Peut-on démontrer | Théisme. | |
l’existence | Erreurs | Matérialisme. |
de Dieu ? | Agnosticisme. | |
Comment peut-on | Ontologisme et Intuitionnisme. | |
démontrer l’existence | Erreurs | Fidéisme et Traditionalisme. |
de Dieu ? | Criticisme. | |
Modernisme. |
M : Les causes secondes supposent une cause première et les êtres contingents supposent un être nécessaire. | ===== Une cause seconde est à la fois cause et effet. Un être contingent est celui qui n’a pas en soi la raison de son existence et qui pourrait ne pas être. Mais seconde et contingente signifient la même chose. Seul le point de vue diffère.De plus, il n’est pas possible de remonter les êtres contingents à l’infini: il faut arriver à un être existant par la nécessité de son essence. ===== |
m : Or, il n’y a dans le monde que des causes secondes et des êtres contingents. | ===== La matière brute peut très bien ne pas exister. Toute créature peut nous dire ce qu’elle est, si elle existe, mais pas le fait de son existence. ===== |
C : Donc, le monde suppose une cause première et un être nécessaire, Dieu. | ===== Cet être nécessaire n’est ni la collection des êtres nécessaires, ni le devenir (passage de la puissance à l’acte) et encore moins une substance commune à tous les êtres (qui serait alors sujet et non cause du devenir) [contre le panthéisme].Remarquons qu’ici, à la différence de l’argument ontologique qui affirme qu’un être parfait est nécessaire, nous concluons qu’un être nécessaire est parfait. ===== |
M : Toute chose immobile est en puissance et tout ce qui se meut est en acte. | ===== Tout ce qui est mû est mû au moins partiellement par un autre (on ne donne que ce qu’on a). ===== |
De plus, sous le même rapport, une chose ne peut à la fois être en puissance et en acte, i.e. mue et mouvante ou bien se mouvoir elle-même. | ===== Est en puissance, celui qui a la capacité de recevoir une qualité. L’immobilité n’est pas l’inactivité. ===== |
Tous les moteurs seconds supposent un premier immobile. | ===== Un moteur second n’a pas en lui sa raison d’être et le reçoit d’une impulsion étrangère. ===== |
En outre, les motions successives ne peuvent remonter à l’infini, car, pour qu’il y ait des moteurs seconds, il faut un premier moteur. | ===== On ne peut remonter à l’infini dans la série des moteurs mus. Il faut un moteur non mû qui ait en lui la raison suffisante de tous ces mouvements (un canal prolongé ne supplée pas à l’eau de sa source). ===== |
m : Or dans ce monde, certaines choses se meuvent. | ===== Il y a du mouvement dans les êtres qui nous entourent, non seulement au sens mécanique mais également au sens métaphysique. ===== |
C : Donc, si une chose se meut, elle est mue par une autre qui, pour se mouvoir à son tour, doit être mue également par une autre. | ===== Donc, il existe un premier moteur immobile , acte pur, (panthéisme impossible), donc parfait, spirituel (la matière est un élément potentiel), intelligent, libre, omniprésent (il meut tout et il n’existe aucune action à distance), éternel et illimité (immuable dans sa perfection et unique). ===== |
M : Tout ordre [tendre vers une fin] requiert une intelligence ordonnatrice. | ===== L’ordre consiste en l’adaptation des moyens à une fin. L’ordre est un effet et suppose donc une cause. Seule une cause efficiente intelligente est capable de percevoir les relations de moyen à fin. ===== |
m : Or, il y a de l’ordre dans le monde lorsque les choses tendent vers une fin. | ===== Cette finalité est interne (fin déterminée grâce à des moyens appropriés) et externe (conspiration au bien général par la hiérarchie). ===== |
C : Donc, l’ordre du monde suppose une intelligence ordonnatrice qui fait tendre les choses vers leur fin. | ===== Donc, il existe un ordonnateur vers lequel tend tout être. ===== |
Tout être qui tombe sous notre observation est | Il dépend donc |
1° changeant | 1° d’un moteur immobile, Acte Pur |
2° causé et causant | 2° d’une cause incausée |
3° contingent | 3° d’un être nécessaire |
4 ° composé de perfection et d’imperfection | 4° d’un être parfait et simple |
5° ordonné à quelque chose | 5° d’une intelligence ordonnatrice |
