Quas Primas et le Christ Roi : commentaire de Mgr Williamson
Quas Primas et le Christ Roi : commentaire de Mgr Williamson
29 Jan
29Jan
Source : revue Le Sel de la terre n°132, p.56 sv.
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L'individualisme est une erreur, aujourd'hui l'individu conçu comme un être non social est le dogme libéral répandu. Or l'homme et l'Eglise ont une dimension sociale. La messe est sociale ! Les processions, Notre Seigneur dans la rue.
⚜ Tout homme entraîne les hommes avec lui.
⚜ Le dogme de la communion des saints magnifie notre nature sociale.
Deuxième erreur : la société comme fruit d'un contrat artificiel. Les hommes modernes n'ont aucun sens du bien commun.
Voyez les tragédies d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide, qui devraient être au programme de toute bonne école chrétienne pour nos adolescents, le choeur y réagit collectivement aux évènements.
Troisième erreur de Rousseau : la société ne doit pas de culte à Dieu, ce sont les idées des "Lumières", en réalité les "Ténèbres" sorties de l'enfer et les vraies "heures les plus sombres de notre histoire", issues du protestantisme.
Voilà la vérité sur la société. L'homme est par nature un animal social. De tout rassemblement d'homme ressort un chef, c'est naturel, dans une équipe de rugby, un club de bridge, d'échecs, de randonnées...Former des sociétés c'est naturel !
Enfin, que le chef d'Etat catholique assiste à la messe en tant que chef, c'est naturel.
Les concerts de rock, les match de foot au stade, c'est la sociabilité qui revient au galop.
Recréons le lien entre les générations dans nos familles !
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Le pouvoir indirect de l'Eglise sur l'Etat
L'Eglise et l'état sont deux sociétés parfaites distinctes, alors que la famille est une société imparfaite, mais la cellule de base de la société.
L'Etat ne peut pas faire abstraction de l'obligation d'aider les hommes à faire leur salut.
La fin immédiate de l'usage de l'autorité donnée par Notre Seigneur Jésus-Christ est d'aider les membres de la société à pratiquer la vertu, cette disposition à agir de la bonne manière dans toute circonstance : prudence, celle du chef en particulier pour prévoir et prendre les bonnes décisions et les faire appliquer, justice, rendre à chacun à commencer au bon Dieu ce qui lui est dû, force, tempérance, vertus sociales, et vertus théologales de foi, espérance et charité pour tout baptisé.
La fin ultime de l'autorité civile est le salut des âmes que Notre Seigneur remet en garde aux chefs qui doivent être de bons pasteurs.
Depuis la révolution en France, l'Etat déclare son indépendance de Dieu. En refusant de reconnaître que son autorité vient de Dieu, l'autorité de l'Etat est devenue trop fragile. Voyez le nombre de régime qui se sont succédés en France depuis le bouleversement de 1789 ! Les révolutions sont constantes.
Rendons sa couronne royale à Notre Seigneur Jésus-Christ, à la suite du roi Melchior apportant l'or en hommage à la royauté sacrée de l'Enfant Dieu comme nous l'enseigne saint Grégoire le Grand Pape. Ce faisant nous rendrons à l'Etat sa base inébranlable et ferme, à l'exemple des rois depuis Clovis, Hugues Capet, saint Louis, comme la sainte Eglise appuyée sur la base stable des apôtres.
Grégoire VII à Canossa usait de son pouvoir indirect sur l'empereur qui faisait obstacle au salut des Allemands.
Il nous faut absolument retrouver le lien, la connexion entre notre vie publique et privée en mettant en oeuvre nos principes catholiques, comme le chancelier Dolfüss en Autriche, comme saint Henri empereur, comme saint Louis roi, comme Garcia Moreno, comme Salazar et Franco, comme Clovis et nos fondateurs des monarchies chrétiennes.
La royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ
Notre Seigneur Jésus-Christ est roi :
⚜ Métaphoriquement
De par son élévation sublime au-dessus de nos esprits, de nos volontés, de nos coeurs.
⚜ Au sens propre
Comme homme : "Le Père m'a donné tout pouvoir sur la terre et sur les cieux." Il a été fait Roi par son Père.
L'archange Gabriel déclare (saint Luc 1, 32) : "Le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David Son père, et Il régnera éternellement sur la maison de Jacob."
Notre Seigneur Jésus-Christ à Pilate : "oui, tu le dis, Je suis Roi."
La liturgie a toujours témoigné de Notre Seigneur Jésus-Christ comme Roi.
⚜ Roi par héritage
Notre Seigneur Jésus-Christ est Fils de Dieu Son Père.
⚜ Roi par conquête
Par Sa victoire sur La Croix contre le monde, le démon et le péché, de par Son Précieux Sang versé.
Il possède un triple pouvoir : établir des lois, juger toute créature, faire exécuter Ses lois.
Nature de Sa royauté
⚜ Spirituelle par Sa Croix, Son Sacerdoce et son Saint Sacrifice de la Messe
⚜ Temporelle : sur toute créature
⚜ Universelle : sur tout homme, société, famille, nation, peuple.
Notre Seigneur Jésus-Christ est le Roi des sociétés, hier, aujourd'hui et demain, car Jesus Christus est le même heri, hodie et in saecula, c'est le sens de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ donc.
Par conséquent, aucun roi, prince, chef d'Etat n'a le droit de refuser à Notre Seigneur Jésus-Christ l'hommage public et officiel, selon la parole divine de Notre Seigneur Jésus-Christ " Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu", que l'Homme Dieu adresse à César également, donc à toute autorité civile, de Lui rendre, comme au seul vrai Dieu, l'hommage, l'honneur et la louage et l'adoration.
La fête liturgique du Christ Roi a pour but de ramener à Notre Seigneur Jésus-Christ les fidèles et de réparer l'apostasie des nations. L'hymne composé à l'occasion aux Vêpres de la fête qui réjouit nos coeurs, nos âmes et nos esprits, mentionne les magistrats, docteurs et universités soumis à Notre Seigneur Jésus-Christ. Quelle tristesse de constater que depuis les réformes post-Vatican II, ces phrases ont été amputées dans la liturgie moderne 😔😥😥😥😥. Pourquoi diminuer ainsi l'expression de notre foi, de notre espérance, de nos hommages, de notre amour envers Jésus-Christ, Lui qui a tant fait pour nous ? Pourquoi le chasser de nos propres hymnes, de notre propre liturgie, qui sont les Siens ne l'oublions pas, le lieu de son refuge ici-bas, de Son intimité avec ses fidèles, Ses brebis, Son héritage ? Si l'indignation et la volonté aussi ferme qu'une contrition parfaite, nous l'espérons, de réparer l'outrage envers Dieu, sont dans notre âme, combien davantage, peut-être, la tristesse de constater Notre Seigneur chassé par les siens, de sa propre Eglise, de sa propre liturgie.
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Aujourd'hui, le bon sens disparaît, les impôts accablent le peuple, l'immigration incontrôlée détruit nos pays, la criminalité déborde partout, la Justice est faible, les chefs politiques sont déboussolés et ne savent plus à quel saint se vouer, même leurs aînés de la république moribonde en 1940 juste avant le front enfoncé par les Panzer allemands avaient suffisamment de bon sens naturel pour, dans leur désespoir, recourir à la Sainte Vierge à Notre Dame de Paris, notre divine Protectrice tutélaire (que la sainte Eglise et le bon Dieu nous permettent d'accoler l'adjectif "divine" à la Sainte Vierge Maman de Jésus et notre bonne Mère du Ciel, nous nous corrigerons volontiers si la sainte Eglise nous demandait de ne pas attribuer cet épithète à la Sainte Vierge).
Recouronnons Notre Seigneur Jésus-Christ, aussitôt reviendrons nos vertus, une bonne politique et la grandeur de nos pays chrétiens. Pour nous aider à aller au Ciel, ne l'oublions pas.