs divins sont promis.

- Unité avec Dieu le Père et le Saint-Esprit :La nature, la science et les opérations du Fils sont aussi élevées que celles du Père:Lc.X,22: « Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler». »Jn.5,17-21: « Mais il leur répondit: «Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent et j’œuvre moi aussi». (…) Ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. ».Jn.V,30: “Mon Père et moi, nous sommes un”. Mtt.XXVIII,19: “…baptisez au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit”.- Témoignage suprême la Déclaration de Jésus devant le Sanhédrin :Mc.XIV,60-63: « Se levant alors au milieu, le Grand Prêtre interrogea Jésus: «Tu ne réponds rien? Qu’est-ce que ces gens attestent contre toi»?  Mais lui se taisait et ne répondit rien. De nouveau le Grand Prêtre l’interrogeait, et il lui dit: «Tu es le Christ, le Fils du Béni»?   «Je le suis, dit Jésus, et vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite de la Puissance et venant avec les nuées du ciel».  Alors le Grand Prêtre déchira ses tuniques et dit: «Qu’avons-nous encore besoin de témoins? » = Le but du tribunal : obtenir de Jésus un aveu. Or s’affirmer envoyé de Dieu n’est pas de soi un blasphème méritant la mort. S’Il est condamné à mort, c’est que Jésus s’affirme Fils de Dieu. «Tu es le Christ, le Fils du Béni»?   «Je le suis ».= L’argumentation de Jésus: il déclare « vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite de la Puissance » (faisant référence au Psaume CIX). «Tu es le Christ, le Fils du Béni»?   «Je le suis ». La solennité de la réponse au péril de sa vie montre l’intention claire de Jésus. 

Sa doctrine est une doctrine de salut

Etat de la question

Le Christ s’est dit légat divin pour nous enseigner une doctrine divine et pour souffrir la Passion afin d’opérer la Rédemption. Depuis le XVIIIè siècle, les déistes et ensuite depuis le XIXè siècle, les modernistes, nient cette intention du Christ en comprenant les Evangiles comme une sorte de morale sans doctrine. 

Existence de la doctrine (preuves & témoignages)

D’après les Evangiles :

Notre-Seigneur se fait appeler Maître et seul Maître. Mtt.XXI,16: “Maître, nous savons que vous êtes vrai et que vous enseignez la voie de Dieu dans la vérité sans souci de personne…”Notre-Seigneur parle de sa doctrine :Jn.VII,16 : “Ma doctrine n’est pas de moi mais de celui qui m’a envoyé…”.Mtt.VII,28-29 : “Jésus ayant achevé ce discours, le peuple était dans l’admiration de sa doctrine. Car il enseignait comme ayant autorité, et non comme les scribes”.Mtt.XV,12 : “Alors ses disciples lui dirent : Savez-vous que les pharisiens en entendant cette parole ses ont scandalisés ?”Mc.IV,11 : “A vous, il a été donné de connaître le mystère du Royaume de Dieu; mais pour eux, qui sont dehors, tout est annoncé en paraboles”.Lc.X,16 : “Celui qui vous écoute, m’écoute, et celui qui vous méprise, me méprise”.Mtt.XXVIII,19-20 : “Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit”.Jn.XIV,26 : “Mais le Consolateur, l’Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit”.

Les Premiers chrétiens considéraient qu’ils devaient garder un dépôt de doctrine :

Eph.IV,11;14 : “C’est lui qui a fait les uns apôtres, d’autres prophètes… en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du ministère… afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine…”Rom.X,9;17 : “Car c’est en croyant de cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de bouche qu’on parvient au salut… Ainsi, la foi vient de la prédication entendue, et la prédication se fait par la parole de Dieu”.Rom.XVI,17 : “Je vous exhorte, mes frères, à prendre garde à ceux qui causent les divisions et les scandales, en s’écartant de l’enseignement que vous avez reçu”.Act.XX,30 : “Et même, il s’élèvera au milieu de vous des hommes qui enseigneront des doctrines perverses pour entraîner les disciples après eux”.Gal.I,9 : “Et si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème”.I Tim.VI,3-4: “Si quelqu’un donne un autre enseignement et n’adhère pas aux salutaires paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est conforme à la piété, c’est un orgueilleux…

Quelle est cette doctrine ?

- Un Dieu unique, créateur de toutes choses, Providence, Père des hommes et juge suprême :Mc.XII,29-32 - Mc.XIII,19 - Mtt.VI,26;30;32 - Mtt.XX,23.

Mc.12,29-32: « Jésus répondit: «Le premier c’est: Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur,  et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.  Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là».  Le scribe lui dit: «Fort bien, Maître, tu as eu raison de dire qu’Il est unique et qu’il n’y en a pas d’autre que Lui; » Mc.13,19: « Car en ces jours-là il y aura une tribulation telle qu’il n’y en a pas eu de pareille depuis le commencement de la création qu’a créée Dieu jusqu’à ce jour, et qu’il n’y en aura jamais plus. » Mtt.6,26-32: « Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit! Ne valez-vous pas plus qu’eux?  Qui d’entre vous d’ailleurs peut, en s’en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie?  Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter? Observez les lis des champs, comme ils poussent: ils ne peinent ni ne filent.  Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.  Que si Dieu habille de la sorte l’herbe des champs, qui est aujourd’hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi!  Ne vous inquiétez donc pas en disant: Qu’allons-nous manger? Qu’allons-nous boire? De quoi allons-nous nous vêtir?  Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Or votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. » Mtt.20,23: « _ «Soit, leur dit-il, vous boirez ma coupe; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m’appartient pas d’accorder cela, mais c’est pour ceux à qui mon Père l’a destiné». »

- Son égalité avec le Père : Mtt.XI,27 - Mtt.XVI,17 - Mtt.XXVI - Lc.X,22 - Jn.V,19-28 - Jn.VII,42-58 - Jn.XIV,10 - Jn.XVII,21.

Mtt.11,27-27: « Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. » Mtt.16,17-17: « En réponse, Jésus lui dit: «Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux. » Lc.10,22: « Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler». » Jn.5,19-28: « Jésus reprit donc la parole et leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, qu’il ne le voie faire au Père; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.  Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, à vous en stupéfier.  Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut.  Car le Père ne juge personne; il a donné au Fils le jugement tout entier,  afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.  En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.  En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient _ et c’est maintenant _ où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.  Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même  et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme.  N’en soyez pas étonnés, car elle vient, l’heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix » Jn.7,42;58: « Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.  Mais, dès l’aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s’étant assis il les enseignait. (…)  Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham existât, Je Suis». » Jn.14,10: « Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même: mais le Père demeurant en moi fait ses œuvres. » Jn.17,21: « afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. »

- La divinité du Saint-Esprit : Mtt.X,19-20 - Mtt.XXVIII,19 - Lc.XII,12 - Lc.XXIV,49 - Jn.XIV,16;17;26 - Jn.XV,26 - Jn.XVI,13-15.

Mtt.10,19-20: « Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire: ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,  car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. » Mtt.28,19: « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, » Lc.12,12: « car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu’il faut dire». » Lc.24,49: « «Et voici que moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Vous donc, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut». » Jn.14,16: « et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit avec vous à jamais,  l’Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous. (…)  Mais le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Jn.15,26: « Lorsque viendra le Paraclet, que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il me rendra témoignage. » Jn.16,13-15: « Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière; car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu’il entendra, il le dira et il vous dévoilera les choses à venir.  Lui me glorifiera, car c’est de mon bien qu’il recevra et il vous le dévoilera.  Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est de mon bien qu’il reçoit et qu’il vous le dévoilera. »

- La Rédemption des hommes par l’effusion du sang de Notre-Seigneur : Mtt.XX,28 - Mc.X,45 - Jn.III,16 - Jn.X,18 - Jn.XII,24-33.Mtt.20,28: « C’est ainsi que le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude». » Mc.10,45: « Aussi bien, le Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude». » Jn.3,16: « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » Jn.10,18: « Personne ne me l’enlève; mais je la donne de moi-même. J’ai pouvoir de la donner et j’ai pouvoir de la reprendre; tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père». » Jn.12,24-33: « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.  Qui aime sa vie la perd; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle.  Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.  Maintenant mon âme est troublée. Et que dire? Père, sauve-moi de cette heure! Mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure.  Père, glorifie ton nom»! Du ciel vint alors une voix: «Je l’ai glorifié et de nouveau je le glorifierai».  La foule qui se tenait là et qui avait entendu, disait qu’il y avait eu un coup de tonnerre; d’autres disaient: «Un ange lui a parlé».  Jésus reprit: «Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous.  C’est maintenant le jugement de ce monde; maintenant le Prince de ce monde va être jeté dehors;  et moi, une fois élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi».  Il signifiait par là de quelle mort il allait mourir. »

- La grâce sanctifiante : Jn.XIV,23.Jn.14,23: « Jésus lui répondit: «Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. »

- La nécessité et l’efficacité de la prière : Lc.XVIII,1 - Mtt.XVIII,19-20 - Mtt.XXI,22.Lc.18,1: « Et il leur disait une parabole sur ce qu’il leur fallait prier sans cesse et ne pas se décourager. » Mtt18,19-20: « «De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.  Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux». » Mtt21,22: « Et tout ce que vous demanderez dans une prière pleine de foi, vous l’obtiendrez». » - L’existence des Sacrements : B : Mtt.XXVIII,19 - Jn.III,5 ; O : Lc.XXII,19-20 - Jn.VI,50-55 ; E : Lc.XXII,19-20 - Jn.VI,50-55 ; P : Jn.XX,22-23 - Mtt.XVIII,18; C : Act.VIII,17 ; EO : Jc.V,15 ; M : Eph.V,32.Baptême :Mtt.28,19: « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, » Jn.3,5: « Jésus répondit: «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. » Ordre :Lc.XXII,19-20: « Puis, prenant du pain, il rendit grâces, le rompit et le leur donna, en disant: «Ceci est mon corps, donné pour vous; faites cela en mémoire de moi».  Il fit de même pour la coupe après le repas, disant: «Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous. »Jn.VI,50-55: «  ce pain est celui qui descend du ciel pour qu’on le mange et ne meure pas. Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde».  Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux; ils disaient: «Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger»?  Alors Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.  Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour.  Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. »  

Eucharistie :Lc.22,19-20: « Puis, prenant du pain, il rendit grâces, le rompit et le leur donna, en disant: «Ceci est mon corps, donné pour vous; faites cela en mémoire de moi».  Il fit de même pour la coupe après le repas, disant: «Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous. » Jn.6,50-55: « ce pain est celui qui descend du ciel pour qu’on le mange et ne meure pas.  Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde».  Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux; ils disaient: «Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger»?  Alors Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.  Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour.  Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. » Pénitence :Jn.20,22-23: « Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit: «Recevez l’Esprit Saint.  Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus». » Mtt.18,18: « «En vérité je vous le dis: tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié. » Confirmation :Act.8,17: « Alors Pierre et Jean se mirent à leur imposer les mains, et ils recevaient l’Esprit Saint. » Extrême-Onction :Jac.5,15: « La prière de la foi sauvera le patient et le Seigneur le relèvera. S’il a commis des péchés, ils lui seront remis. » Mariage :Eph.5,32: « ce mystère est de grande portée; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église. »

- La nécessité des vertus et des œuvres pour le Salut : Mtt.V,48 - Mtt.VII,21 - Mtt.X,32 - Mtt.XVI, 24-26 - Jn.XIII,34 - Jn.XV,12-17.Mtt.5,48: « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »Mtt.7,21: « «Ce n’est pas en me disant: "Seigneur, Seigneur", qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Mtt.10,32: « «Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux; » Mtt.16,24-26: « Alors Jésus dit à ses disciples: «Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.  Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.  Que servira-t-il donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l’homme en échange de sa propre vie? » Jn.13,34: « Je vous donne un commandement nouveau: vous aimer les uns les autres; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » Jn.15,12-17: « Voici quel est mon commandement: vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.  Nul n’a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis.  Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.  Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.  Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.  Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. »

- L’existence et la pratique des conseils évangéliques : Mtt.XIX,12;22;29.Mtt.19,12-29: « Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu’il comprenne»! (…)  Entendant cette parole, le jeune homme s’en alla contristé, car il avait de grands biens. (…)  Et quiconque aura laissé maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs, à cause de mon nom, recevra bien davantage et aura en héritage la vie éternelle. »

- L’institution de l’Eglise, gardienne de la tradition : Mtt.XVI,13-19 - Mtt.XXVIII,19-20; Mc.XVI,15-16 - Lc.XXII,32 - Jn.XXI,15-17.Mtt.16,13-19: « Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question: «Au dire des gens, qu’est le Fils de l’homme»?  Ils dirent: «Pour les uns, Jean le Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres encore, Jérémie ou quelqu’un des prophètes».  _ «Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je»?  Simon-Pierre répondit: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant».  En réponse, Jésus lui dit: «Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.  Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle.  Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux: quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié». » Mtt.28,19-20: « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,  et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde». »Mc.16,15-16: « Et il leur dit: «Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création.  Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné. » Lc.22,32: « mais moi j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères». » Jn.21,15-17: « Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre: «Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci»? Il lui répondit: «Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime». Jésus lui dit: «Pais mes agneaux».  Il lui dit à nouveau, une deuxième fois: «Simon, fils de Jean, m’aimes-tu»? _ «Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t’aime». Jésus lui dit: «Pais mes brebis».  Il lui dit pour la troisième fois: «Simon, fils de Jean, m’aimes-tu»? Pierre fut peiné de ce qu’il lui eût dit pour la troisième fois: «M’aimes-tu»?, et il lui dit: «Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime». Jésus lui dit: «Pais mes brebis. »

- La vie éternelle pour les justes et l’enfer pour les pécheurs : Mtt.XXV,46 - Mtt.XIII,13 - Mtt.XXV,34 - Jn.XVII,24 - Mtt.XXIV,23-31 - Mc.XIII,21-27 - Lc.XXI,25-26 - Jn.VI,52-59 - Jn.V,29.Mtt.25,46: « Et ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à une vie éternelle». »Mtt.13,43: « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Entende, qui a des oreilles! » Mtt.25,34: « Alors le Roi dira à ceux de droite: "Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. » Jn.17,24: « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » Mtt.24,23-31: « «Alors si quelqu’un vous dit: "Voici: le Christ est ici"! ou bien: "Il est là"!, n’en croyez rien.  Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes, qui produiront de grands signes et des prodiges, au point d’abuser, s’il était possible, même les élus.  Voici que je vous ai prévenus.  «Si donc on vous dit: "Le voici au désert", n’y allez pas; "Le voici dans les retraites", n’en croyez rien.  Comme l’éclair, en effet, part du levant et brille jusqu’au couchant, ainsi en sera-t-il de l’avènement du Fils de l’homme.  Où que soit le cadavre, là se rassembleront les vautours.  «Aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.  Et alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme; et alors toutes les races de la terre se frapperont la poitrine; et l’on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire.  Et il enverra ses anges avec une trompette sonore, pour rassembler ses élus des quatre vents, des extrémités des cieux à leurs extrémités.» Mc.13,21-27: « Alors si quelqu’un vous dit: "Voici: le Christ est ici"!, "Voici: il est là"!, n’en croyez rien.  Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes qui opéreront des signes et des prodiges pour abuser, s’il était possible, les élus.  Pour vous, soyez en garde: je vous ai prévenus de tout.  Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,  les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.  Et alors on verra le Fils de l’homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.  Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel. » Lc.21,25-26: « «Et il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, inquiètes du fracas de la mer et des flots;  des hommes défailliront de frayeur, dans l’attente de ce qui menace le monde habité, car les puissances des cieux seront ébranlées. » Jn.6,52-59: « Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux; ils disaient: «Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger»?  Alors Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.  Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour.  Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson.  Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.  De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.  Voici le pain descendu du ciel; il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères et ils sont morts; qui mange ce pain vivra à jamais».  Tel fut l’enseignement qu’il donna dans une synagogue à Capharnaüm. » Jn.5,29: « et sortiront: ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. » 

La valeur du témoignage du Christ

Remarque : La division des critères intrinsèques et extrinsèques est envisagée par rapport au Christ et non par rapport la révélation (intr.: la doctrine; extr.: la personne : sa vie et ses actes); ainsi, nous aurons la division suivante :

  • Les motifs intrinsèques : la valeur de la personne du Christ et de sa doctrine : nous constaterons l’absence de mensonges et d’illusions; une doctrine et une vie excellentes. Tout cela étant formellement confirmé par tous.

  • Les motifs extrinsèques : la manière de confirmer sa mission : par les miracles (dont le plus insigne fut sa propre résurrection) et les prophéties (celles annoncées par l’Ancien Testament qu’il a accomplies et celles qu’il a annoncées).

Les motifs intrinsèques

Un témoignage ne vaut que ce que vaut le témoin ! Jésus est le Messie, le Fils de Dieu : il l’a dit, nous l’avons lu dans les Evangiles : mais est-ce un mensonge, une illusion ou la vérité ?Nous constatons que le contenu du témoignage du Christ nous impressionne déjà, sa continuité et sa fermeté nous émeuvent, nous nous demandons alors ce que vaut son témoignage.

Positivement

Nous pouvons dire qu’Il ne se trompe pas. Il sait ce qu’Il dit. Il a la science.

Il ne nous trompe pas. Il dit ce qu’Il sait. Il a la véracité et la sincérité.

* Considérant de façon naturelle ses qualités, s’Il est Dieu, il est évident qu’une erreur dans sa science aurait été inexplicable ! Or il n’y a pas eu d’erreurs ! Au contraire, s’Il s’affirme Dieu et qu’Il ne l’est pas, cela dénoterait la perte de toute faculté intellectuelle.Alors qu’en fait, le Christ apporte les preuves de la plus haute intelligence dans sa doctrine même qui est un ensemble merveilleux de dogmes et de préceptes d’une cohésion parfaite, unissant harmonieusement et prudemment des éléments très divers. Oui, le Christ a étonné toute sa vie par sa sagesse et ses réponses. Non, Jésus ne s’est pas trompé. De toute évidence, s’Il s’est affirmé Dieu, c’est qu’Il savait l’être !En outre, Jésus a parlé avec véracité et sincérité. Car s’Il avait voulu nous tromper, il aurait - comme beaucoup le firent - commis des crimes énormes non seulement contre les hommes (en les trompant et en les chargeant de faux dogmes et de devoirs inexistants) mais aussi contre Dieu (en usurpant ses droits de façon sacrilège ses droits) et lui-même (en s’exposant aux châtiments les plus graves dès ici-bas et dans l’autre vie). Remarquons en outre que nul ne s’est proclamé Dieu en présentant de telles vertus, avec une telle crédibilité. Ainsi, il présenté la plus haute sainteté (absence de défauts, amour de Dieu, bonté, charité, humilité, mortification).

* Considérant ses qualités comme miraculeuses,il faut bien reconnaître sa science et sa sainteté comme ayant atteint un degré miraculeux. Ceci constitue formellement la signature de Dieu.

Négativement

- Absence de mensonges :

Les rationalistes prétendent que le Christ s’est laissé prendre au jeu de la logique du succès, enthousiasmé par les foules, dans le besoin de répondre à ses adversaires…- Jésus avait un véritable amour pour son Père : il le manifeste dans sa prière (Mtt.VI,9 - Mtt.XI,35 - Mtt.XV,36 - Jn.XI,41 - Jn.XVII,1 - Lc.XXIII,46), dans sa mission apostolique et dans sa règle de vie (Jn.IV,34 - Jn.V,36 - Jn.VI,38).- Jésus avait un véritable amour pour les hommes : non seulement pour ses apôtres (Discours après la Cène : Jn.XIV-XVII) mais pour tous (ses miracles en sont les signes : Mtt.XIV,14 - Mtt.XV,32 - Mtt.XX,34 - Mc.VI,34 - Mc.VIII,2 - Lc.XII,13. “Venez à moi vous tous qui peinez et qui souffrez”. Bonté et miséricorde envers la Samaritaine, la femme adultère, Zachée…). Tout ceci n’excluant pas évidemment la réprimande envers les pharisiens !

- Une absence d’illusion :

Le Christ ne s’est pas contenté de dire Dieu m’est apparu; mais il annonce qu’Il va réaliser toutes les prophéties, qu’Il a avec le Père des relations uniques et des pouvoirs uniques. Son esprit est élevé et profond. Sa doctrine sur la charité est forte : amour des ennemis (Jn.VII,46). Sur les mœurs, il est également clair : pauvreté, détachement, chasteté, virginité, humilité, fidélité au devoir, et ceci par une pédagogie éclatante (les paraboles). Ainsi, son jugement est raisonnable et prudent, ne se laissant pas influencer par les passions.Demandons-nous encore si le Christ aurait pu se tromper ? Aurait-il été une sorte d’halluciné comme le pensait Renan ? Nous ne constatons aucune trace de l’évolution de la pensée de Jésus (comme une sorte de prise de conscience progressive !). S’il y a évolution, c’est tout au plus dans la manière d’exprimer sa pensée. Ainsi, le Christ n’était pas fou comme le prétendit Renan car ce qui frappe dans sa vie c’est que la foi en lui-même et en son œuvre reste absolument identique à elle-même. Cette confiance inébranlable de Jésus en son œuvre, en son Père et en lui-même était certainement surnaturelle. L’assurance qu’aucun événement extérieur ne trouble constitue une preuve énorme de la nature divine du Christ. Enfin, comment un déséquilibré peut-il être l’auteur d’une doctrine religieuse qui dépasse les plus hautes conceptions des philosophes anciens et d’une morale qui est devenue l’idéal de l’humanité.

- Une Doctrine excellente :

Le Christ a en effet prêché une doctrine d’une excellence sans égal.

Le fait

Historiquement, nous constatons que sa doctrine nous fait connaître la vérité et nous ordonne de pratiquer le bien. 1/ Les vérités enseignées sont sans erreurs, et ne vont pas contre la raison (aucune absurdité ou contradiction). Ainsi, elles comblent en le dépassant par les mystères le désir inné de savoir. Tout est harmonieux. 2/ La perfection de sa morale est irréprochable (Sermon sur la Montagne). Fondée sur les Dogmes, dans son principe, elle affirme que si Dieu est législateur, il est aussi Père. Dans son dessein, elle cherche à mener l’homme au bonheur par la sainteté. Enfin, ses règles demeurent immuables et selon les conditions parvenir jusqu’à l’héroïsme, le motif suprême étant l’amour de Dieu et du prochain (Premier commandement). 

Le caractère divin du fait

Cette doctrine paraît à la fois élevée, sublime et accessible à tous, très complète et harmonieuse. Quelle aurait été cette intelligence (qui n’a pas fait d’étude !) capable d’établir une telle doctrine sans tâtonnement et sans défaillance ? L’origine ne peut être que miraculeuse. En effet, aucun philosophe n’avait pu établir l’ensemble des vérités naturelles complètement, certainement et sans erreurs et ceci de façon aussi cohérente. (Les Réformateurs voulant réformer la doctrine chrétienne ont en fait brisé son unité). Ceci constitue donc un vrai miracle intellectuel.Terminons en établissant que l’excellence de la doctrine se prouve par l’excellence ses fruits. Non seulement au point de vue intellectuel (diffusion des vérités essentielles à l’humanité en la relevant), mais aussi au point de vue moral (amélioration de la conduite et des mœurs) voir politique (rôle des sociétés chrétiennes et des saints sur leur siècle). 

- Vie excellente : la Sainteté & la Sagesse de Jésus-Christ.

C’est un peu le miracle moral du christianisme. C’est l’ensemble des actions morales dépassant les forces humaines ordinaires. Dépassement en perfection, en promptitude (conversion instantanées), en difficulté (martyre), en insuffisance des moyens (instruction, nombre).L’histoire nous confirme la réalité de ces faits.

De façon générale : absence péchés (Qui de vous me convaincra de péché ? Il ne fut pas contredit par ses adversaires), pratique des vertus (individuelles : amour de Dieu, obéissance, pauvreté, pureté, humilité, force, prudence), familiales : respect, soumission, affection et sociales : justice, charité, patience).

De façon particulière :- Le renoncement : Rom.XV,3 : Christus non sibi placuit : à l’égard des choses : Mtt.XVII,16 : pas de gîte pour dormir et à l’égard des personnes : pas de démagogie, pas d’attachement particulier. - L’humilité : cherchant non pas sa gloire mais celle de son Père : Phil.II,17 : Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la condition d’esclave, en se rendant semblable aux hommes, et reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui. Mtt.X,24-25 : le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Lc.XXII,24-27 : Pour vous ne faites pas ainsi; mais que le plus grand parmi vous soit comme le dernier, et celui qui gouverne comme celui qui sert. Jn.XXIII,1-11 : le lavement des pieds.…- Noblesse, fierté, force et magnanimité : il proteste quand la gloire est attaquée, il n’hésite pas à proclamer ses droits de Fils de Dieu.- Loyauté (Mtt.XXIII,27-28), véracité, sincérité : ni démagogie ni complaisance.

Théologiquement, il faut tenir qu’il faut une cause proportionnée permanente et habituelle. Or cette disposition n’existe pas chez les hommes car une absence prolongée de toute faute et la pratique constante et sans faiblesse de toutes les vertus est au-dessus du cours ordinaire de choses !

Apologétiquement (!), la sainteté du fondateur du christianisme confirme sa doctrine (Les œuvres que je fais témoignent pour moi) (Qui donc me convaincra de péché ? autrement dit, si je vous dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ?).Donc seule la divinité du Christ explique sa sainteté, que Dieu n’aurait pu accorder à un imposteur.

La Sainteté de Jésus-Christ

Ferbeck 52

La Sagesse de Jésus-Christ

Ferbeck 53

- Témoignages divers de ces faits :

- Par les juifs eux-mêmes : “Il s’est dit Fils de Dieu”. Enfin, Celse se moque d’un Dieu crucifié; Lucien ridiculise l’adoration d’un Dieu crucifié et Pline le Jeune se plaint que les chrétiens chantent des hymnes au Christ comme à un Dieu.- L’Eglise a la Foi en la divinité du Christ; or elle ne peut y croire que si le Christ l’a Lui-même affirmée. Il n’y a en effet aucune idéalisation possible en trente années, surtout lorsque le culte d’un homme était dangereux, rivalisant avec l’empereur. L’insistance de Saint Paul quant à la divinité se place dans la volonté des apôtres; Et si le Christ a tardé à affirmer sa divinité, c’est avant tout par prudence (les apôtres ne l’auraient pas cru, les juifs l’auraient pris pour roi temporel,… et son Père le voulait autrement).

Les motifs extrinsèques

Les Miracles de Notre-Seigneur Jésus-Christ

Rappel de définition : c’est un fait sensible et certain qui déroge aux lois constantes et connues de la nature et n’est pas possible sans une intervention spéciale de Dieu.

Remarque préalable : Les miracles du Christ sont des miracles au sens strict du mot (ils dérogent à la loi de la nature), ils ont eu lieu des milliers de fois et publiquement. Le Christ les opéra en son nom, sans user d’aucun moyen, et ceci afin de confirmer sa doctrine.

Il s’agit de faire une constatation à trois points de vue :-1- historique : existence certaine du fait;-2- théologique : nature et origine du fait, autrement dit, véracité du miracle; -3- apologétique : mise en relation du fait avec la révélation, autrement dit, confirmation de sa doctrine.

Analyse matérielle et quantitative :

Le Miracle est nécessaire moralement afin d’accréditer la révélation; le miracle étant le signe le plus manifeste de la légation divine du Christ. (Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu).

- en général : Mc.I,32-33 : Il guérit beaucoup de malades affligés de diverses infirmités. Jésus a fait encore en présence de ses disciples beaucoup d’autres miracles. Mtt.VIII,16-17 - Mtt.IV,20-24 - LcIV,41-49 - Lc.VI,17-19 - Lc.VII,21 - Lc.VIII,2 - Jn.II,23 - Jn.IV,48 - Jn.VII,31 - Jn.XI,47 - Jn.XII,37.

- en particulier :Les évangélistes relatent entre 39 et 41 miracles. - miracles opérés sur des éléments matériels : eau changée en vin à Cana (Jn.II,2-11), multiplication des pains (Mc.VI,30-34), pêches miraculeuses, tempête apaisée (Mtt.VIII), marche sur les eaux (Mtt.XIV), figuier desséché,…- miracles opérés sur les hommes : maladies guéries (belle-mère de Simon (Mc.I,29), fils de l’officier (Jn.IV,43-54), lépreux (Lc.V,12), paralytique (Luc,V), homme à la main desséchée (Lc.VI), serviteur du centurion (Mtt.VIII), fille de la cananéenne (Mtt.XV), sourd-muet (Mc.VII), aveugle-né (Jn.IX), deux aveugles (Mtt.IX), serviteur du grand-prêtre (Lc.XX)), démons chassés (dans la synagogue de capharnaüm (Mtt.I,23), dans le pays des Gérasiens (Mtt.VIII), enfant possédé (Mc.IX), femme possédée (Lc.XIII)), résurrections (fils de la veuve de Naïm (Lc.VII), la fille de Jaïre (Mtt.IX), Lazare (Jn.XI,1-44).

Constatation à trois points de vue : ces miracles sont historiques car

[1] certains : à la différence des miracles rapportés par les Apocryphes, ceux-ci sont rapportés avec sobriété et majesté (¹ fabuleux). Les circonstances sont précises et détaillées (¹ fable). Enfin, ils sont spontanés (¹ calculés et prémédités). Ces faits nous ont donc été rapportés tels qu’ils ont eu lieu (constatés car sensibles, extraordinaires, publiques et devant des adversaires puis transmis comme éléments majeurs des Evangiles, prouvés par la sincérité des narrateurs et la surveillance des écrits par les adversaires).Ainsi, la certitude repose sur la valeur historique des Evangiles. Ils ne sont donc pas des interpolations : ils appartiennent à la substance des Evangiles : leur place est considérable, leur rôle est essentiel, et ils constitue le fondement de la foi (Après le miracle de Cana, les disciples crurent en Lui, Jn.II,11;23). Saint Pierre, après la Pentecôte, en appelle aux miracles du Christ pour appuyer son enseignement, -Act.II,22).

[2] authentiques et vrais : car les seules forces de la nature ne peuvent expliquer les phénomènes : les effets produits étant sans proportion naturelle avec les causes apparentes (salive, imposition des mains : Mc.VI,5 - Mc.VII,32 - Lc.IV,40 - Lc.XIII,13; les yeux levés au ciel : Mc.VII,34 -Jn.IX,6; contact avec l’organe malade : Mtt.VIII,3 - Mtt.XIV,15 - Mtt.XX,34 - Mc.I,41 - Lc.XIX,4).Raisonnons par l’absurde : si Notre-Seigneur connaissait les forces inconnues de la nature, alors elles auraient été connues : et cette connaissance aurait constitué en elle-même un miracle ! (et il les aurait utilisées comme un technicien : préparation,…) ! S’Il ne les connaissaient pas, la concurrences hasardeuses des forces et de ses gestes était alors impossible.Ainsi, les forces de l’homme doivent être exclues (les phénomènes sont trop extraordinaires et trop immédiats pour être opérés par la suggestion). L’hypnose ne peut suffir non plus pour opérer une résurrection ou une guérison (instantanées) et le démon ne peut être l’auteur le vecteur d’une doctrine qui le combat (absence de mal).Remarquons enfin que la Foi exigée par Notre-Seigneur est une condition et non une cause du miracle. En effet, dans certains cas, la Foi n’était pas requise : Malchus, les possédés, le paralytique de la piscine de Béthsaïde, le Fils du centurion…

[3] Enfin, ils confirment une doctrine : c’est leur but.- Notre-Seigneur utilise des miracles pour prouver une doctrine, pour que l’on se convertisse. “Afin que vous compreniez que le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés, prends ton grabat et marche” (Mc.II,11).- Les apôtres ont enseigné la doctrine du Christ grâce aux miracles comme fondement (Act.II - Act.XXVIII,23).

Conclusion :

Les miracles du Christ ont pour but de confirmer sa doctrine et sa divinité : Jésus met une relation générale de preuve à thèse entre sa doctrine et sa personnalité divine d’une part, et tous ses miracles, ses œuvres d’autre part. (“Les œuvres propres à mon Père et que je fais témoignent pour moi”). (Cf. Guérison de l’aveugle-né : Crois-tu au Fils de Dieu ? Jn.X,31 Guérison du paralytique : Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme peut remettre les péchés. Mc.II,10-11)Enfin, si on supprime dans la vie du Christ l’existence des miracles, on mutile les Evangiles et on enlève la relation entre la doctrine et les faits extraordinaires. Or les miracles sont la cause de l’attachement des Apôtres à leur Maître (Jn.II,11 - Jn.III,2 - Jn.VII,31 - Jn.XII,9-11) ainsi que celui de la foule entière ( Mc.I,28;45 - Mc.VII,36-37 - Mtt.IX,8;31-33 - Mtt.XII,23 - Lc.IV,37;40;42). Si le Christ n’est pas ressuscité, notre Foi est vaine dira saint Paul. En outre, il fallait une cause proportionnée à la foi des chrétiens du premier siècle. Les gens simples avaient besoin de signe évidents et manifestes. La Résurrection même exigeait une préparation progressive de longue haleine.

  • Réponse à une objection: les divergences de récits pour un seul fait son mineures et s’expliquent : elles ne constituent pas un obstacle.

Si aujourd’hui il y a moins de miracles, il y en a toujours. Et ceci pour trois motifs : le but des miracles a été atteint (ils n’ont plus de raison d’être); la sensibilité des juifs les exigeaient vraiment; les miracles moraux ont pris la place des miracles physiques. 

Les Prophéties de Notre-Seigneur Jésus-Christ

Rappel sur la prophétie :

définition : C’est un miracle intellectuel : au sens strict, il s’agit de la prévision certaine et l’annonce de choses futures qui ne peuvent être connues que par des causes surnaturelles.

Le Prophète recevait les communications divines par la parole (une voix au fond de l’âme), des visions (physiques ou imaginaires) ou des songes (pendant le sommeil).

Les Prophètes de l’Ancien Testament sont : Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et Daniel (Grands) ainsi que Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie (Petits). Mais Moïse, Samuel, Nathan, David, Elie et Elisée prophétisèrent également.L’ére des prophètes commença au 9ème siècle avec Amos (750) et s’acheva avec Malachie (435).

La preuve extrinsèque de la prophétie est plus faible que celle du miracle physique car :- son efficacité est moins saisissante (ne s’adressant qu’aux esprits cultivés);- sa réalisation n’est pas immédiate.Mais elle est indiscutable, étant une prédiction d’une manière claire et formelle d’un fait.Lc.XXIV,25-27: « O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les Prophètes!  Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire»?  Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait. »

Jésus-Christ a été prophétisé :

Généralités :

La personne et les œuvres de Jésus-Christ ont été annoncées par les prophètes. Or le Christ réalise les prophéties de l’Ancien Testament. Donc, il est l’envoyé de Dieu.Il s’agit donc de prouver l’existence des prophéties messianiques dans l’Ancien Testament [majeure] et leur réalisation en Jésus dans le Nouveau Testament [mineure].

L’idée messianique domine dans l’Ancien Testament : elle est l’attente d’un royaume établi par Israël, groupant tous les peuples dans le culte du vrai Dieu; elle est également l’attente d’un roi temporel et spirituel (Messie) qui sera aussi juge.

Prophéties concernant le Royaume :

Dieu promit à Adam et Eve un Rédempteur (Gen.III,14-15). De même à Noé, Abraham, Isaac et Jacob.- Gen.XXII,18: « Par ta postérité se béniront toutes les nations de la terre, parce que tu m'as obéi». »- Gen.XLIX,8-20: « Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de chef d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne l’envoyé et que les peuples lui obéissent. »Dès les premières heures, Dieu annonce son plan. Il se mêle cependant à la promesse du royaume spirituel, le rétablissement d’un royaume terrestre, même si certains oracles d’Isaïe excluent totalement cette attente.

Prophéties concernant la personne de Jésus-Christ :

Vérité historique des prophéties : prédites et réalisées :

Origine :

* Le Messie sera de la descendance d’Abraham (Gen.XXII,16-18; Gen.XXVI,4).

* Jésus descend du Patriarche (Mtt.I,1sq).

* Il sera de la tribu de Juda (Gen.XLIX,8-10).

* Il est de la tribu de Juda (Lc.III,33; Hb.VII,1).

* Il sera de la lignée de David (Ps.LXXXVIII,36-38; Is.XI,1-2; Jer.XXIII,5-6; Jer.XXXIII,14-16).

* Il est de la famille de David (Mtt.I,1; Lc.I,3; Lc.II,4; Lc.III,31; Rom.I,3; Act.III,23).

Naissance :

* Le Messie viendra avant la destruction du second temple par une nation étrangère (Ag.II,7-10; Dan.IX,24-27).

* Jésus naît avant la destruction du Temple par Titus en 70.

* Il viendra après que le pouvoir ait été ôté de la tribu de Juda (Gen.XLIX,10).

* Il naît quand les Romains occupent la Judée (Lc.III,1).

* Il naîtra d’une vierge (Is.VII,14).

* Il est né de la Vierge Marie (Mtt.I,18-21; Lc.I,35).

* Il viendra après un temps de paix universelle (Is.II,2-4).

* Il naît sous l’empereur Auguste (Lc.III,1).

* Il viendra avant la destruction du Temple (Dan.IX,25-26; Ag.II,8-10).

* Le Temple a effectivement été rasé par Titus en 70.

* Il naîtra à Béthléem Ephrata en Judée (Mich.V,2).

* Il naît à Béthléem (Mtt.II,1-5; Mtt.II,1;6).

* A sa naissance, Rachel se plaindra (Jer.XXXI,15).

* Hérode massacre des Innocents (Mtt.II,16).

* Les Rois mages viendront l’adorer en lui apportant des présents (Ps.LXXI,10-11; Is.XLIX,23; Is.LX,3;6).

* Des mages venus d’Orient lui rendre hommage suivant l’astre (Mtt.II,1;11).

* Il reviendra d’Egypte (Os.XI,1).

* Après sa fuite, il reviendra en Judée (Mtt.II,15).

Précurseur :

* Un précurseur annoncera le Messie (Mal.III,1-3).

* Saint Jean-Baptiste annonce Jésus (Lc.I,76).

* Sa voix retentira dans le désert (Mal.III; Is.XL,3).

* Saint Jean-Baptiste prêche dans le désert (Lc.III,4).

Sa vie, ses qualités :

* Le Messie sera pauvre, travaillant dès sa jeunesse (Ps.LXXXVII,16).

* Jésus est fils du charpentier (Mtt.XIII,55).

* Il sera humble, doux et miséricordieux (Is.XI,1-5; Is.XLII,1-4; Is.LIII,7; Is.LXI,1-3).

* A Nazareth, dans son enseignement (MXI,29), lors de sa passion (Act.VIII,32).

* Il sera appelé le “Fils de Dieu” (Ps.II,2-7; Bar.III,36).

* Jésus se nomme ou est appelé le “Fils de Dieu” 70 fois dans l’Evangile (Mtt.XXVII,43;54).

* Il sera appelé Dieu fort, prince de la paix (Is.IX,5).

* Jésus présente ces qualités.

* Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur (Is.XI.2).

* A son baptême, le Christ reçoit l’Esprit de Dieu (Mtt.III,13; Mc.I,9).

* Il commencera à prêcher dans le pays de Nephtali et de Zabulon (à l’ouset du Jourdain et de Génésareth, au nord de la Palestine) et à faire des miracles (Is.VIII,23).

* Il commence son ministère en Galilée et fait des miracles (Mc.I,16; Lc.IV,14. Mtt.XIII,54).

* Il sera thaumaturge (Is.XXXV,4-6;10; Is.XXIX,18; Is.XLII,7).

* Jésus guérit de nombreux malades (Mtt.IV,23).

* Il sera docteur et prophète (Is.LXI,1; Is.XLII,1-6).

* Le Christ enseigne la doctrine de son Père (Mtt.XXI,23; Jn.VIII,2); Il prophétise (Mc.IX,31; Jn.VI,64).

* Il sera législateur et roi (Is.LV,3-4; Ps.II,6; Zac.IX,9-10; Jer.XXIII,5)

* Jésus parfait la loi de la première Alliance (Mtt.V,17). Il est Roi spirituel (Jn.XVIII,36-37; Mtt.X,37).

* Il sera prêtre selon l’ordre de Melchisédech et victime (Ps.CIX,4; Mal.I,11; Is.LIII,4-10).

* Jésus est prêtre et s’offre comme victime à son Père (Lc.XXII,15-22; Heb.VII,12; Eph.V,2).

Sa passion et sa mort :

* Le Messie entrera triomphalement à Jérusalem, monté d’une ânesse. (Zach.IX,9).

* Jésus s’assit sur une ânesse. (Mtt..XXI,7).

* Sauveur du monde, Il rachètera l’humanité en s’offrant volontairement comme victime pour les péchés de tous (Is.LIII,3-12; Ag.II,8-10).

* Il est annoncé comme Sauveur (Mtt.I,21; Lc.II,11; Lc.XIX,10; Jn.III,17; Jn.XII,49)

* Il sera trahi par un de ses amis (Ps.XL,10) et abandonné par les siens (Zac.XIII,7).

* Jésus est trahi par Juda (Lc.XXII,48), abandonné de ses apôtres (Mtt.XXVI,56) et renié par Pierre (Lc.XXII,60-61).

* Il sera estimé à 30 pièces d’argent jetées dans le Temple (Zac.XI,12-13).

* Judas reçut 30 pièces d’argent pour sa trahison (Mtt.XXVI,15) puis les jeta dans le Temple (Mtt.XXVII,5).

* Des faux témoins déposeront contre lui et lui ne répondra rien (Is.LIII,7).

* Aux faux témoignages, il ne répond rien (Mtt.XXVI,60;63).

* Condamné à mort, il sera néanmoins innocent (Sag.II,20).

* Il ne mérite pas la mort (Lc.XXIII,15)

* Ses Juges se laveront les mains (Deut.XXI,6-7).

* Pilate se lave les mains pour s’innocenter (Mtt.XXVII,24).

* Il sera flagellé, moqué (Is.L,6; Is.LIII,3-6; Ps.XXI,8-9).

* Jésus est flagellé (Mc.XV,15), moqué (Mtt.XXVII,29).

* On lui percera les mains et les pieds (Ps.XXI,17-18), on le percera d’une lance (Zac.XII,10) et ses habits seront partagés et tirés au sort (Ps.XXI,19).

* Jésus montre ses mains et ses pieds (Lc.XXIV,-39-40), le soldat lui perce le cœur de sa lance (Jn.XIX,37) et ses vêtements sont partagés et tirés au sort (Mtt.XXVII,35; Jn.XIX,24).

* Il sera compté parmi les malfaiteurs (Is.LIII,12) et moqué (Sag.II,16-20); on le soufflettera et on lui crachera au visage (Is.L,6).

* Jésus est crucifié entre deux larrons (Mtt.XXVII,38), se moque de lui (Mtt.XXVII,42-43); on le soufflette et on lui crache au visage (Mtt.XXVI,67).

* Il recevra à boire du vinaigre mêlé d’herbes amères (Ps.LXVIII,22).

* Un soldat lui donna du vinaigre à boire à l’aide d’un roseau (Mtt.XXVII,48).

* Ses insulteurs demanderont que Dieu le délivre (Ps.XXI,8-9).

* Par moquerie les juifs demandent que Dieu le délivre (Mtt.XXVII,43).

* Il sera enseveli dans le tombeau d’un riche (Is.LIII,9).

* Le tombeau du Christ est celui de Joseph d’Arimathie qui était un homme riche (Mtt.XXVI,57).

La Résurrection et la Glorification :

* Le Messie ressuscitera le troisième jour (Ps.XV,9; Os.VI,3; Is.XI,10).

* Jésus n’a pas cessé de dire qu’il ressusciterai au bout de trois jours et ses contemporains l’ont constaté (Mtt.XII,40; Mtt.XVI,21; Mtt.XVII,23; Mtt.XX,19; Mtt.XXVI,6; Mtt.XXVII,63; Mc.VIII,31; Mc.IX,31; Mc.X,34; Mc.XIV,59; Lc.IX,22; Jn.II,19).

* Dieu ne permettra pas que le corps du Messie connaisse la corruption (Ps.XV,10); Il sera ainsi la mort de la mort (Os.XIII,14) et la Fils de l’homme sera porté sur les nuées du ciel jusqu’au Trône de Dieu (Dan.VII,13).

* Act.II,24-28; I Cor.XV,54-56; Mtt.XXVI,64.

* Ces événements arriveront 70 semaines d’années ou 490 ans à partir de l’édit de reconstruction de Jérusalem (Dan.IX,25; Esd.VI,8).

* En 538 av. J.C., l’édit de Cyrus autorise la reconstruction du Temple et en 515 a lieu la dédicace du Temple; or il ressuscite sous Ponce Pilate.

L’établissement d’un culte nouveau :

* Le Messie établira un règne universel (Ps.II,8).

* Le Règne de Jésus est promis à Marie (Lc.I,33), son pouvoir s’étend sur le ciel et la terre (Mtt.XXVIII,18).

* La parole de Dieu sera prêchée d’abord dans Sion [Jérusalem] (Is.II,3) puis aux autres nations (Is.LXVI,18-20;19;23; Is.IX,2) et sur toute la terre (Ps.LXXI,8; Dan.VII,13-14) après l’envoi du Saint-Esprit (Jl.II,28-32) et la ruine de Jérusalem.

* Jésus commença à prêcher à Jérusalem (Jn.II,13;23) puis aux autres nations (Mtt.XXVIII,19) après le Pentecôte (Act.II,1-1) et la chute du Temple.

* Toutes les nations offriront un sacrifice nouveau et une oblation pure (Jer.XXXI,31-33; Mal.I,11).

* Jésus institue la Sainte Messe (Lc.XXII,20; Eph.V,2;Heb.V,1-3).

Vérité théologique des prophéties :

Nous voyons que ce sont de vraies prophéties car :- elles sont authentiques et antérieures de plusieurs siècles aux événements;- elles sont claires (on attendait un Messie : “celui qui doit venir”; le monde païen le savait également : Virgile dans son Quatrième églogue, Suétone in Saint Augustin.94, Tacite in Hist.V,13);- elles sont certaines.

Vérité apologétique des prophéties :

C’est pour confirmer sa doctrine que le Christ fait appel aux prophéties (Lc.XVIII,31 : “Prenant avec lui les Douze, il leur dit: «Voici que nous montons à Jérusalem et que s'accomplira tout ce qui a été écrit par les Prophètes pour le Fils de l'homme”).

Si le juifs ont rejeté le Christ, c’est que cela devait se réaliser (!) et qu’ils étaient aveuglés par l’attente d’un royaume temporel.

Jésus-Christ a prophétisé :

véritablement : Boul 253MJ 35-36 + Téxier186-194 + Boul 251-253Pour confirmer sa doctrine : Boul 255

La Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ

La Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ est le miracle des miracles : en effet, elle constitue la preuve la plus éclatante de la divinité du Christ (car seul Dieu peut rendre la vie à un mort en s’en appropriant l’opération) et de la véracité de sa doctrine (Dieu ne confirme pas un imposteur); et ceci non seulement parce qu’il a prédit ce prodige, mais encore et surtout parce qu’il l’a donné comme la preuve de la vérité de ses enseignements.

Importance de la question

Vanité de la Foi sans la résurrection : la Résurrection de Notre-Seigneur constitue la clef de voûte de la prédication chrétienne. Les Apôtres ont cru et prêché que le Christ était ressuscité des morts; Saint Pierre a affirmé la résurrection du Christ en termes formels dans ses deux premiers discours (Act.II,24 : « mais Dieu l’a ressuscité, le délivrant des affres de l’Hadès. Aussi bien n’était-il pas possible qu’il fût retenu en son pouvoir; » - Act.III,15 : « tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts: nous en sommes témoins »). Enfin saint Paul considère la Foi vaine si le Christ n’est pas ressuscité (I Cor.XV,17 : « Et si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi; vous êtes encore dans vos péchés. »).

Qu’est-ce qu’une résurrection ?

C’est la réanimation d’un corps : réunion substantielle de l’âme séparée avec la matière autrefois animée par cette âme. Ainsi, le composé humain retrouve toutes ses qualités. (Noter que la résurrection de Notre-Seigneur fut parfaite).

Les résurrections dans l’Ancien Testament :

- Le fils de la veuve de Sareptha par Elie : I Rois.XVII,17-21 : “Après ces événements, il arriva que le fils de la maîtresse de maison tomba malade, et sa maladie fut si violente qu'enfin il expira. Alors elle dit à Élie: «Qu'ai-je à faire avec toi, homme de Dieu? Tu es donc venu chez moi pour rappeler mes fautes et faire mourir mon fils»! Il lui dit: «Donne-moi ton fils»; il l'enleva de son sein, le monta dans la chambre haute où il habitait et le coucha sur son lit. Puis il invoqua Yahvé et dit: «Yahvé, mon Dieu, veux-tu donc aussi du mal à la veuve qui m'héberge, pour que tu fasses mourir son fils»? Il s'étendit trois fois sur l'enfant et il invoqua Yahvé: «Yahvé, mon Dieu, je t'en prie, fais revenir en lui l'âme de cet enfant»! Alors elle dit à Élie: «Qu'ai-je à faire avec toi, homme de Dieu? Tu es donc venu chez moi pour rappeler mes fautes et faire mourir mon fils»! Il lui dit: «Donne-moi ton fils»; il l'enleva de son sein, le monta dans la chambre haute où il habitait et le coucha sur son lit. Puis il invoqua Yahvé et dit: «Yahvé, mon Dieu, veux-tu donc aussi du mal à la veuve qui m'héberge, pour que tu fasses mourir son fils»? Il s'étendit trois fois sur l'enfant et il invoqua Yahvé: «Yahvé, mon Dieu, je t'en prie, fais revenir en lui l'âme de cet enfant»! Yahvé exauça l'appel d'Élie, l'âme de l'enfant revint en lui et il reprit vie”.- Le fils de la Sunamithe par Elisée : II Rois.IV,32-37 : “Élisée arriva à la maison; là était l'enfant, mort et couché sur son propre lit. Il entra, ferma la porte sur eux deux et pria Yahvé. Puis il monta sur le lit, s'étendit sur l'enfant, mit sa bouche contre sa bouche, ses yeux contre ses yeux, ses mains contre ses mains, il se replia sur lui et la chair de l'enfant se réchauffa. Il se remit à marcher de long en large dans la maison, puis remonta et se replia sur lui, jusqu'à sept fois: alors l'enfant éternua et ouvrit les yeux. Il appela Géhazi et lui dit: «Fais venir cette bonne Shunamite». Il l'appela. Lorsqu'elle arriva près de lui, il dit: «Prends ton fils». Elle entra, tomba à ses pieds et se prosterna à terre, puis elle prit son fils et sortit”.- Un mort ressuscité au contact des os d’Elisée : II Rois.XIII,21 : “Il arriva que des gens qui portaient un homme en terre virent la bande; ils jetèrent l'homme dans la tombe d'Élisée et partirent. L'homme toucha les ossements d'Élisée: il reprit vie et se dressa sur ses pieds”.

Les résurrections dans le Nouveau Testament :

- La fille de Jaïre : Mtt.IX,18-26: “Tandis qu’il leur parlait, voici qu’un chef s’approche, et il se prosternait devant lui en disant: «Ma fille est morte à l’instant; mais viens lui imposer ta main et elle vivra».  Et, se levant, Jésus le suivait ainsi que ses disciples. (…)  Arrivé à la maison du chef et voyant les joueurs de flûte et la foule en tumulte, Jésus dit:  Retirez-vous; car elle n’est pas morte, la fillette, mais elle dort». Et ils se moquaient de lui.  Mais, quand on eut mis la foule dehors, il entra, prit la main de la fillette et celle-ci se dressa.  Le bruit s’en répandit dans toute cette contrée”. - Le fils de la veuve de Naïm : Lc.VII,11-17 : « Et il advint ensuite qu’il se rendit dans une ville appelée Naïn. Ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui.  Quand il fut près de la porte de la ville, voilà qu’on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve; et il y avait avec elle une foule considérable de la ville.  En la voyant, le Seigneur eut pitié d’elle et lui dit: «Ne pleure pas».  Puis, s’approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s’arrêtèrent. Et il dit: «Jeune homme, je te le dis, lève-toi».  Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler. Et il le remit à sa mère.  Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant: «Un grand prophète s’est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple».  Et ce propos se répandit à son sujet dans la Judée entière et tout le pays d’alentour ».- Lazare : Jn.XI,38-44 : « Alors Jésus, frémissant à nouveau en lui-même, se rend au tombeau. C’était une grotte, avec une pierre placée par-dessus.  Jésus dit: «Enlevez la pierre»! Marthe, la sœur du mort, lui dit: «Seigneur, il sent déjà: c’est le quatrième jour».  Jésus lui dit: «Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu»?  On enleva donc la pierre. Jésus leva les yeux en haut et dit: «Père, je te rends grâces de m’avoir écouté.  Je savais que tu m’écoutes toujours; mais c’est à cause de la foule qui m’entoure que j’ai parlé, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé».  Cela dit, il s’écria d’une voix forte: «Lazare, viens dehors»!  Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit: «Déliez-le et laissez-le aller ».

Pourquoi Notre-Seigneur Jésus-Christ est-il ressuscité ?

Selon la doctrine de Saint Thomas, on relève cinq motifs : - pour manifester la justice de Dieu (humilié, il se trouve exalté);- pour affermir notre foi en la divinité du Christ;- pour fortifier notre espérance en la résurrection;- pour donner un modèle à la vie chrétienne;- pour compléter l’œuvre de notre salut.

Preuves de la Résurrection

Nous devons faire à nouveau une triple analyse ou une triple constatation :-1- historique : existence certaine du fait;-2- théologique : nature et origine du fait, autrement dit, véracité du miracle; -3- apologétique : mise en relation du fait avec la révélation, autrement dit, confirmation de sa doctrine et da divinité. 

[1] La vérité historique du fait de la Résurrection

* vérité historique :

Les Adversaires :

A l’époque des apôtres :

Ce sont ceux qui dirent “Publiez que ses disciples sont venus de nuit et l’ont enlevé pendant que vous dormiez” (Mtt.XXVIII,13) ! (Saint Augustin dit que c’est absurde : s’ils dormaient, comment les ont-ils vus ?). Ainsi, le Juifs font tout pour nier la résurrection.

Aujourd’hui :

Ils se fondent surtout sur leurs préjugés, en particulier l’impossibilité a priori de tout miracle. Pour les rationalistes, la résurrection appartient plus à la foi qu’à l’histoire. Ils développent différents théories (la fraude, l’amplification, comparatisme, hallucination, résurrection spirituelle, fidéisme). C’est surtout Loisy qui a prétendu que les soldats mirent le corps du Christ dans une fosse commune. Or, il existe des témoignages rapportés par saint Paul (I Cor. vers 55), les évangélistes (deuxième moitié du Ier siècle) puis les effets directs de la résurrection.

Témoignage de saint Paul :

Témoignage de saint Paul rappelant la résurrection :

I Cor.XV,1-15: « Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu et dans lequel vous demeurez fermes,  par lequel aussi vous vous sauvez, si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé; sinon, vous auriez cru en vain.  Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures,  qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures,  qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze.  Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois _ la plupart d’entre eux demeurent jusqu’à présent et quelques-uns se sont endormis  _ ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.  Et, en tout dernier lieu, il m’est apparu à moi aussi, comme à l’avorton.  (…) Or, si l’on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment certains parmi vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?  S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.  Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi.  Il se trouve même que nous sommes des faux témoins de Dieu, puisque nous avons attesté contre Dieu qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité, s’il est vrai que les morts ne ressuscitent pas ».Ainsi, la cause de la conversion de saint Paul est bien la résurrection du Christ et son apparition sur le chemin de Damas.

Valeur du témoignage de saint Paul :

Rappelons son affirmation : I Cor.XV,3-8: « Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures,  qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures,  qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze.  Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois _ la plupart d’entre eux demeurent jusqu’à présent et quelques-uns se sont endormis  _ ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.  Et, en tout dernier lieu, il m’est apparu à moi aussi, comme à l’avorton ».

Il fonde également la résurrection de la chair (sa doctrine) sur celle du Christ : I Cor.XV,12-34: « Or, si l’on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment certains parmi vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts?  S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.  Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi.  Il se trouve même que nous sommes des faux témoins de Dieu, puisque nous avons attesté contre Dieu qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité, s’il est vrai que les morts ne ressuscitent pas.  Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité.  Et si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi; (…); le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis.  Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts ».

Ainsi, sans la résurrection, la doctrine de saint Paul est inexplicable :Rom.I,4 : « établi Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection des morts, Jésus Christ notre Seigneur, » Rom.IV,24-25: « nous à qui la foi doit être comptée, nous qui croyons en celui qui ressuscita d’entre les morts Jésus notre Seigneur,  livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification. » Rom.VIII,11: « Et si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » Rom.VIII,34: « Qui donc condamnera? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je? ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous? » Rom.X,9 : « En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé ».

Saint Paul était donc sincère. Mais était-il sans illusion ? Celui qui persécutait l’Eglise était imbu des préjugés; s’il cessa, ce n’est pas qu’il fut pris de remords; il lui fallait d’abord des faits probants pour croire vraiment au Christ : ce fut sur le Chemin de Damas. 

Témoignage des Evangiles

La mort de Notre-Seigneur :

Les tourments de la Passion sont suffisamment rapportés par les quatre évangélistes pour ne pas douter que le Christ est bien mort. - Le Centurion ne lui brisa point les jambes, voyant qu’il était mort;- Pilate demande si Jésus est mort;- Les disciples d’Emmaüs sont déçus car leur maître est mort;- Les Juifs font garder le tombeau où repose le corps du Christ.

La sépulture dans un tombeau neuf :

Joseph d’Arimathie va trouver Pilate et obtient le corps de Jésus pour l’ensevelir (la loi romaine ordonnant de remettre le corps des suppliciés à la famille). Le terme employé par saint Paul pour désigner l’ensevelissement montre qu’il s’agissait d’une sépulture peu ordinaire.

Le tombeau vide :

Jn.XX,1-10: « Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient de bonne heure au tombeau, comme il faisait encore sombre, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau.  Elle court alors et vient trouver Simon-Pierre, ainsi que l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: «On a enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis».  Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils se rendirent au tombeau.  Ils couraient tous les deux ensemble. L’autre disciple, plus rapide que Pierre, le devança à la course et arriva le premier au tombeau.  Se penchant, il aperçoit les linges, gisant à terre; pourtant il n’entra pas.  Alors arrive aussi Simon-Pierre, qui le suivait; il entra dans le tombeau; et il voit les linges, gisant à terre,  ainsi que le suaire qui avait recouvert sa tête; non pas avec les linges, mais roulé à part dans un endroit.  Alors entra aussi l’autre disciple, arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut.  En effet, ils ne savaient pas encore que, d’après l’Écriture, il devait ressusciter d’entre les morts.  Les disciples s’en retournèrent alors chez eux ».- Ainsi, les apôtres n’ont pas pris le corps du Christ (Reimarus) : ils avaient peur, prenant la fuite la veille; les gardes les en auraient empêchés; ils étaient peu enclin au mensonge.- Marie-Madeleine n’a pu prendre le corps du Seigneur (Renan) : au contraire, elle le recherche avidement, en suppliant celui qu’elle prend pour le jardinier.- Joseph d’Arimathie n’a pu s’emparer du cadavre (Holtzmann) : car étant disciple du Christ, il aurait informé les apôtres, qui n’auraient alors pas cru au récit de la résurrection. Enfin, s’il n’avait pas été disciple du Christ, il aurait averti les Juifs et se serait opposé aux apôtres.- Les Juifs, enfin, n’ont pu voler le corps : car ils affirmé ce vol aux apôtres pour s’opposer efficacement à la doctrine de la résurrection et aux premiers chrétiens. Et puis en tenant un tel discours, ils s’exposaient alors à la rumeur de la résurrection.

Les apparitions :

Jésus apparut - à Marie-Madeleine (Mc.XVI,9; Jn.XX,14-15); - aux saintes femmes (Mtt.XXVIII,9); - à saint Pierre (Lc.XXIV,34); - aux disciples d’Emmaüs (Mc.XVI,12, Lc.XXIV,13-35); - aux Onze (Mc.XVI,14; Lc.XXIV,36; Jn.XX,19-25); - aux Douze au Cénacle (Jn.XX,26-29); - aux Douze au lac de Tibériade (Jn.XXI,1-14); - à saint Jacques (Jn.XXI,1-14); - aux cinq cents sur une montagne de Galilée (Mtt.XXVIII,16-17), - et à Jérusalem avant l’Ascension (Lc.XXIV,50).Les Apôtres n’ont pas été trompés et n’ont pas trompé. Très nombreuses, les apparitions ne sont pas le résultat de la crédulité des apôtres, et encore moins d’hallucinations, car ils étaient plutôt incrédules et rarement victimes d’illusion, ils tardèrent même à croire. Enfin, les divergences entre les récits sont plutôt la preuve de l’indépendance des sources. (Il y a variante dans les détails mais identité de fond).Ces apparitions sont plutôt des preuves sensibles (le Christ se laisse toucher, il mange, il boit, il répond aux questions, il enseigne les disciples d’Emmaüs afin de prouver sa nature divine).

Témoignage par les effets

Notons, par l’absurde, on constate rapidement que les apôtres n’avaient aucun intérêt à avoir un tel discours, étant donnés les tourments qui s’annonçaient; c’est vraiment leur sincérité, la conversion par la foi en résurrection qui les mènera au martyre.

Fondation de l’Eglise

Act.I,3 : “…Il s’était montré plein de vie, leur en donnant des preuves nombreuses…”I Jn.I,3 : “Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons”.Ainsi, comment expliquer ce zèle après la Pentecôte ?

Conversion de saint Paul

Il était avant sa conversion un farouche persécuteur des chrétiens; les honneurs rendus à Jésus qui avait blasphémé étaient pour lui un outrage à Dieu. Enfin, la mort sur la croix lui semblait vraiment incompatible avec la divinité du Christ. Act.VIII,3: « Quant à Saul, il ravageait l’Église; allant de maison en maison, il en arrachait hommes et femmes et les jetait en prison ».Act.XXII,4-5: « J’ai persécuté à mort cette secte, chargeant de chaînes et jetant en prison hommes et femmes,  comme le grand prêtre m’en est témoin, ainsi que tout le collège des anciens. J’avais même reçu d’eux des lettres pour les frères de Damas, et je m’y rendais en vue d’amener ceux de là-bas enchaînés à Jérusalem pour y être châtiés. » Act.XXVI,9-11: « «Pour moi donc, j’avais estimé devoir employer tous les moyens pour combattre le nom de Jésus le Nazôréen.  Et c’est ce que j’ai fait à Jérusalem ; j’ai moi-même jeté en prison un grand nombre de saints, ayant reçu ce pouvoir des grands prêtres, et quand on les mettait à mort, j’apportais mon suffrage.  Souvent aussi, parcourant toutes les synagogues, je voulais, par mes sévices, les forcer à blasphémer et, dans l’excès de ma fureur contre eux, je les poursuivais jusque dans les villes étrangères. » Gal.I,13-14: « Vous avez certes entendu parler de ma conduite jadis dans le judaïsme, de la persécution effrénée que je menais contre l’Église de Dieu et des ravages que je lui causais,  et de mes progrès dans le Judaïsme, où je surpassais bien des compatriotes de mon âge, en partisan acharné des traditions de mes pères. » I Cor.XV,9-9: « Car je suis le moindre des apôtres; je ne mérite pas d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu. » Phil.III,6: « quant au zèle, un persécuteur de l’Église; quant à la justice que peut donner la Loi, un homme irréprochable. » I Tim.I,13: « moi, naguère un blasphémateur, un persécuteur, un insulteur. Mais il m’a été fait miséricorde parce que j’agissais par ignorance, étranger à la foi; »

Sa conversion fut alors soudaine et totale :II Cor.11,24-29: « Cinq fois j’ai reçu des Juifs les trente-neufs coups de fouet;  Trois fois j’ai été battu de verges; une fois lapidé; Trois fois j’ai fait naufrage. Il m’est arrivé de passer un jour et une nuit dans l’abîme!  Voyages sans nombre, dangers des rivières, dangers des brigands, dangers de mes compatriotes, dangers des païens, dangers de la ville, dangers du désert, dangers de la mer, dangers des faux frères!  Labeur et fatigue, veilles fréquentes, faim et soif, jeûnes répétés, froid et nudité!  Et sans parler du reste, mon obsession quotidienne, le souci de toutes les Églises!  Qui est faible, que je ne sois faible? Qui vient à tomber, qu’un feu ne me brûle? »Sa conversion a pour origine le Christ ressuscité qui lui est apparu sur le Chemin de Damas.Act.IX,1-9: « Cependant Saul, ne respirant toujours que menaces et carnage à l’égard des disciples du Seigneur, alla trouver le grand prêtre  et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il y trouvait quelques adeptes de la Voie, hommes ou femmes, il les amenât enchaînés à Jérusalem.  Il faisait route et approchait de Damas, quand soudain une lumière venue du ciel l’enveloppa de sa clarté.  Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait: «Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu»?  _ «Qui es-tu, Seigneur»? Demanda-t-il. Et lui: «Je suis Jésus que tu persécutes.  Mais relève-toi, entre dans la ville, et l’on te dira ce que tu dois faire».  Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur: ils entendaient bien la voix, mais sans voir personne.  Saul se releva de terre, mais, quoiqu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. On le conduisit par la main pour le faire entrer à Damas.  Trois jours durant, il resta sans voir, ne mangeant et ne buvant rien. » Act.XXII,5-11: « comme le grand prêtre m’en est témoin, ainsi que tout le collège des anciens. J’avais même reçu d’eux des lettres pour les frères de Damas, et je m’y rendais en vue d’amener ceux de là-bas enchaînés à Jérusalem pour y être châtiés.  «Je faisais route et j’approchais de Damas, quand tout à coup, vers midi, une grande lumière venue du ciel m’enveloppa de son éclat.  Je tombai sur le sol et j’entendis une voix qui me disait : "Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu" ?  Je répondis : "Qui es-tu, Seigneur" ? Il me dit alors : "Je suis Jésus le Nazôréen, que tu persécutes".  Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n’entendirent pas la voix de celui qui me parlait.  Je repris : "Que dois-je faire, Seigneur" ? Le Seigneur me dit : "Relève-toi. Va à Damas. Là on te dira tout ce qu’il t’est prescrit de faire".  Mais comme je n’y voyais plus à cause de l’éclat de cette lumière, c’est conduit par la main de mes compagnons que j’arrivai à Damas. » Act.XXVI,12-18: « «C’est ainsi que je me rendis à Damas avec pleins pouvoirs et mission des grands prêtres.  En chemin, vers midi, je vis, ô roi, venant du ciel et plus éclatante que le soleil, une lumière qui resplendit autour de moi et de ceux qui m’accompagnaient.  Tous nous tombâmes à terre, et j’entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : "Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? Il est dur pour toi de regimber contre l’aiguillon".  Je répondis : "Qui es-tu, Seigneur" ? Le Seigneur dit : "Je suis Jésus, que tu persécutes.  Mais relève-toi et tiens-toi debout. Car voici pourquoi je te suis apparu : pour t’établir serviteur et témoin de la vision dans laquelle tu viens de me voir et de celles où je me montrerai encore à toi.  C’est pour cela que je te délivrerai du peuple et des nations païennes, vers lesquelles je t’envoie, moi,  pour leur ouvrir les yeux, afin qu’elles reviennent des ténèbres à la lumière et de l’empire de Satan à Dieu, et qu’elles obtiennent, par la foi en moi, la rémission de leurs péchés et une part d’héritage avec les sanctifiés". » I Cor.IX,1: « Ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? N’ai-je donc pas vu Jésus, notre Seigneur? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur? » I Cor.XV,8: « Et, en tout dernier lieu, il m’est apparu à moi aussi, comme à l’avorton. » Gal.I,12-17: « ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par une révélation de Jésus Christ.  Vous avez certes entendu parler de ma conduite jadis dans le judaïsme, de la persécution effrénée que je menais contre l’Église de Dieu et des ravages que je lui causais,  et de mes progrès dans le Judaïsme, où je surpassais bien des compatriotes de mon âge, en partisan acharné des traditions de mes pères.  Mais quand Celui qui dès le sein maternel m’a mis à part et appelé par sa grâce daigna  révéler en moi son Fils pour que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, sans consulter la chair et le sang,  sans monter à Jérusalem trouver les apôtres mes prédécesseurs, je m’en allai en Arabie, puis je revins encore à Damas. » 

Conversion des juifs

Elle semble inexplicable face à la perspective de la persécution, et surtout après la lâcheté de la foule lors de la Passion.

[2] La véracité théologique de la Résurrection : seul Dieu peut l’opérer.

Attendu la vérité historique de la résurrection, il faut affirmer qu’à la mort, la nature ne peut faire que le corps et l’âme s’unissent à nouveau. L’union suppose que Dieu - auteur de la nature spirituelle - agisse en dehors du cours ordinaire de la nature.

[3] La valeur apologétique de la Résurrection : il l’a prédite.

Si le Christ est ressuscité, alors sa mission est divine, il est le Messie et le Fils de Dieu.Or le Christ a prédit sa Résurrection :Mc.VIII,31: « Et il commença de leur enseigner: «Le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter; » Mc.IX,9: « Comme ils descendaient de la montagne, il leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, si ce n’est quand le Fils de l’homme serait ressuscité d’entre les morts. » Matth.20,18-18: « «Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes; ils le condamneront à mort » Matth.27,63-63: « et lui dirent: «Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, de son vivant: "Après trois jours je ressusciterai"! » Matth.12,39-39: « Il leur répondit: «Génération mauvaise et adultère! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. » Jn.II,18-22: « Alors les Juifs prirent la parole et lui dirent: «Quel signe nous montres-tu pour agir ainsi»?  Jésus leur répondit: «Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai».  Les Juifs lui dirent alors: «Il a fallu 46 ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèveras»?  Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.  Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Écriture et à la parole qu’il avait dite. »

Comment douter de ce miracle à la fois physique et intellectuel ?



Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.