31 Jan
31Jan


par Mgr Antonio de Castro Mayer


Ce court texte de Mgr de Castro Mayer, écrit avec le recul du temps, est un témoignage accablant pour le concile.La question de l’Église a été au cœur des débats conciliaires et l’enseignement nouveau qui en est résulté constitue l’une des principales conquêtes de Vatican II, la plus lourde de conséquences peut-être. Mgr de Castro Mayer a raison de dire que cet enseignement et les procédés révolutionnaires qui ont prévalu pendant les sessions conciliaires, montrent que le Concile a formé et s’est conduit comme une anti-Église.Le Sel de la terre.     Quand les premiers schémas du concile Vatican II furent distribués aux Pères conciliaires, on me demanda : « Pensez-vous qu’il soit nécessaire de réunir un concile pour cela ? » La raison de la question était que les schémas ne présentaient aucune nouveauté.

De fait, la réalité du concile Vatican II était différente de ce qu’on laissait paraître, et se situait dans les coulisses.Sous une apparence traditionnelle, assurée par la présence des cardinaux Ottaviani, Bacci, Ruffini, Browne et d’autres, c’était le cardinal Béa qui agissait, porte-parole des Bnaï-Brith juifs et autres maçons, convaincus que le moment était venu d’achever l’œuvre de destruction de l’Église catholique, en la faisant imploser de l’intérieur.Ainsi se structura un concile « sui generis », sans discussion : les orateurs se succédaient sans interruption, les uns après autres, en déversant dans l’assemblée ce dont ils nourrissaient leurs esprits. Il n’y avait pas de lien entre les différentes interventions. Qui voulait les contester devait s’inscrire sur la liste de ceux qui demandaient la parole, et attendre son tour qui pouvait ne venir que plusieurs jours après.

Si bien qu’au concile Vatican II, c’étaient les commissions qui faisaient tout. Et avec une telle arrogance que, dès le début, le bureau de la présidence rejeta les schémas proposés par la commission préparatoire autorisée par le Saint Siège, c’est-à-dire par le pape à qui revient, d’ailleurs, en tant que chef suprême de l’Église et vicaire de Jésus-Christ, le droit de proposer la matière qui doit être traitée dans les conciles, et la manière de le faire.C’est ainsi que le concile Vatican II se constitue en une anti-Église.

Un dogme fondamental de l’Église catholique est qu’elle est absolument nécessaire au salut. Les hommes n’ont pas la liberté de choisir leur religion, leur Église, selon leur goût ou leur conviction. Sous peine de condamnation éternelle, ils doivent rentrer dans l’Église catholique romaine. Or le concile Vatican II, sur ce point, fixe comme doctrine incontestable précisément le contraire : tout homme a la liberté viscérale d’adhérer à la religion de son choix.

Cette antithèse étant posée comme fondement, des édifices antithétiques vont nécessairement s’édifier par-dessus. Pour cette raison, nous disons que le concile Vatican II s’est présenté comme l’anti-Église. Conséquence : qui adhère à Vatican II, sans restriction, par ce seul fait se détache de la véritable Église du Christ. Personne ne peut dans le même temps être catholique et souscrire à tout ce qu’a établi le concile Vatican II. Nous dirions que la meilleure manière d’abandonner l’Église du Christ, catholique, apostolique et romaine, est d’accepter sans réserves ce qu’a enseigné et proposé le concile Vatican II. Il est l’anti-Église.

[Traduit de Heri et Hodie, journal des prêtres de Campos, nº 33.Voir la revue Permanência nº 218-219 de 1987.]




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