Nos saints français glorifièrent et confessèrent le Christ Roi dès les origines.
L’Office de Saint-Martin glorifie « le Bienheureux Pontife qui aima de tout son cœur le Christ-Roi ».
« Notre-Seigneur est Roi », proteste saint Bernard.
Sainte Jeanne d’Arc, par un contrat symbolique, intronise Jésus sur le royaume de France et constitue Charles VII en vassal de ce suzerain lors de la triple donation.
Puisque le Christ « est notre roi », s’écrie saint François de Sales, « il nous faut soumettre tout ce que nous avons pour son service ».
Et Bossuet : « Jésus-Christ, déclare-t-il, est roi par naissance ; il est roi par droit de conquête ; il est roi par élection. »
Or, tandis que cette grande voix retentit du haut de la chaire, Notre-Seigneur lui-même, dans le secret d’un cloître, atteste, à la fois, sa majesté royale et son vouloir de régner par l’amour. Oui, « Je régnerai », promet-il à sainte Marguerite-Marie, en lui manifestant les trésors et les désirs de son Cœur.
Plus près de nous, les témoignages surabondent. C’est le Cardinal Pie qui, devant Napoléon III, prêchant « le droit de Dieu de commander aux Etats comme aux individus », —et, surtout «en inspirant les lois» et «en dirigeant les Conseils»,— ajoute ces paroles prophétiques : « Partout où Jésus-Christ n’exerce pas ce règne, il y a désordre et décadence ».
C’est le Bienheureux Michel Garicoïts, qui dénonce, en ces termes frappants, la source des maux dont le monde est menacé : S’il n’y a plus sur la terre, affirme le saint fondateur des Pères de Bétharram, ni caractères, ni foyers, ni patries, il faut s’en prendre à la Révolution, qui a substitué le règne de l’homme à celui de Jésus-Christ. »